‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 57 sur 156 · Voir la carte générale de la colonie annexée à ce volume · texte numérisé non relu

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Asmara) monte aux Portes du Diable, c’est-à-dire à l'altitude de 2,500 mètres; un second côté {Saati-Chéren), par Maldi, traverse la crête des montagnes à 2,100 mètres, pour redescendre ensuite dans la vallée de l’Anseba (1,400 mètres); le troisième côté, le côté de raccord (Asmara-Chéren), serpente sur le haut plateau, entre 2,800 et 2,500 mètres ; il tombe ensuite dans la vallée de l'Anseba, pour se réunir avec le second côté de Maldi et servit de communication entre nos deux centres de défense, c’est-à-dire Asmara vers la frontière abyssinienne et Chéren vers la fron* tière soudanaise. . if Il est bon de faire remarquer comme les deux côtés du triangle de routes qui divergent de Saati, arrivés au premier gradin du haut plateau érythréen (de 900 à 1,000 mètres), montent, par les versants de la montagne, à des zones singulièrement propres tant aux cultures coloniales qu’à la future colonisation italienne. Ces routes traversent le territoire dépendant autrefois du couvent, abyssinien (cophte) du Bizen’, et, par suite, propriété domaniale, selon les lois italiennes étendues, par analogie, à la colonie de: l'Érythrée. La route de raccord (Asmara-Chéren) parcourt unes région propre à la culture et dont le climat a une température, moyenne annuelle qui peut se comparer à celle de Messine et de Naples. Tout le monde connaît la température et les produits de zones d'Asmara et de Chéren. | Sur ce triangle Saati-Asmara-Chéren, on aurait Bibrex 00 d’autres chemins nécessaires à la défense ultérieure ou voulus. par de nouvelles cultures ou par le commerce à venir. Le trians gle constituait la base et l’ossature; il correspondait au triangle géographique auquel on avait songé, par deux fois, à réduire là colonie. Les routes ultérieures devaient se développer dans trois e directions : de l'Asmara vers le Seraé (Godofelassi) et le Mareb,« — de Chéren vers le Barca (Agordat), — et d’un point situé entré. Ghinda et Asmara, vers Gura et le Bélésa. 5 Certes, la construction d’un réseau de routes complet méritait une étude plus approfondie, surtout à cause des ressauts des montagnes à des altitudes atteignant parfois le niveau de nos glaciers, à cause de l’impétuosité des torrents, à cause de la nature |

1. Ce territoire comprenait le versant oriental des monts de l’Hamasens depuis le torrent Aidereso jusqu’au torrent Laba ; ce versant bénéficiait d'une double saison de pluies en été et en hiver.

des roches; mais le temps pressait, et il y avait peu d'argent. Pour diminuer les études, les travaux et la dépense, je décidai que, pour le moment, la largeur de la route pouvait être de trois mètres; mais {ainsi que le prescrivaient les directives) « les tracés en pente ainsi que les courbes doivent être tels que la route de trois mètres puisse devenir ure route carrossable ordinaire, en élargissant ensuite la Chaussée jusqu’à cinq mètres; les ouvrages d'art nécessaires le long du tracé doivent être étudiés, mais leur exécution est renvoyée à l’époque où se fera l’élargissement définitif de la route. En attendant, on doit rendre le passage possible pour les voitures, en allongeant le tracé là où ces Ouvrages doivent se construire. » (Ma lettre au ministère et D ctives du gouverneur pour je travaux du génie; juin 1892.) Le ministère approuva la pensée directrice et les lignes générales du projet; par suite, sitôt l’autorisation reçue, je fis commencer les travaux, dès la cessation des pluies, dans l’automne 1892. Les travaux se poursuivirent en 1893, 1894 et 1895, de sorte qu'une route carrossable fut ouverte de Massaoua jusqu’à l'Asmara (2,423 m. d'altitude); cette route continuait celle que le général Baldissera avait fait construire jusqu’à Ghinda (912 m. d’ altitude) ; on avait bien avancé les travaux de la route carrossable de Maldi (2,184 m. d'altitude) sur la direction Saati-Chéren: on avait achevé l'étude et le tracé de l’Asmara à Chéren (1,460 m. d’altitude) et construit le beau tronçon Az Teclesan (2,270 m. d’altitude) à Baloa (1,560 m. d'altitude); la garnison d’Adi Ugri avait amélivré, autant que possible, la route de l’Asmara, de facon qu’elle pt être utilisée, dans une certaine mesure, par la colonie agriz0le de Godofelassi; on avait amélioré la route de Chéren, vers le Barca, de façon qu’elle répondait aux besoins des caravanes pour Jassala; on avait étudié la route du Nefasit par Gura vers le 3élésa; on avait rendu facile la route de Maaraba sur Saganeiti, qui se raccordait avec l'Asmara; on avait amélioré la route d’ rs ai On avait construit la descente d'Amba Tarica sur Sénafé, etc. | 2 long des artères principales, il y avait un noyau de can- ‘onniers armés, placés sous la direction d’un gradé italien, Ces lommes servaient non seulement à conserver et à améliorer la l'oute, mais encore ils la gardaient et protégeaient les communiations télégraphiques.

: Ges travaux rappellent l’œuvre intelligente de plusieurs offi-

ciers, qui, pendant la période de paix, s'employèrent à assurer le développement de la colonie. C'est ainsi que la belle route de Nefasit, qui se déroule en dominant les flancs escarpeés de l’Arbaroba, rappelle les noms du capitaine Fornaca et du lieutenant Ferrero; la route Portes du Diable-Asmara est due au zèle intel» ligent du colonel de Maio; la route de Maldi rappelle encore

le lieutenant Ferrero; la route d'Az Teclesan rappelle le capis, Laine Persico; les routes vers l’'Oculé Cusai sont l’œuvre du lieutenant Sanguinetti, du capitaine Oddone et du major De Vito; la route d'Adi Ugri a été améliorée par le major Folchi et par le lieutenant Campagna; les améliorations de la viabilité, dans le territoire d'Asmara, sont dues au colonel Pianavia. J'en devrais citer d’autres encore, car plusieurs officiers étaient justement | convaincus que la construction des routes rend non seulement un service militaire à la colonie, mais encore qu’elle habitue les, hommes au travail et à la discipline; ces travaux, en effet, dimis,

nuent considérablement et font disparaître, en partie, ce préjugé :

des ascaris que le travail manuel n’est pas assez noble pour la. classe guerrière. |

Mais, malheureusement, les travaux de route, comme les autres travaux, durent subir un ralentissement forcé, dans la période, postérieure à 1893, à cause des nécessités de la guerre, qui toute- | fois ne les interrompirent complètement que pendant la dernière | période de l'invasion choanne. Les soldats, aussitôt après Agordat, durent être rassemblés dans le camp d'observation de Chéren (février 1894), puis, pendant l'été, ils furent appelés à opérer! contre Cassala (juillet); après Cassala, vint la saison des pluies, du mois d'août à octobre; après la saison des pluies (d'octobre à décembre), il y eut une courte période de calme; puis vinrent l'insurrection de l’Oculé Cusai, la trahison de ras Mangascia et,

l'invasion des Tigrins. Pendant les périodes de préparation Ou pendant les intervalles, nos soldats purent difficilement s’o€-| cuper aux travaux de route, soit parce qu'ils étaient employés au besoin plus urgent de la construction des forts ou à des | tructions spéciales, soit parce que la création de nouvelles unités | et l'augmentation des effectifs des unités existantes enlevaient' des ouvriers et les obligeaient à un travail plus important, d'autant plus que les ascaris de chaque nouvelle garnison devaient,

construire eux-mêmes leurs propres tuculs. |

fl } |:

Parmi ceux qui ne sont pas allés en Érythrée, bien peu peuvent se figurer les difficultés de construction que l’on rencontre à ces hauteurs, bien plus élevées que les passages les plus élevés de nos Alpes, et avec ces pentes, au milieu de ces montagnes. [l faut éviter les torrents qui, gonflés subitement pendant l'été, se précipitent, du haut des crêtes dénudées par des incendies! continuels, renversant tout et détruisant tout. Il faut traverser un terrain qui bien des fois s’éboule, est parfois rocheux et présente des différences de niveau très accentuées et des profils très aigus. Ihfaut passer dans ces combes du haut plateau, où l’eau tombée à flots, pendant une seule saison, séjourne et forme un marais. Il faut interrompre, de temps en temps, le travail, soit à cause des pluies torrentielles, soit à cause de la chaleur torride. Malgré cela, comme on peut le voir par les rapports officiels et les budgets, la dépense faite pour les routes fut relativement minime?.

Quoi que l’on en ait dit et écrit, les travaux de fortification euxmêmes eurent leur développement et répondirent au double but stratégique et tactique.

Jetons d’abord un coup d'œil vers le sud, sur la frontière avec l'Éthiopie.

Le fort Baldissera, à l'Asmara, servait de base à la défense de l'échiquier sud. Les travaux de ce fort ont continué pendant les années 1892, 1893 et 1894 et ont mérité les éloges de bien des gens, aussi bien pour l'enceinte que pour les constructions intéieures. En même temps, en octobre 1892, aussitôt que la saison des pluies permit de commencer les travaux, on entreprit la constuction du fort d'Adi Ugri, près de Godofelassi, sur la route la plus directe provenant d'Adoua. Adi Ugri, point avancé dans léchiquier abyssinien, est le gardien de la frontière du Mareb et le pivot de la défense contre d'éventuelles razzias abyssiniennes. Ainsi, ce fort qui couronne une hauteur aux flancs abrupts et

1: Les incendies se propagent très facilement dans les bois de l’Érythrée, Soltparce que le sol est recouvert, pendant l'été, de très hautes herbes sèches, Soit à cause de la nature résineuse des plantes, soit en raison de l'habitude qu'ont les indigènes de mettre le feu aux herbes pour préparer le terrain à l'agriculture, pour gagner d’autres espaces libres et pour faire fuir les bêtes sauvages,

2. Voir les rapports annuels présentés à la Chambre des députés dans les années 1893 et 1894.

caractéristiques, servit, successivement, à abriter une garnison régulière avec des magasins, à donner de la consistance aux bandes armées à notre service du Seraé, à en imposer au pays avoi= sinant, à protéger la colonie agricole italienne de Godofelassi et à soutenir nos opérations d’Adoua et de Goatit-Sénafé.

Au lendemain de la dispersion de l’armée tigrine à Sénafé, j'ordonnai la construction d’un fort sur la LR de Saganeiti, sur la crête des montagnes qui dominent la descente des routes provenant du sud et se dirigeant vers le littoral de Massaoua (fin janvier 1895). Le major T'osélié d’abord et le major De Vito ensuite surent l’organiser de façon qu'il répondit à ce que l’on exigeait de lui, c’est-à-dire tenir en vo l'Oculé Cusai, couvrir la route de l’'Asmara à Ghinda et à Massaoua, servir de gîte d'étape et de base vers l’Oculé Cusai et le Scimenzana, menacer le flanc de l'ennemi qui voudrait descendre vers Massaoua par la route de Maio.

L'Agamé étant occupéé, il était nécessaire d'y construire un fort, comme centre de notre défense contre les Tigrins et les Choans, et comme fort d'arrêt, sur la voie principale d’invasion dans la colonie. Ce fort devait garder la nouvelle province et

servir de magasin de vivres dans une localité bien choisie, au

point de vue stratégique et tactique. On trouva cette localité près

du chef-lieu même de l’Agamé, sur la route de Macallé et en

communication selon la latitude avec Adoua. Et, depuis mars 1895, on vit s'élever — grâce aux soins du major Toselli d’abord,

ensuite du major Prestinari — le fort d'Adigrat, qui, jusqu'au dernier moment, répondit entièrement au but proposé. Je rappelle seulement que l'enceinte, construite à peu près le long de la sinuosité d’une crête rocheuse, avait un développement de 750 mètres, avec un mur haut, en moyenne, de 3 mètres, épais de 4,50 et contenant quatre plates-formes pour l'artillerie. |

Je ne prescrivis pas la construction d’un fort à Adoua, au len= demain de l’occupation (avril 1895), pour trois motifs : 1° parce

que l’occupation d’Adoua ne devait être que provisoire, pour

ermpés Aer ras Mangascia de la reprendre immédiatement; 2° parce qu’en y construisant un fort, il eût été absurde de l'abandon! ensuite; 3° parce que, en cas de défense active, mon intention était de concentrer les forces à Adigrat, et non pas de les diviser,

entre Adigrat et Adoua.

MAT yen

Après le combat de Debra Aiïla contre Mangascia {octobre 1895), j'ordonnai la construction du fort d'Enda Jésus, près de Macallé; mais ce devait être un bloc de rocher, un nid d’aigle, pour une petite garnison, ainsi que le disent les instructions et comme on le verra ensuite. Le fort résista à toute l'invasion choanne.

Laissons le fort ou le retranchement d'Adi Caié, aux sources de l'Haddas, au point de réunion des routes de Massaoua et de PAsmara; ce fort a été commencé d’abord {juin 1895), et continué ensuite pour défendre les deux lignes de ravitaillement pour Adigrat : nous en parlerons plus tard.

Et maintenant jetons un regard à l’ouest sur les défenses contre le Soudan :

La base de la défense de l’échiquier occidental était le fort de Chéren, que j'avais cherché à améliorer, depuis que j'avais commandé cette zone (1890-1891). Plus tard (novembre 1890), avec le consentement du général Gandolfi, je fis construire, comme sentinelle avancée contre les Derviches, le petit fort d'Agordat!, sur la gauche du Barca, au débouché des montagnes de Chéren vers le Soudan, sur la route de Cassala; c’est autour de ce fort que devait se décider la belle victoire d'Agordat. Autant que le permettait le relief du sol, le retranchement fut renforcé, et, aussitôt après, le fort d’'Agordat servit de pivot à l'expédition contre Cassala, ensuite il servit de point d'appui, de magasin et de sentinelle à la ligne d'opération Chéren-Cassala. Les Derviches, dans leur incursion de janvier 1897, n’osèrent pas l’attaquer, bien qu'ils s’en fussent approchés avec des forces bien plus nombreuses que les nôtres.

Cassala étant occupée (17 juillet 1893), on y construisit, de suite, le fort que S. M. le roi fit appeler, en vertu d'un décret spécial, fort Baratieri. Ce fort, lui aussi, fit ses preuves, et, grâce à la valeur de la garnison, il vit par deux fois (avril 1896, janvier 1897) les Derviches battre en retraite. Le fort fut consuit suivant mes idées : le dessin fut fait par le capitaine Acerbi, étla construction dirigée surtout par le major Turitto; il acquit ensuite plus de valeur, grâce au zèle du major Hidalgo. Le mur enceinte forme un vaste rectangle de 200 mètres sur 100; il est haut de 2%,65. Il est en briques et est protégé par un fossé

| 1: J'en posai la première pierre le 20 novembre 1892, en présence de tous tes chefs des tribus nomades, y compris les Hadendoas.

profond, par des palissades et par un réseau de fil de fer sur le devant. Il contient à l’intérieur un puits abondant.

D'autres ouvrages de défense furent construits par des officiers italiens, à l’aide des soldats indigènes réguliers et irréguliers, pour garder la ligne de communication avec Cassala, par exeme ple à Ela Dal, à Sabderat et ailleurs. ;

La construction de ces forts coûta très peu au budget de là colonie, car des nécessités inéluctables obligeaient à diminuer la contribution de la mère patrie, et l’on était toujours en lutte d'argent, avec Rome, à cause de l’augmentation indispensable des forces vives combattantes. Les soldats européens et les soldats indigènes devaient tout faire; et maintenant, dans les jours de malheur, il n’est pas juste d’oublier l’intelligente activité des officiers, non plus que la discipline et l’'abnégation des troupes: dans la construction des voies de communication et des ouvra= ges de défense. 3

Grâce à l’œuvre du génie, on put couvrir toute la colonie d’un réseau télégraphique permanent et d’un réseau de télégra phie de campagne. Ce réseau fut gardé, sur des milliers de kilo= mètres, même dans les moments les plus scabreux; il fut rares ment interrompu, même dans les pays les moins fidèles et au milieu des populations révoltées. Les télégraphistes du génie firent, en toute occasion, parfaitement leur devoir; ils méritent certainement une parole d’éloge pour le courage et l'énergie dont ils ont fait preuve, pour les dangers qu'ils ont courus dans. leurs différentes stations, souvent isolées, souvent menacées par les Derviches ou les Abyssiniens. Que l’on pense à la longue! ligne télégraphique de Massaoua à Cassala par Chéren; à celle! de Massaoua à Adoua par Asmara et Adi Ugri; à la troisième! de Massaoua à Adigrat et Macallé par Maio; que l’on pense aux lignes télégraphiques transversales d’Asmara à Chéren par Az Teclezan, — d'Asmara à Adi Caié par Saganeiti, — d’Adi Quala à Adi Caïé par Adis Adi et aux nombreuses stations isolées, = lesquelles travaillaient deux télégraphistes avec quelques soldats, indigènes chargés de surveiller les fils. Et, en se rappelant les! événements des années 1894-95, on pourra se convaincre des! services rendus, avec tant de cœur, par notre génie un |

dans le cercle modeste et pourtant si utile de ses attributions:

J'avais l'intention d'établir, le long des voies de communication, des points d’eau permanents qui pourraient suffire, même pendant la saison sèche, au service des étapes. Rien n’est plus connu, en Italie, sur l'Afrique, que la rareté de l’eau, même dans les meilleures localités du haut plateau. Mais pour avoir de l’eau en tant d’endroits, il fallait des études, du temps, des bras et aussi de l’argent.

Mon prédécesseur, le général Gandolfi, avait espéré obtenir de l’eau, surtout pour Massaoua et la plaine basse, en forant des puits artésiens. Les essais qu'il avait commencés et que je continuai ne donnèrent pas de résultats pratiques. Pendant ce tempslà, on élargit et on approfondit les puits dans les diverses localités où il y en avait; de plus, on étudia le système consistant à construire des bassins au fond des vallées les plus appropriées pour recueillir de l’eau. Mais ces études, elles aussi, ne donnèrent pas les résultats pratiques que l'on espérait. Restait la méthode la plus naturelle et la plus simple : creuser des puits et les revêtir convenablement. Ce travail s’exécuta partout où il y avait des garnisons; on fit même, comme à Chéren et à Agordat, des œuvres trop grandioses, eu égard à la modicité des moyens et à la simplicité qui devait s'imposer forcément à nos travaux.

Je rappelle les travaux exécutés à Maio, à Saganeiti, à Adigrat, à l’'Asmara, à Ghinda, à Nefasit, à Adi Ugri, à Az Teclesan, à Adis Adi, à Adi Caiïé, à Ela Dal et à Cassala. Partout où se sont arrêtés des officiers italiens avec des soldats au service de l'Italie,

on a creusé des puits, on a amélioré les communications, on a essayé de cultiver les terres, on a préparé des travaux de défense.

Le plan, conçu par moi, d'établir le long des voies de communication des points d’eau permanents, des relais pour les caravanes, des centres pour la colonisation de l’avenir, ne put pas être suivi avec ordre et méthode, comme on l’aurait désiré, soit parce que les événements de guerre survinrent, soit parce quil aurait fallu toute une génération pour le développer, soit parce que les études scientifiques et techniques n’étaient pas et ne pou- Maient pas être encore arrivées à maturité. Toutefois, quoi qu'on en dise maintenant, à ce moment-là l’activité des officiers, pour | cette question comme pour les autres, était hautement louée par

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