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Au moment où nous avons réimprimé ce Mémoire $ur qUélque$ inscriptUma inédites de$ côtes de la mer Noirey nous n'avions pas connaissance d'un travail que nous avons découvert récemment dans le recueil, trop peu connu en
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Occident, de l'ÉUnvixbç ^tXoXo^txbç cruXXoyoç de Gonstantinople. Ce travail est dû au fils d'un célèbre antiqui^re, M. le docteur J. Millingen, fixé depuis de longues années< à Constan-
tinople, et il a pour titre : irept rtvwv ctriypoefâv t^ç ir^Xtw^
To/Mcjç. Il se trouve dans le tome IV des mémoires du %!* Iogo9^ où il est accompagné d'une planche (p. 105-108). En publiant les neuf textes qui lui avaient été communiqués par un ecclésiastique anglais, M. Gurtis, M. Millingen fait remarquer que quatre d'entre ces inscriptions, deux grecques el deux latines, n'ont pas été comprises dans la publication de M. Koumanoudis, à laquelle il renvoie, et paraissent inédites. Des deux latines que n'ont pas connues les éditeurs du Corptw, l'une est tellement mutilée qu'il parait impossible de la restituer, l'autre est une inscription funéraire sans intérêt; mais nous reproduirons les deux textes grecs que M. Millingen ajoute à l'épigraphie de Tomis. Voici le premier (qo 4 sur la planche 6 du Syllogos) :
T]bv IIovrop^T/V xat ap[Sav- T]a TVîç ËÇa7ro[Xjecoç TovJ ulbv Toû IlcvTCu xat irJpwTov deycovoOcTiQv ôïoO ÂvTtvoou T. ^Xoc-
u(bv ^atjpou TOU Ilovrap- 3^o« xa( ulou rnç iroXecdç, ^uXi} Apya^<6>v rbv cauT% irpo9TaTi9v.
Voici le second texte (9 de la même planche) :
nO<78(^6l>V( £XcX(R>V((0
no9C(^c6v(oç eù^ocpcffTTipcov
àvfOnxcv.
Lo n^ 4 nous fournit plusieurs renseignements intéressants. La mention des jeux célébrés par le personnage auquel avait été élevée la statue, par le pontarque T. Flavius Poseidoniosy en Thonneur d'Antinous, nous montre que l'inscriplion date du n^gne d'Hadrien. A ce moment, comme nous l'apprend ce marbre, la confédération dont Tomis était la capitale ne comprenait pas cinq villes, comme elle l'avait fait antérieurement (1), mais six ; la PentapoU se serait changée en Hexapole. Quelle est la cité dont l'accession aurait ainsi augmenté le nombre des villes confédérées? Il nous est impossible de le dire, puisque nous n'avons même pu fixer avec certitude la liste des villes qui composaient antérieurement la Pentapole; en tout cas, il ne manque pas sur cette côte de cités maritimes qui ont pu se rattacher ainsi à celte ligue. Si la liste est bien celle que nous avons cru pouvoir proposer, on pourrait hésiter, pour la sixième confédérée, entre Callatis et Dionysopolis. Les fonctions de pontarque et d'archonte de la confédération des Grecs (roû xocvoû tûv EXXrivwv) ou de la confédération des six villes sont-elles distinctes de celles du pontarque, ou n'est-ce qu'un même titre, en deux parties? n'y a-t-il là qu'une redondance de nomenclature officielle? Là encore le texte nouveau ne nous apporte aucune lumière. L'usage de donner aux citoyens qui honoraient leur pays le titre de fils adoptifs de la cité et de la province, que nous avons signalé et cherché à expliquer soit en Asie-Mineure, soit à Lesbos (2), se retrouve ici pour la première fois dans l'épigraphie de Tomis. Le personnage ici honoré est appelé uco; tgû névrou, et son père, Phaidros, qui avait été aussi pontarque, ucoç ty}ç IIoXc&>ç.
Plusieurs traits, dans ces textes nouveaux, confirment et rappellent encore l'origine milésienne de Tomis. C'est ce
(i) Voir plus haut, p. 192, n. 2.
(2) Voir p. 175-178.
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surnom à^HeliconioSy que nous voyons donné à Poséidon ; c'élail pous ce vocable que les Ioniens d'Asie- Mineure adoraient Poséidon dans l'enceinte sacrée appelée Panionium» auprès du mont Mycale (1). La tribu ionienne des Argadeis existe encore à Tomis au second siècle de notre ère, sous Hadrien, et la copie donnée par M. Curtis (no 5) du texte que M. Koumanoudis a publié sous le n» 10 conGrme la conjecture que nous avions hasardée à propos du nom de tribu qui s'y lit. M. Koumanoudis avait donné A(&)çc»v, ce qui semble inexplicsible. Nous avions, d'après l'examen de la copie épigraphique^ indiqué qu'il y avait, entre AI et 0> ^^ place d'une lettre (2) ; M. Curtis a lu AIKOPEnN. Ce mot, par lui-même, n'a aucun sens; mais on peut y reconnaître soit une abréviation locale d'Atyijcopn;, nom bien connu d'une autre des quatre tribus ioniennes primitives, soit ce nom même défiguré par une erreur du lapicide, qui aurait sauté deux lettres.
M. Millingen a été frappé, comme M. Koumanoudis, de l'expression ToCi fùuvû|xou nôvTov, qui se rencontre deux fois dans ces textes (3). H en donne une explication qui diffère de celle que nous avions proposée sous toutes réserves; nous croyons qu'il a résolu ce petit problème, dont la solution no*us avait échappé, à M. Koumanoudis et à moi. J'avais vu dans thcâ-^ixoç un synonyme prétentieux d'cu^scv?; ; mais IIovto;, ce n'est pas ici la mer sur laquelle est située Tomis, c'est la ré<;ion même dont fait partie Tomis, une contrée appelée Pontos, dont Tomis est la métropole. Or, comment distinguer ce Pontos européen du Ponios asiatique, de celui qui forma les différents districts conntis sous le nom de Pontus cappadocicus^
Ponius galaticus^ Pontus polemoniacus, et parfois, d'une
(1) Voir sur ce culte Maury, Histoire des religions de la Grèce an» tique, t. IL p. 18.