Livre vert, xxu1 bés, n°s 177 et
d'Italie continuèrent. Maïs on ne pouvait pas espérer, étant données les difficultés toujours croissantes, que les renforts fussent à leur poste avant la fin de janvier. Un bataillon arriva à Adigrat le 1°* février.
La majeure partie des bataillons arriva sur le haut plateau, comme cela était prévu et comme je l’ai dit. Toutefois, le manque des convois et la faiblesse de la chaussure, par ces sentiers rocheux, se faisaient toujours sentir davantage, comme se faisaient sentir d’ailleurs le manque de préparation, la hâte qui avait présidé aux expéditions, le manque, en Italie, de connaissances praüques sur le théâtre de la guerre et la préoccupation majeure qui était celle du nombre.
Aux soldats, qui étaient déjà armés et instruits dans le maniement des excellents nouveaux fusils de petit calibre, on les enleva ton les remplaça par de vieux fusils qu'ils n'avaient jamais vus. Gest ainsi qu'au camp d’Adigrat, à la veille de la bataille, on dut ivesser les jeunes soldats au maniement et au tir avec le vieux usil, — qu'ils devaient trouver lent, peu précis et inefficace, —
iprès avoir essayé le nouveau qui est excellent sous tous les lap-
oorts.
On s’excusa d’avoir retiré le nouveau fusil à petit calibre, en lisant qu’il fallait éviter l'emploi de deux espèces de munitions. Mais l'emploi de deux espèces de munitions ne pouvait pas avoir inconvénient équivalent à la dépression morale et à l'inférioité matérielle; et d'ailleurs, dans les troupes coloniales, on avait léjà un double et même un triple système de munitions!, On a litque les munitions manquaient pour le fusil à petit calibre; bpourtant, on avait, selon les déclarations du ministre, 133 mil-
:ons de cartouches pour 350,000 fusils, soit 380 cartouches par asil.
Dès le 9 janvier je prescrivis que les bataillons blancs, à Adilat, seraient formés en quatre régiments et deux brigades :
| T° Les troupes de renfort que l'Allemagne envoya dans sa colonie afrine furent toutes armées avec le fusil de petit calibre. A propos des ren- -rts italiens, un écrivain allemand, dans Jahrbücher [ür die deutsche Armee td Marine (novembre et décembre 1896
), critique sévèrement la mesure ‘se de changer
les fusils, et il fait observer que les Allémands avaient dû !irer en campagne en 1870 avec différentes espèces de munitions et pour SMmasses incomparablement supérieures à 1
a petite armée coloniale de \ »
brythrée.