TROXONCÉ DANS LA SÉANCE DU 2 JUILLET I8C
Messieurs, en remontant à cette tribune pour résumer notre discussion sur la population française, je me fais un devoir et un plaisir de remercier les orateurs qui ont pris la [)arole,dela forme bienveillante qu’ils ont bien voulu donnera leurs appréciations et à leurs critiques. J’ai trouvé en eux quelquefois des contradicteurs, mais jamais des adversaires. Je remercie particuliérement M. Jules Guérin qui, ayant eu plus que les autres à combattre mes opinions, l’a fait avec une urbanité et une courtoisie que je voudrais prendre pour modèle. Appelé à lui répondre à mon toui-, je ne saurai sans doute pas manier aussi bien que lui cette lance d’Achille qui avait la propriété de refermer les plaies qu’elle avait ouvertes. S’il m’arrivait donc, malgré moi, de n’êtro jias toujours le maître de mes paroles, et de donner des allures trop vives à ma critique, je prierais notre collègue de vouloir bien en accuser non pas mes intentions, mais seulement mon inexpérience.
Il y a des discussions qui, sans être tout à fait stériles, laissent les questions en litige dans le meme état qu’auparavant, et qui n’ont d’autre résultat que d’entretenir l’incertitude des es- [irits. Telle n’est pas la discussion actuelle. S’il reste encore quelque obscurité sur un certain nombre de points, j’ose dire que la lumière est faite sur le point principal. Pour montrer toute l’importance du résultat obtenu, il suffira de remonter à l’origine du débat.