‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 53 sur 156 · Voir le chapitre premier de ce volume · texte numérisé non relu

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prononçaient, sans retard, des sentences justes et sévères, comme il convenait à la situation. Nous étions dans un milieusainet élevé, et tous rivalisaient pour faire le bien, dans le but de servir les intérêts et la gloire de la mère patrie.

Le décret, concernant la sécurité publique, publié le 8 décembre 1892, ne doit pas avoir peu contribué à maintenir l’ordre. Ce décret avait été intégralement accepté par le ministère, comme je le proposais, bien que, par aventure, il pût sembler au publie d'alors trop sévère et arbitraire. Mais il était si conforme à nos intérêts dans la colonie, que je n’eus presque jamais besoin d’user des pouvoirs exceptionnels accordés au gouverneur; la peur du châtiment suffisait à prévenir les délits.

Pendant l’année 1892, je cherchai à étendre l'administration de la justice au territoire situé en dehors de la combe de Massaoua, territoire qui, dans la brève période de temps précédente, s'était étendu jusqu’au Barca et au Mareb. Pendant que je commandais la zone de Chéren (de juillet 1890 à juillet 1891), j'avais étudié un Système qui, tout en conservant dans nos mains l'exercice de la justice, c’est-à-dire la manifestation de l'autorité suprême, et tout en assurant des verdicts et des sentences civilisés, décidât, autant que possible, dans la forme comme dans le fond, selon les traditions des indigènes, traditions qui sont basées, en général, sur le sentiment humain de l'équité et sur les véritables besoins des populations.

Indépendamment des jugements des chefs de village et des officiers résidents, il en résulta Les jugements des tribunaux d'arbitrage qui avaient été déjà expérimentés parle colonel Piano à l’Asmara, et par moi à Chéren, en 1890. Les indigènes accouraient avec empressement devant ces tribunaux, à cause de l'autorité et de la promptitude des sentences; ces sentences ne pouvaient évidemment pas prétendre à l'infaillibilité, dans cette évolution des idées étavec des codes législatifs aussi défectueux; mais du moins elles étaient plus conformes au bon sens et à la justice distributive que bien des sentences prononcées par des tribunaux, dans les pays civilisés. Elles étaient, en effet, ordinairement inspirées et dic-

|tées en dehors et au-dessus de toute illusion trompeuse et de

toute subtilité casuistique.

. Pendant mon séjour dans la colonie, des milliers de jugements, en matière civile comme en matière pénale, furent prononcés par

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les résidents, par les commandants de détachement, par les tribu= naux d'arbitrage et par les tribunaux de guerre : eh bien, malgré l'attention que j'y prêtais (je lisais moi-même la majeure partie des registres), malgré le droit de recours dont tout le monde pouvait user, je reçus relativement bien peu de réclamations : et plusieurs de celles-ci étaient non fondées.

Profitant de l’expérience faite de 1890 à 1892, et d’autres études ou projets, après avoir examiné l'administration de la justice dans les colonies anglaises comparables à l Érythrée, je rédigeai, en 1893, un projet d'Organisation judiciaire de la colonie. Maïs comme la compétence légale me manquait, comme je devais lutter contre les opinions les plus disparates, comme j'étais gêné par les nécessités du budget qui m'imposait de réduire au minimum le nombre des employés, — comme il fallait désormais séparer l’administration de la justice entre le district de Massaoua et les zones coloniales, entre les Européens et les indigènes, je comprenais déjà que je ne pouvais faire qu’une œuvre inharmonique et défec= tueuse; d'autant plus que le ministère, le conseil d'état et l'opinion publique, en Italie, désiraient que l’on appliquât, à la colonie, les garanties civiles. Or, si ces garanties sont l'honneur de notre progrès législatif, elles sont souvent incompatibles avec l’appli- |

cation directe, efficace et sûre de la justice, à des peuples à moitié

sauvages, habitués au sang et aux sentences promptes et immé- | diatement exécutoires, dans les conditions, avec les moyens et.

avec les exigences d'alors". De toute façon, je cherchai à faire l’œuvre la moins imcomplète, et la moins compliquée possible; et J'eus, à ce sujet, un échange | de projets, de lettres et d'idées, avec les plus hautes autorités | judiciaires de la mère patrie. Mon projet fut accepté, presque en | entier, par le conseil d’État et par les ministères des affaires, étrangères, de la guerre et de la justice. | Un article dudit décret, sur l’organisation judiciaire de la coldé | nie, chargeait le gouverneur de proposer, à la fin de l’année, les modifications qui seraient suggérées par l’expérience. J'en avais

déjà étudié un certain nombre quand, à la fin de 1895, éclata 4

h guerre avec l’ Éthiopie. |

1. Voir le rapport qui accompagnait mon projet soumis au ministère. Il 4 est dans les archives du gouvernement, à Massaoua, et dans celles du minis-|. tère des affaires étrangères. Je n’en ai pas la copie. |

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Dans l'organisation de la sûreté publique, comme dans l’organisation de la justice, la traite des esclaves et la réduction en esclavage méritaient une attention toute spéciale. Ce dernier délit était déjà prévu dans l’article 145 du nouveau code pénal, depuis peu de temps en vigueur dans la mère patrie, code très doux, qui supprime la peine de mort.

Depuis un temps immémorial, des caravanes d’esclaves, venant de notre Hinterland et spécialement des pays gallas, des Denkas et du Sennaar, étaient conduites dans les rades de la côte à demi déserte de l’Érythrée, pour être transportées à la côte arabe voisine. On employait principalement, pour ces transports, des samboucks, dont le passage à travers la mer Rouge était facilité par le vent souvent propice et par les refuges qu'offrent les îles. Il y a quelques années, on calculait que, à Beïlul {au nord d’Assab), il n’arrivait pas moins de mille esclaves par an. Du marché des esclaves qui se tenait à Cassala, on traînait souvent, par petites fractions, des groupes d'esclaves dans les rades situées au nord de Massaoua. Et, dans l’intérieur de la colonie, on commettait le délit de réduction en esclavage soit par violence, soit par ruse.

Le traité de Bruxelles, qui traça, autour des côtes de l'Afrique

et de l’Asie, la zone de l'esclavage, sur les côtes et par mer, pour y appliquer des lois internationales spéciales de visite aux bâtiments et de répression du commerce des esclaves, comprit | dans cette zone tout le vaste littoral italien qui s’étend, le long de | lamer Rouge, sur plus d’un millier de kilomètres. Notre-colonie l devait donc répondre aux exigences de la civilisation et satisfaire aux engagements pris par l'Italie dans le congrès international: | elle y trouvait en outre l'avantage d’assurer sa propre sécurité, | tout en travaillant pour les intérêts de la mère patrie. Je pris donc, avec sollicitude, les dispositions nécessaires | pour faire appliquer les articles arrêtés par les puissances conlactantes ; et je fis paraître des règlements concernant les bâti- 1ments indigènes, les armes à feu, l'importation des boissons FL Spiritueuses, etc.!.

1. Les mesures concernant les armes à feu furent les suivantes :

Défense d'introduction de toutes les facons et sous toutes les formes ;

| Enregistrement et marquage de toutes les armes à feu possédées par les indigènes et les Européens;

Mais il était inutile de prendre des dispositions, fussent-elles

même très sévères, au sujet des armes à feu, parce que ces dis positions n'avaient de valeur que dans la limite de nos posses-«

sions directes. Les fusils et les munitions entraient en Abyssinie

par les ports français et même par les ports anglais, d'autant plus que, chose singulière, l’empereur Ménélick, représenté par nous au congrès tenu à Bruxelles pour assurer la répression dem la traite, du commerce des esclaves et de la réduction en escla= 1

vage, était, par ce fait, considéré comme adhérant à la ligue inter=

nationale civilisée. Par suite, il n’était pas atteint par la défense

d'importation des armes, et il était d'autant moins atteint par cette défense, que nous-mêmes nous lui remettions des fusils et

des cartouches.

Toutefois, après l'extension à toute la colonie du décret royal. du 13 mai 1886; après la saisie des esclaves faite à Beïlul en mars 1893; après les condamnations sévères prononcées par les tribunaux de l'Érythrée ; après le rappel aux conventions et à sons devoir du sultan d’'Aussa.... les délits du commerce d'esclaves et

de réduction en esclavage allèrent, on peut le dire, en disparais=

sant de la colonie italienne. Et la traite reçut, dans le Soudan, un

rude coup par notre occupation de Cassala, qui était un marché mahdiste de chair humaine, très fréquenté pendant cette période de dix ans qui va de 1885 à 1895.

Les dépenses générales pour l'Érythrée étaient réduites au

minimum, et l'intention du ministère était que les dépenses | civiles fussent couvertes par les recettes de la colonie (douanes

impôts, etc.). Il serait trop long et trop minutieux de s occuper | ici des détails du budget. De toute façon, avec moins de deux

millions (budget 1892-93) il fallait pourvoir aux services civils, |

à l'administration de la justice, à la sécurité publique; au pers sonnel civil, aux pensions et aux gratifications des indigènes civils et militaires, aux travaux publics, routes, eaux, bâtiments civils, | ports, phares; aux écoles, aux hôpitaux, aux prisons, au service

Défense absolue de donner ou, qui pis est, de vendre des armes et des munitions.

Ces mesures, prises par le gouverneur, ont été sanctionnées par le décret ,

royal du 8 éodbré 1892.

On peut consulter, en outre, le décret du 22 janvier 1893 et le Réglement pour la navigation des bäliments indigènes. j

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télégraphique international, à la subvention pour le protectorat italien sur la côte du Bénadir, au nord de l’équateur, sur la côte de l’océan Indien (celle-ci, à elle seule, s'élevait à 300,000 fr.), etc.

Les contributions avaient été imposées, pour la première fois aux tribus indigènes, sous une forme très douce, en 1892-93. A cette époque, comme l’année suivante, la perception des impôts fut relativement facile, grâce aux cultures plus développées et grâce aux habitudes traditionnelles du pays. Dans la suite, on chercha à les augmenter graduellement, mais en prenant les précautions voulues, tant au point de vue économique qu’au point de vue politique; puis vint la guerre, d’abord contre les Derviches (décembre 1893), puis contre les Abyssiniens, et avec la guerre l’appauvrissement du pays et l'impossibilité d’en obtenir

une plus forte contribution dans les dépenses.

Ainsi que le ministère le reconnaissait, on avait inauguré dans la colonie une administration très économe, surtout à la suite de plusieurs réformes administratives, grâce à la réduction du nombre des employés civils, grâce aussi au travail assidu et mfatigable de plusieurs fonctionnaires, surtout du chevalier Del Corso, d’abord chef du bureau des finances, puis chef du bureau central administratif; grâce enfin à la parcimonie qui régnait partout, et principalement dans le bureau des travaux publics.

Il sembla, à Rome, à la Chambre des députés, que ce n’était point conforme aux bonnes règles administratives d’avoir un double budget colonial, l’un pour les dépenses militaires, l’autre pour les dépenses civiles, dépendant, le premier du ministère de la guerre, et le second du ministère des affaires étrangères, mais placés tous les deux sous la direction du gouverneur. La sépaation absolue pouvait produire un dualisme dans l’exécution du programme. De son côté, l'administration civile et l’administration militaire estimèrent que la réunion des deux budgets en un seul était plus conforme aux bons principes administratifs, qu’elle permettait un contrôle plus facile et qu’elle établissait plus nettement les responsabilités. Et les ministres d'alors (M. Brin pour les affaires étrangères, M. le général Pelloux pour la guerre) -acceptèrent volontiers la proposition parlementaire et me char- -Sèrent de présenter un projet complet d'organisation des services militaires et civils de la colonie de l'Érythrée, basé sur un budget unique dépendant du ministère des affaires étrangères.

Le règlement organique administratif fut rédigé (1893), sous, ma direction, principalement par le chevalier Del Corso et par le chevalier Ugenti, chef de la comptabilité militaire. Il fut revu ensuite par le commandant des troupes, le général Arimondi; lequel ne me proposa que de légères modifications (toutes acceps iées par moi). Il fut examiné par divers bureaux et directions; dans les ministères de la guerre et des affaires étrangères, puis promulgué par les ministres, MM. le baron Blanc et le général Mocenni, à la date du 18 février 1894, avec des variantes peu im= portantes et convenues avec moi. Jamais règlement ne fut étudiés et contrôlé avec plus de soin, jamais règlement ne fut accepté pan le ministère avec plus de faveur ni plus de confiance ; mais, comme c’est de règle pour les choses humaines, ce règlement souleva de vives discussions, parce qu’il lésait un peu certains intérêts el parce qu’il contenait certaines imperfections que je reconnus mois même dans lasuite. Heureusement les critiques se limitaient à des questions de petites indemnités pour le personnel. Du reste, quelques erreurs, facilement réparables, peuvent bien échapper à tant de personnes. Mais on peut dire que l'édifice administratils dans sa structure générale, répondait aux besoins de la colonie, tels qu’ils étaient avant les malheurs de 1896; d’ailleursilna pas été modifié jusqu'à présent. | |

On a beaucoup écrit sur la colonisation de l'Érythrée. Ceux qui ont étudié la question sur place et plus à fond, avant les, vicissitudes de la guerre, sont généralement, à des degrés diffé rents, d'opinion favorable. Selon moi, c'est une question très complexe, qui doit être envisagée non seulement au point de vue des productions, du climat, du sol, de la sécurité, de la faci= lité de vivre, etc., mais encore — et peut-être surtout —au pointde, vue de l’esprit d'initiative, de l'audace, de la persévérance et de l'habileté du peuple colonisateur. |

Il y aurait à écrire un volume sur tout cela : etmêème, en admettant l’abandon de l’Érythrée, cela en vaudrait la peine, de chercher à ne pas perdre tout le fruit d’une expérience trop chèrement payée: |

De mon côté, comme gouverneur, obligé de lutter sans cesse contre le manque d'argent, je devais, selon moi, de toute façon et. avec tous les sacrifices possibles, faciliter la colonisation, en me proposant les objectifs suivants :

1° Étudier les terrains les plus aptes et par suite les plus salubres, les plus fertiles et les plus rémunérateurs, les mieux reliés au port de Massaoua, les plus à l’abri des razzias éventuelles ;

2° Incorporer les terrains au domaine, ou en préparer l’incorporation, d’après les règles indiquées par le décret royal du 19 janvier 1893, en appliquant le principe que la terre appartient à l'État; mais en prenant aussi les précautions nécessaires pour ne pas créer aux [taliens provenant de la mère patrie une atmosphère hostile chez les indigènes, et pour ne pas appauvrir le pays, en empêchant les indigènes de se livrer à l’agriculture;

3° Accorder aux familles des paysans italiens, seules ou associées, les zones de terrain sus-indiquées, soit selon leur choix, soit d’après un tirage au sort, en prenant les mesures nécessaires pour que les concessions ne dégénèrent pas en spéculations illicites et pour que le travail des paysans ne soit pas exploité indûment.

4° Faciliter aux immigrants italiens la façon de se procurer, . sans usure, des avances en argent garanties sur les concessions;

5° Préserver les colons de toute agression extérieure ou intérieure et assurer, par tous les moyens possibles, la sécurité des personnes et des biens;

6° Réunir les villages des colons italiens par des artères prinpales de communication, au moyen de routes du type adopté par la colonie (Voir le chap. suivant);

7° Régulariser le service des eaux de façon qu’elles puissen] servir à l’agriculture, partout où c’est possible; pourvoir les villages de citernes et de puits, en raison de l'étude et du choix des terrains, faits conformément aux règles exposées dans les paragraphes n° 1 et 2;

8° Aider les paysans, en leur donnant des conseils, soit sur la facon de vivre, soit sur le mode de culture des denrées coloniales, soit sur les petits commerces indispensables pour qu’ils puissent rendre l’argent emprunté et s'assurer une meilleure existence;

9° Exercer une surveillance continuelle, bienveillante et paternelle sur les familles des paysans italiens, en prélevant, sur le budget, une somme modique, pour subvenir à d'éventuels besoins urgents ;

10° Assurer, selon les besoins, le service religieux, le service

médical et l'instruction aux villages, une fois constitués avec un certain nombre de familles !. |

La colonie agricole de Godofelassi, fondée par l'honorable M. Franchetti (député au, parlement et chargé des questions relatives à la colonisation et à l’agriculture dans la colonie de l’Érythrée) avec des secours accordés sur le budget colonial, devait servir comme expérience, comme exemple et comme indication pour la colonisation générale de l'Érythrée.

Des concessions de terrains domaniaux devaient être accordées également —- surtout à la périphérie de la colonie — aux familles des ascaris (soldats indigènes) congédiés, appartenant à la milice et intéressés à la défense du territoire. De cette façon, je voulais encourager les enrôlements et rendre plus fortes les institutions militaires.

Ces simples idées m'’étaient inspirées par le bon sens, à la suite de l’étude de la situation pratique. Mais les études économiques et coloniales me faisaient défaut; et, pour les raisons que j'ai déjà exposées, je n’avais point de conseillers experts et compétents sur un sujet aussi nouveau, aussi complexe et aussi délicat. — Cependant mes idées furent entièrement approuvées à

-Rome, par le gouvernement, qui devait avoir un programme de colonisation et devait trouver, aux départements des affaires étrangères et de l’agriculture, des organes capables de conseiller. et de diriger le développement de ce programme. Il me semble même que mes idées furent alors trouvées bonnes aussi par l’opinion publique.

Mais vint la période des guerres, et, les événements se précipitant, ce programme ne put avoir qu’un commencement d'exécution, alors que tous les hommes sensés sont persuadés qu'il fallait une longue période de paix pour l’appliquer complètement dans un pays nouveau, encore très peu connu par les Italiens, pays inquiet, tout récemment sorti de la guerre, et qui devait toujours se tenir sur ses gardes contre les razzias abyssiniennes. Il faut avouer qu’en Italie beaucoup parlaient et écrivaient sur la colonisation; mais bien peu avaient des idées exécutables, eu égard

1. Ma lettre au ministère, 19 avril 1894. À ce sujet, on pourrait consulter la volumineuse correspondance échangée avec le ministère. Elle se trouve dans les archives de la Consulta et du gouvernement de l’Érythrée. Aucun document n’a été publié dans les livres verts. |

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