LE CADRE A MAXIMA ET LE COMPAS D’ÉPAISSEUR MICROMÉTRIQÜE
{Bulletins de la Société d'anthropologie, i. IV (2* série), lS6f>, p. 101-104.)
Le premier de ces instruments, que je désigne sous le nom de cadre à maxima^ me sert déjà depuis plusieurs années ; et il a figuré à l’Exposition universelle de 1867 dans la vitrine du fabricant, M. Mathieu; mais j’ai négligé jusqu’ici de le présenter à la Société. Je l’ai fait construire pour rendre plus facile et plus rapide la mensuration du diamètre antéro-post"rieur maximum et du diamètre transversal maximum sur la tête de l’homme vivant aussi bien que sur le crâne sec. La détermination de ce
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dernier maximum à l’aide du compas d’épaisseur exige quelquefois des tâtonnements assez longs, parce que le point où le crâne
NOUVEAUX INSTRUMENTS CRANIOGRAPIIIQUES. 153
présente sa plus grande largeur occupe une situation très-variable. Le cadre à maxima donne cette mesure du premier coup et sans erreur possible. Il suffit d’appliquer -l’un des côtés du crâne sur la base B du cadre, et de faire mouvoir, jusqu’au contact de la paroi opposée, la traverse mobile A, qui glisse dans deux rainures latérales du cadre de manière à rester toujours parallèle à la base B. Les deux bords latéraux du cadre sont gradués, et on y lit immédiatement la longueur du diamètre mesuré.
Le second instrument est destiné à déterminer rigoureusement en millimètres et en fractions de millimètres les petites mesures de la face que le compas d’épaisseur ordinaire ne donne
pas avec une précision suffisante. La mensuration à 1 millimètre près, fournie par les instruments ordinaires, est suffisante
i'ôi MÉMOIRES d’anthropologie.
pour les grandes mesures, comme les diamètres du cn\ne; alors en effet une erreur de 1 millimètre est do peu d’importance, puisqu’elle ne dépasse pas la centième partie de la mesure totale. Mais à la face, où certaines distances, certaines épaisseurs n’ont que 1 à 2 centimètres, l’erreur de 1 millimètre devient très-considérable ; et elle le devient bien plus encore dans les études d’anatomie comparée où l’on se propose d’établir un parallèle entre la face de l’homme et celle des singes grands ou petits.
Pour obtenir un compas d’épaisseur donnant des fractions de millimètres, j’ai fuit adapter, sur l’extrémité arlicidée du compas d’épaisseur ordinaire, deux petites branches mobiles qui constituent un second compas d’épaisseur opposé à l’autre par le sommet. La longueur de ces petites branches est égale au quart de la distance comprise entre le sommet et la traverse graduée qui sert d’échelle au premier compas. Par conséquent, lorsque l’écartement des branches du petit compas est de 1 millimètre, l’écartement au niveau de la traverse graduée est de 4 millimètres; et de la sorte, lorsqu’on a lu sur cette traverse l’écartement à i millimètre près, il suffit de diviser ce chiffre par quatre pour obtenir à un quart de millimètre près le chiffre qui mesure l’écartement du petit compas. Les deux branches de ce petit compas étant mobiles, on peut les adapter aisément sur le compas d’épaisseur ordinaire. Pour éviter l’ennui des divisions par quatre, on peut faire graver sur la traverse graduée, au verso de la graduation du grand compas, une graduation spéciale qui permet de lire directement les quarts de millimètres.
Faute de meilleur nom, j’ai appelé cet instrument compas 7nia'o métrique J quoique les instruments auxquels on donne généralement le nom de micromètres soient destinés à mesurer des fractions beaucoup plus petites.