‹ Mémoires d'Afrique, 1892-1896Chapitre 84 sur 156 · Livre vert, xx111 guater, page · texte numérisé non relu

Livre vert, xx111 guater, page

2 Télégramme au commandant des troupes, livre vert, xxII1 quater, anmexe n° 26, page 31. te

3. Le général Arimondi au gouverneur de l'Érythrée; Adigrat, 13 décembre 1895 : livre vert, xx111 guater, n° 3, page 39.

&, Voir la carte générale de l'Érythrée à la fin du volume,

dans la matinée. Il n’y a pas de doute que s’il avait reçu l'avis que

le général Arimondi était en position à Afagol, il ne se fût replié*

sur cette localité, parce qu’il savait que la position aux pieds d’'Amba Alagi était trop étendue pour ses maigres forces; parce qu'il voyait que les Abyssiniens (dont il connaïssait le nombre) l’auraient tournée ; parce qu’en descendant d'Amba Alagi, avant l’'enveloppement, il aurait eu — grâce à son habileté et à l’adresse de ses troupes — le temps et le terrain pour manœuvrer, en battant en retraite, sans perdre le contact de l’enneémi.

Mais tout fait croire que l’ennemi ne se serait pas avancé, soit”

à cause des courtes étapes qu’il a l'habitude de faire, soit à cause des négociations en cours avec ras Maconnen, qui avait le commandement supérieur des forces éthiopiennes au nord du lac Ascianghi, soit parce qu’en dépassant Amba Alagi, il franchissait incontestablement la frontière tigrine, dont Amba Alagi, aux yeux de Maconnen, était la limite méridionale.

Le matin du 7, vers 6 h. 30, une forte colonne sous les ordres de ras Olié avança contre la gauche italienne; immédiatement après, deux autres colonnes commandées par ras Micael et ras Maconnen, des deux côtés de la route anglaise, avancèrent contre le centre. De notre côté, la bande de ras Sebath, repoussée, se retira sur la compagnie Issel; celle-ci et la compagnie Canovetti,

bien qu'attaquées de front et de flanc, tinrent ferme; mais vers.

9 heures, comme l’ennemi devenait pressant, le major Toselli les fit renforcer par une compagnie de réserve. Alors, grâce au feu de l’artillerie, on put avoir un moment de répit.

Vers 10 heures, l’aile droiïte fut attaquée par ras Alula et par ras Mangascia. Alors Toselli fit reculer un peu les ailes, pourse maintenir jusqu’à l’arrivée, au centre, du secours qu'il attendait du général Arimondi.

La défense continua donc près de l’amba, contre un ennemi

douze fois supérieur en nombre, qui, de toutes les hauteurs, s'as vançait en demi-cercle. À midi, la route anglaise était occupée, et il ne restait plus de libre que le sentier montagneux de Togora.A

midi 40, Toselli ordonna la retraite, pendant que l'ennemi grim”=

pait sur l’'amba.

Dans ces conditions, la retraite se transforma en désastre. Toselli tomba en héros, quand aucune puissance au monde n'au* rait pu remédier à la situation.

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Piand

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