TRAVAUX PUBLICS ET TRAVAUX DE DÉFENSE
Routes. — Le triangle Massaoua-Asmara-Chéren. — Le travail des soldats. |
— Les forts. — Le réseau télégraphique. — Les eaux. — La voie ferrée.
Il me semble utile, aussi, de jeter un regard sur ce qui s'est fait, dans la colonie de l’Erythrée, comme travaux d'utilité publi-
que et de défense. Mais il faut immédiatement dire, avant tout que, malgré toutes les études et tous les efforts, on n'a pas pus exécuter tout ce qui était prévu dans mon programme, et cela
pour quatre cas de force majeure, c’est-à-dire à cause : 1° dess
embarras budgétaires; 2° du manque de temps; 3° du manque de |
bras; et 4° de l’arrivée des événements de guerre. En effet :
Dans le budget de l'Érythrée, qui était réduit autant que pos=. sible, on ne consacrait aux routes que les sommes épargnées Re De Re
sur la contribution de l'Etat. La somme effectivement disponible
oscillant autour de 200,000 francs par an, il fallait donc procéder
avec la plus grande circonspection.
On manquait de bras pour ces travaux, soit à cause de la
nonchalance naturelle et de la faiblesse physique des indigènes, | soit à cause de la rareté de la population. La colonie (sans comp”
ter le territoire d'Assab et la côte des Dancalis), sur un ter
ritoire aussi étendu que toute la haute Italie (environ 86,000 ki
lomètres carrés), ne comptait même pas 200,000 habitants“
Naturellement les plus valides et les plus robustes étaient sol dats. On employa aussi des ouvriers italiens; mais leur paye
journalière était quintuple, et leur nombre très limité.