I. ÜNGL'lSTFgl'R F.T I/a\T»ROPOLOGIE
nous occuper de la durée du temps. Mais sur plusieurs points de la Polynésie, M. Haies a pu recueillir des fragments de chant ou de récitation, où sont énumérés, de génération en génération, les noms des chefs qui se sont succédé depuis l’arrivée des premiers habitants. Ainsi, la liste de Noukahiva comprend 88 générations : celle d’Hawaii, 67; celle de Mangavera (îles Gambier), 27 seulement, etc. Ce sont bien des fjénérations et non des chefs, qui sont indiquées sur ces listes, attendu que, lorsque plusieurs frères ont régné run après l’autre, ils sont énumérés dans le môme vers et ne forment qu’une unité sur la liste générale. A 30 ans par génération, la population de Noukahiva daterait de 2,640 ans; celle d’Hawaii daterait de 2,100 ans avant Tameamea, le chef de la dynastie actuelle, ce qui ferait jusqu à nos jours tout près de 2,100 ans. M. Haies pense, il est vrai, que les premières générations sont purement mythologiques, et il réduit ainsi d’une façon quelque peu arbitraire à 1,400 ans la durée de l’occupation d’Hawaii jusqu’à Tameamea, soit jusqu à nos jours tout près de quinze siècles. Je ne suis pas aussi convaincu que lui de la légitimité de cette suppression. Les personnages revêtus du caractère mythologique sont loin d’être toujours imaginaires ; le plus souvent ils ont eu une existence réelle, et il est peut-être trop rigoureux de se montrer plus sceptique à l’égard des temps héroïques de la Polynésie qu’on ne l’est à l’égard de Romulus, lequel, pour n’ôtre pas fils de Mars, pour n’être pas le nourrisson d’une louve, et pour n’avoir pas été enlevé au ciel, n’en a pas moins existé. Je remarque d’ailletirs que les diverses listes recueillies par M. Haies s’accordent trèsbien avec les conclusions générales de cet auteur. Ainsi Hawaii, selon lui, a été peuplée par Noukahiva et par conséquent après Noukahi\a. Or, la liste de Noukahiva contient 88 générations; celle d’Hawaii n’en contient que 67. La différence de 21 générations ou d’environ six cents ans, me paraît en parfaite harmonie avec la succession des migrations. Car, pour qu’un essaim d’aventuriers se livrât aux hasards de la mer, à la recherche d’une résidence inconnue et lointaine, il fallait qu’il y eût un excès de population, que tout l’archipel de Noukahiva fût déjà occupé, et un pareil résultat ne pouvait se produire en moins de cinq ou six siècles.
MÉMOIRES D’ANXnaOPOLOGlE.
Mais acceptons les chiffres réduits de M. Haies. Hawaii aurait ainsi été peuplé, il y a environ 1,500 ans, par des insulaires de Noukahiva ; mais ccux-ci venaient de Taïti, et l’époque indéterminée où ils s’étaient séparés des Taïtiens était sans aucun doute bien antérieure à celle où les Hawaiiens se séparèrent à leur tour des Noukahiviens. Si l’on disait que les Hawaiiens ont cessé de communiquer avec les Taïtiens depuis 2.000 ans, on resterait sans doute au-dessous de la vérité, alors même que les réductions faites par M. Haies seraient exactes.
Or, d’après Dumont-d’Urville, le rapport d’identité de la langue de Taïti et de celle d’Hawaii est de 74 pour 100. Mais si, au lieu de prendre les mots très-semblables, on prend tous les mots qui ne sont pas essentiellement différents, on en trouve 219 sur 221. Deux mots seulement sur les 221 mots pris au hasard que Duraont-d’Urville a examinés, sont devenus méconnaissables! C’est toute l’altération qu’ont- pu subir naturellement deux langues entièrement séparées depuis plus de quinze
cents ans!
Les Néo-Zélandais de race polynésienne (on sait qu’il y a deux races superposées dans la Nouvelle-Zélande) venaient, comme les Taïtiens, des îles Samoa. La séparation de la langue taïtienne et du mawi, langue de la Nouvelle-Zélande, est donc antérieure à l’arrivée des premiers immigrants dans l’archipel de Taïti. On a présumé que cette séparation devait remonter à trois mille ans au moins. Le tableau de Dumont-d’Urville montre effectivement que les rapports d’identité entre le mawi et le taïtien sont moindres qu’entre le taïtien et l’hawaiien, ce qui s accorde bien avec les données précédentes. Alors même qu’on réduirait d’un tiers, c’est-à-dire à deux mille ans, l’ancienneté
de la séparation des Taïtiens et des Néo-Zélandais, 1 histoire déjà citée de Tupaïa montrerait que l’altération spontanée des mots et des formes grammaticales ne peut défigurer une langue qu au bout d’un très-grand nombre de siècles.
On voit combien il importe de distinguer les altérations spontanées du langage de celles qui surviennent à la suite du contact de deux langues différentes. Parlez latin à un Parisien illettré, il ne vous comprendra pas ; sa langue pourtant n’est qu un latin altéré, et il n’a pas fallu plus de mille ans pour transformer
LA LINGUISTIQUE ET L’aNTIIROPOLOGIE. 2G0
le latin que parlaient les Gallo-Romains, à l’époque de l’invasion des Franks, en une langue qui depuis le xv® siècle n’a subi que des modifications très-superficielles. Mais cette langue d’oil (que nous parlons encore aujourd’hui), tout en restant essentiellement une langue latine, avait été puissamment modifiée par le contact de la langue germanique des conquérants de la Neustrie. Dans le midi de la France, la langue d’oc, beaucoup moins soumise aux influences étrangères, est restée jusqu’à nos jours bien plus voisine du latin que la langue d’oil.
Pour montrer combien le contact des éléments étrangers est une condition indispensable de l’altération rapide des langues, je citerai l’exemple de certains patois qui se sont conservés d’une manière remarquable dans nos départements armoricains, grâce au long isolement politique de cette partie de notre pays. Strabon, se basant surtout sur la répartition des langues gauloises, rangeait les Armoricains parmi les Belges, et César avait constaté par lui-même que les Bretons insulaires parlaient la même langue que les Belges du continent. Ainsi, au commencement de notre ère, c’était à peu près la même langue qui était répandue dans le pays qui est aujourd’hui l’Angleterre et dans celui qui est aujourd’hui la Basse-Bretagne. Depuis quand s’étaient séparés les deux peuples kyrariques qui avaient importé leur langue commune dans ces deux régions? Il y a de fortes présomptions pour croire que cet événement avait eu lieu au moins cinq ou six siècles avant Jésus-Christ.
Quoi qu’il en soit, l’invasion des Anglo-Saxons, au v® siècle, introduisit dans la Grande-Bretagne une langue germanique qui supplanta presque partout la langue kymrique des Bretons de Jules César. Mais celle-ci se maintint sur plusieurs points, et notamment dans le pays de Galles, qui garda son indépendance même sous les Normands, et qui, comme on sait, ne fut annexé qu’assez tard à la couronne d’Angleterre. Ni les Romains ni les Anglo-Saxons n’y avaient pénétré; les Normands eux-mêmes ne s’y établirent que très-lentement et en très-petit nombre, et les Gallois, en maintenant leur race presque pure, ont gardé leur langue kymrique, qui est aujourd’hui la langue commune dans leur pays.
Sur le continent, les Armoricains ont eu le même sort que les
MÉMOIRES d’anthropologie.
Gallois. Leur position géographique et leur fort sentiment national les ont tenus en grande partie à l’abri de l’influence romaine; les Franks n’ont pour ainsi dire pas pénétré chez eux ; réunis sous Louis XI à la couronne de France, les Bas-Bretons ne sont réellement devenus Français que beaucoup plus tard, et leur dialecte actuel diffère peu de ce qu’il était avant l’époque romaine. Gela est si vrai que les paysans du pays de Galles et les paysans bas-bretons peuvent se comprendre encore aujourd’hui.
Les journaux ont raconté, il y a deux ans (1), que, le 29 décembre 1859, le brick anglais Vibilia^ de 327 tonneaux, vint se briser près de Quiberon, sur la côte du Morbihan. Les hommes de l’équipage purent gagner la terre; mais, ne sachant pas le français, ils ne pouvaient se faire comprendre que par signes, lorsque l’un d’eux, entendant parler breton^ se mit à parler gallois. C’était un matelot né dans le pays de Galles, et il servit d interprète aux naufragés, grâce à la similitude de ces deux dialectes.
Le dialecte du Morbihan, ou vannetais, est bien distinct des deux dialectes qu’on parle sur la côte septentrionale de la Bretagne, dans les deux pays de Tréguier et de Léon, où débarquèrent, au V* siècle, les fugitifs chassés de l’Angleterre par l’invasion des Anglo-Saxons. Le gallois n’est pas moins distinct du comique, patois kymrique aujourd’hui éteint, qui a été parlé jusqu’au dernier siècle, dans le comté de Cornwall, par les descendants de ceux qui restèrent en Angleterre lorsque leurs frères de langue et de race émigrèrent en Armorique, au v® siècle. Le vannetais, parlé dans une région où ceux-ci ne pénétrèrent pas, n’est donc pas un dialecte importé par eux ; il existait avant leur arrivée : c’était un dialecte de l’ancienne Armorique, et ce n’est pas au V® siècle de notre ère, mais à une époque beaucoup plus reculée, à une époque bien antérieure au temps de Jules César, qu’il faut faire remonter la séparation de cette langue de celle qu’on parle aujourd’hui dans le pays de Galles. Quoique ces deux langues ne soient plus que des patois, quoique chacune d’elles ait subi depuis longtemps le contact ou au moins le rayonnement d’une langue officielle, circonstance très-défavorable, elles se
(r Ix 6ifrlf, jaiiNior IS6Ü.
LA LINGUISTIQUE ET L’ANTUKOPULOGIE
sont conservées avec assez peu d’altération pour qu’après plus de vingt siècles un paysan gallois et un paysan du Morbihan puissent encore se comprendre.
Imaginez, après de pareils exemples, combien il faudrait de siècles pour qu’une seule langue, livrée à elle-même, enfantât, je ne dirai pas des langues comme le grec, l’allemand et le français, dont la parenté, si longtemps effacée, a été retrouvée, du moins par les linguistes, mais comme le chinois, le sanscrit et l’hébreu, qui ont résisté jusqu’ici à toute tentative de rapprochement scientifique. La période de dix-huit mille ans, supposée par M. de Bunsen, serait tout à fait insuffisante. Du train dont les choses ont marché depuis les temps accessibles aux recherches, ce ne sont pas dix-huit mille ans, mais cent mille ans peutêtre qu’il faudrait pour rendre vraisemblable l’hypothèse de M. de Bunsen. L’idée d’une pareille antiquité ne m’épouvante pas; ceux qui ont vu l’Europe couverte de glaciers, ceux qui ont combattu dans nos climats, avec des armes de pierre, les rhinocéros et les mammouths, ceux-là, sans doute, ont parlé une langue humaine à une date assez éloignée de nous pour que les cinq ou six mille ans de notre histoire ne soient plus que comme un moment dans la vie de l’humanité, et pour qu’on puisse tout supposer sur les transformations que les langues ont pu subir pendant cette incalculable durée. Envisagées ainsi, les conjectures de M. de Bunsen ne semblent plus des impossibilités. Mais quel usage en pourrions- nous faire? Aucun. Prouver qu’une chose n’est pas impossible, c’est aller au-devant d’une objection, rien de plus; c’est déblayer la place pour donner toute carrière à son imagination ; ce n’est pas même faire le premier pas vers les démonstrations qu’exige la science.
Je ne puis m’empêcher de faire ici un rapprochement. L’An- . gleterre lit avec acharnement, depuis quelques années, un ouvrage singulier, mais séduisant et très- remarquable, qui va bientôt paraître en français, et qui est intitulé : On the Origin of Species by Natural Sélection. L’auteur, M. Darwin, étudiant les causes qui peuvent modifier les espèces sauvages, a signalé un ordre d’influences à peine entrevu avant lui, et désigné par lui sous le nom de Sélection naturelle; — avec cet élément, qui n’est pas entièrement hypothétique, il a entrepris de démontrer l’hy-
pothèse de Lamarck sur la transformation des espèces, et de prouver que, par la seule action des lois de l’hérédité et de la sélection, tous les êtres aujourd’hui vivants, ou, comme il dit, « toutes les formes actuelles de la vie w, avecla variété infinie de leurs types et de leurs caractères, descendent en ligne directe dhin très-petit nombre de formes primitives, bien antérieures à l’époque silurienne. Il n’a pas osé dire « d’une seule forme primitive », mais cette conclusion découlerait logiquement et inévitablement de son système, si on l’admettait une fois. Pour que des êtres nés des mêmes parents ou de parents semblables donnent des variétés très-distinctes, pour que ces variétés deviennent des espèces, ces espèces des genres, ces genres des familles, ces familles des ordres, etc., M. Darwin ne^demande que du temps. La divergence des caractères est illimitée comme la marche des siècles. Sur un diagramme schématique divisé en quatorze séries de générations, l’auteur montre comment, à la fin de la quatorzième série, une seule espèce peut devenir un genre composé de huit espèces. On peut supposer, dit-il, que chaque série ne se compose que de mille générations, en tout quatorze mille générations pour passer de l’espèce au genre ; autant pour passer du genre à la famille, et ainsi de suite ; mais si l’on trouve que cela n’est pas suffisant, il sera préférable, ajoute-t-il, de comprendre dix mille générations dans chaque série (p. 123), etgrâce à cette latitude sans bornes, chacun de nous pourra faire remonter sa généalogie jusqu’aux trilobites de l’époque silurienne. Maintenant, M. Darwin a-t-il tort ou raison? Je n’en sais rien, je ne veux même pas le savoir. Je trouve, dans les choses accessibles à la science, un aliment suffisant pour ma curiosité, sans aller me perdre dans la nuit des origines. Lorsque M. Darwin me parle de mes aïeux trilobites, je ne me sens pas humilié, mais je lui dis : Qu’en savez-vous? vous n’y étiez pas. Et ceux qui le réfutent n’en savent pas plus que lui.
De même, lorsque M. de Bunsen remanie la chronologie de la Bible, et l’allonge à sa guise pour arriver à établir l’unité du langage, je n’ai pas besoin d’être linguiste pour comprendre qu’il n’est plus sur le terrain de la science rigoureuse, qu’il se lance dans l’inconnu, qu’il aborde un problème très-probablement insoluble : je ne lui marchande pas les siècles, mais, avant de
LÀ LliNÜUISTIOUE ET L’ANTHKOFULOG) E.
mettre son système en présence des faits anthropologiques, j’attendrai, du moins, que le témoignage à peu près unanime des linguistes m’ait appris qu’il a réussi dans son entreprise.
Ce jour ne paraît pas proche. Nous avons entendu M. Renan qui déclare le cas irréductible ; M. Chavée se prononce d’une manière plus catégorique encore, et il est loin d’être seul de son avis. Des hommes fort savants, et, qui plus est, fort pieux, admettent également qu’établir une liaison quelconque, une parenté directe ou indirecte entre les langues indo-européennes et les langues syro-arabes, dites sémitiques, est une chose tout à fait impossible, même en ajoutant des milliers d’années à la période biblique.
Ainsi, M. Reginald Stuart Poole, du British Muséum, a édité, il y a deux ans, un ouvrage très-curieux, écrit par un linguiste théologien, qui a longuement réfuté le système de MM. de Bunsen et Max Millier, répondant à la linguistique par la linguistique, à la théologie par la théologie, et sauvant, comme M. de Bunsen, la Bible à sa manière ( I). Suivant cet auteur, qui a voulu garder l’anonyme, mais qui est incontestablement très-érudit, et que M. Stuart Poole abrite d’ailleurs de son autorité, dans une préface demi-scientifique et demi-religieuse, — suivant cet auteur, dis-je, la différence des langues indo-européennes et des langues syro-arabes est tellement absolue, qu’elle ne peut être que primordiale, et que les deux races correspondantes n’ont pu être créées ni dans le même temps ni dans le même lieu. Bien longtemps avant la création des Adamites, qui est racontée dans la Genèse, d’autres races peuplaient la terre ; la révélation ne concerne que la race adamique, qui a seule été atteinte par le déluge de Noé ; la différence des races et celle des langues se trouve ainsi conciliée avec la chronologie biblique, qui ne commence qu’à la création d’Adam, et l’auteur se flatte d’avoir démontré que ce système, confirmé par plusieurs passages de l’Ecriture^ n’est en contradiction avec aucune autre partie du texte sacré.
Je ne chercherai pas à troubler sa quiétude ; il est clair qu’il a fait tous ses efforts pour rendre compatible avec des croyances
(1) Thi Genesis of thf Enrt and of Man, considtrad na Biblical and othey Graunds, fond.,
'21 i MEMOIRES ü'AiNTHUUFULOUIE.
respectées le grand fait de linguistique que M. Chavée a exposé devant nous; mais, comme M. de Bunsen, il n’y a réussi qu en sapant d’une main ce que de l’autre il voulait étayer.
Et maintenant, nous pouvons choisir entre les systèmes contradictoires de M. Chavée, de MM. de Bunsen et Max MüUei, de M. Stuart Poole et de son pieux ami, sans parler des autres systèmes présents ou passés qui embrassent, comme les précédents, l’insoluble question des origines. Que chacun de nous, à cet égard, sente et pense à sa guise, dans ses moments de loisir ; mais sachons bien que tous ces systèmes sont en dehors de la science, qu’ils sont étrangers jusqu’ici à la rrngrristiqrre proprement dite, aussi bien qrt’à l’anthr'opologie ; qu’ils le sei’ont peutêtr-e toujours, et qrte nous ne pouvorrs aujotrrd’hui en farre
aucune application à nos études.
.Je vous demanderai, en ternrirraut, la permission de répondre quelques mots aune opirrion émise dans ravant-dernièr’e séance par M. Halléguetr. Notr-e honorable collègue, laissant de côté les détails de la linguistique, et envisageant la qirestion sous un point de vue plus général, pense que les différences phonétiques, verbales et grammaticales qui existent entre les diver-ses familles de langues sont sans signification comme sans portée, et que l’unité primordiale du langage est établie par ce seul fait qu’il y a dans toutes les langues des verbes, des pronoms et des interjections. Je lui ferai remar’quer d’abord que l'interjection, au moins, nous est commune avec les brutes, et qrre M. Pierquin de Gembloux, se basant sur ce caractère, a soutenrr que l'homme et les animaux ont dû parler la môme langue jusqu’att cataclysme phonétique [sic) de la tour de Babel (1).
Quant aux verbes et aux pronoms, je lui demanderai s’il conçoit qu’rtn être qrrelcorrqite, qu’un habitant de quelque autre planète, par exemple, piiisse exprimer rtne idée sans désigner un objet (pi’onoro) ou une action (verbe). Il y a dans la série animale, en avant de tous les autres groupes, irn groupe natur-el composé d’êtres qui comptent au pr-emier i*ang de Icur-s car’actères distinctifs la faculté drr langage verbal. Cette faculté ne peut se manifester que par des signes indiquant des objets ou des actions.
()) Iiliomuloqie ths ttntmoii.r, l'ans. I«il- in-'", p. I 0i'>.