‹ Mémoires d'archéologie d'épigraphie et d'histoireChapitre 20 sur 33 · TROIS INSCRIPTIONS INÉDITES D'ASIE-MINEURE · texte numérisé non relu

TROIS INSCRIPTIONS INÉDITES D'ASIE-MINEURE

tière certitude, la nouvelle inscription d'Ancyre, à laquelle il doit manquer quatre lignes environ :

[r. loràXitù 2xairXa, trirart^ àmithiyfUHù^ irpcffCcuTT) xac ocvTcorparryiya) AuToxparopoç TpàSoNorj Ajjptocvov, Sc^aorov, irotrpbç irotrpé^oç, ôep^tcpsaK fuycoTov, xa\ AÛTOxpa-]

1 Topoç Tc'tov AcXcou KacVopoç Avrovccvov, âv8uirara> A^cuetç^ nycfMVc )4^(ovoç ^' Xxu6cxî}Ç, 0TpaT>7y^, Svii»apytù^ Ta^[i]a (Trop^ccotç Ba[c3Tixrfç, ^ccXtop^t^ irXarvovfi^

5 Xcy[cwyoç] Ç' Ac^u^ou] Eûtv^^ouç xX ^ IflOÇ

€ A C. Julius Scapula, consul dé8i|p[ié, légat propréteur de Fempereur Trajan-Adrien Auguste, père de la patrie, grand pontife, et de l'empereur T. ^Elius César Anlonin, procontml d'Achaie, légat de la légion quatrième Scythique, préteur, tribun, questeur de la province de Bétique, tribun laticlave de la légion septième Gemina Félix. »

Plus détaillée que les précédentes, notre inscription nous fournit sur la carrière de C. Julius Scapula de nouveaux renseignements ; ainsi, elle nous apprend que c'était TAchaïe qu'il avait gouvernée avec le titre de proconsul, et que c'était dans la Bétique qu'il avait exercé la charge de questeur.

L'inscription parait assez n^ligemment gravée, à moins que nous ne devions attribuer uniquement au copiste les fautes qu'elle contient. Ligne 2, âvOu-

iroroc pour (xv6*JiraT«»( et Xcyiovoç pOUr Xcycûvoç. Ligne 3,

c'est, sans doute, le copiste qui n'a pas vu l'I de to^ac^u

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Ligne 4, il a de même omis Tl, plus court que les autres lettres, de Bacrcx^ç, et il a pris pour un E le C final. Ligne 5, il a vu N là où il y a h. De la dernière ligne, qui contenait, selon toute apparence, le nom de la tribu qui avait élevé la statue et du magistrat qui en avait surveillé l'érection, nous ne pouvons rien tirer. Le iota est partout ascrit, hors ligne 4, où il parait manquer après le mot x<^«^x?> mais il n'y a peut-être là qu'une omission du copiste.

* Inscription copiée à Âncyre (sans autre désignation) par le même Giovanni Leonardi :

kKYLEINA APXEAHMOY TEKNOIC rAYKYTATOIC GEOTEIKH KAI lABAn TO HPnON EAYTHTE KAI TH ANAPI MOMMONI KAI TOIZOYCI EAY rHC TEKNOIC EK TON lAION KTHZAMENH KAI ERICKEYACACA EZEAPAN KAI rO HEPlOPArMA AREKATECTHCEN MNHMHC XAPIN

AxuXf?ya Âp^^c^ripou tixvocç yX'Jxurorotç Ocorccxu xac

HotSkia rb Tipâoy c«n>T^ rc xac tu Ây^p\ M-Ofifitann xac roTç ouac iou-

rrfç Tcxvocç ex réliv ièifov xrvjo'apitvY} %a\ circoxcudiffava î^c^porv xa\

c Aquilina, fille d'Archédémos, ayant construit et décoré, à ses propres frais, ce monument pour ses enfants chéris Théoticos et Pavlos, pour elle-même et pour son mari Mommon, et pour ceux de ses enfants qui sont encore en vie, a de plus établi Texèdre et la clôture, en souvenir de ceux qui ne sont plus. >

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Saus avoir l'importance des préoëdentes, cette inscription mérite encore quelques instants d'attention. L'influence de la prononciation qui devait finir par prévaloir dans tout l'Orient s'y marque d'une manière curieuse. L. 2, nà^Xo? pour DauXoc prouve qu'an moment où elle fut gravée, en Galatie, le son du i se confondait avec celui de Tu dans la diphthongue av. L. 3, vmoofihvi n'est certainement pas le* participe aoriste du verbe xr^/iac, mais c'est du verbe x7/Ca>, qui seul donne ici le sens indiqué par le verbe suivant, qu'il faut tirer ce participe ; le son de l'c et celui de l\ étant le même, le lapicide a écrit xmoafUvii pour xTc<7apcvi9. Les noms ecortcxôç et MofifiAiv ne se trouvent pas dans le dictionnaire de Pape ; le premier, dont la physionomie est toute grecque, est singulièrement composé ; on ne voit pas quel est le second élément qui vient s'ajouter au mot e<^. Le second doit être un de ces noms d'origine asiatique qui abondent dans cette région.

La formule rtnçoZçt iororric ttxvorç, pour désigner ceux lie ses enfants qui sont encore vivants, par opposition à ceux qu'elle a déjà perdus et qu'elle commence par énumérer, n'a point encore été, à ma connaissance, rencontrée sur les marbres. La clôture du ircptÇoXoç funéraire est mentionnée, sous ce même nom de ircpc^pay^x, dans une autre inscription de la même province, relevée à Pessinunte, et qui figure au Corpus sous le n® 4089. Je n'ai point

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trouvé d'autre inscription funéraire grecque, ou latine qui contienne la mefhtion d'une exèdre, ou salle entourée de bancs, attenante au tombeau.

La forme des lettres, l'absence de l'iota ascrit et les confusions de sons que nous avons signalées nous disposent, en l'absence de toute donnée cbonologique, à croire cette inscription du IP, sinon du IIP siècle de notre ère.

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