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lectuelle. C’est ce qui paraît résulter des comparaisons établies par M. Parchappe entre les différences de la taille et celles du cerveau suivant les sexes. Par des calculs qu’il est inutile de reproduire ici, l’auteur est arrivé à reconnaître que, la taille de la femme étant à celle de l’homme comme 927 : 1,000, le poids de son cerveau est à celui du cerveau de l’homme comme 909 : 1000. La différence qui existe entre les deux sexes pour le poids du cerveau est donc plus considérable qu’elle ne devrait l’être si elle ne dépendait que de l’influence de la taille (1).
Nous venons de voir que l’inégalité intellectuelle des deux sexes paraît en rapport avec l’inégal développement des masses cérébrales. La chose toutefois n’est pas évidente, parce que, d’une part, le degré d’infériorité intellectuelle de la femme est loin d’être déterminé, et que, d’une autre part, l’organisation ]>hysique des deux sexes est assez différente pour qu’on puisse récuser la valeur d’une comparaison établie entre leurs cerveaux. Mais cette objection n’est pas applicable aux recherches faites sur le volume du cerveau considéré aux divers âges chez des personnes du même sexe. Nul n’ignore, en effet, que l’intelligence se développe jusque dans l’âge mûr, qu’elle baisse presque toujours dans la vieillesse; et s’il était démontré que le poids de l’encéphale augmente ou diminue de la même manière, il serait difficile de ne pas admettre l’existence d’une relation bien déterminée entre la masse du cerveau et la puissance de l’intelligence.
Tenon avait déjà annoncé que le volume de la tête diminue chez les vieillards. Meckel a adopté celte opinion ; et M. Parchappe, à la suite d’un grand nombre de mensurations pratiquées suivant sa méthode, a trouvé qu’effectivement le volume de la tête croît jusqu’après 50 ans pour diminuer d’une manière sensible au delà de 60 ans. Son procédé de mensuration lui a permis de reconnaître, en outre, que ces changements de volume portent surtout sur la partie de la tête qui correspond aux lobes antérieurs du cerveau (2). La décroissance de la tête chez le vieillard, à un âge où, pourtant, les sinus frontaux atteignent leur plus grande capacité, accuse manifestement la décroissance du cerveau. Mais l’augmentation continue du volume de la tête, depuis
(1) l’archappR, loc. cit., p. 70.
(2) l’archappc, loc. cit., p. 2i-23.
20 ans jusqu’à 50 ans et au delà, n’est pas la preuve de l’aiigmentation continue du cerveau, puisque les sinus frontaux croissent progressivement pendant cette période, et que dès lors l’accroissement constaté par la mensuration pourrait être tout à fait indépendant de la cavité crânienne. Voyons maintenant ce que nous révélera directement le procédé de la balance.
Sœmmering avait admis, je ne sais comment, que l’encéphale avait déjà atteint, à l’âge de 3 ans, le maximum de poids et de volume. Wenzel a placé le maximum entre G etj ans, Tiedemann entre 7 et 8 ans, Huscbke à 30 ans, M. Parchappe entre 30 et 40 ans, Gall et Spurzlieim vers l’âge de 40 ans, M. Wagner entre 30 et 50 ans. Sims enfin a signalé un fait des plus curieux, que tousses successeurs ont révoqué en doute, et qui, au premier abord, paraît inexplicable. Suivant lui, le poids du cerveau s’accroît jusqu’à 20 ans, diminue légèrement de 20 à 30 ans, s’accroît de nouveau à partir de cette époque, pour atteindre son maximum entre 40 et 30 ans et pour diminuer après 50 ans.
Presque tous ces auteurs s’accordent à reconnaître que le poids du cerveau diminue notablement dans la vieillesse ; mais on vient de voir qu’ils sont loin de s’entendre sur l’époque où cet organe atteint son maximum de poids et de volume. Les assertions de Sœmmering, de Wenzel et de Tiedemann, qui accordent aux enfants âgés de moins de 8 ans un cerveau égal en poids et en volume à celui des adultes, n’ont pas besoin d’être réfutées. Elles pourraient l’être aisément par les observations que Tiedemann lui-même a publiées, et qui figurent dans le grand relevé de M. Wagner. Tous les autres auteurs ont placé de 30 à 50 ans l’époque où le cerveau cesse de croître. Le relevé que j’ai fait avec mes deux internes, d’après les 347 cas normaux du grand tableau de M. Wagner, m’a donné le résultat suivant.
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