‹ Mémoires d'archéologie et d'ethnographie américainesChapitre 13 sur 43 · I.K CIMETIKBK DE TENENT.PA NT.O 7,'J · texte numérisé non relu

I.K CIMETIKBK DE TENENT.PA NT.O 7,'J

rOrienl' regardant par conséquent vers TIaxcalla, lluexolzinco et Cholulla. Le personnage reposait sur une pierre carrée « devant laquelle il y avait un vase en manière de terrine ou de jatte travaillée également en pierre, bien proportionnée et dans le creux fie laquelle auraient pu tenir environ six quartiers d’eau ». Dans cette espèce de jatte ou de mortier il y avait une gomme qu’ils

Fig. 51. Petit pot de terre, décor pastillé représentant la tête du dieu TIaloc. Tenenepanco, Etat de Mexico. [Mus. d’Ethnogr. Col/. Charnay, n® 602t.)

appellent ulli, souple et élastique, fondue cà la manière de la poix dont on vent faire des pains. On y avait incorporé des semences de toutes les plantes dont se nourrissent les naturels, par exemple des grains de maïs de toutes couleurs, de haricots, de calebasses et d’autres légumes encore. Cette olïrande que trouvèrent les premiers immigrants qui virent l’idole fut renotivelée chaque année par eux après la récolte, dit toujours 'J’orquemada*, en action de grâces, pour l’eau qui leur avait été donnée, et le culte de TIaloc se perpétua ainsi chez les nouveaux venus qui lui donnèrent même une importance toute spéciale dans leur rituel.

L’image du mont TIaloc était peut-être toltèque peut-

1) Celte orientation donnée à la statue du dieu peut s’expliquer par la direction des pluies auxquelles il est supposé commander. Dans celte région, en elTel, une fois passés les quinze ou vingt premiers jours de la saison humide, pendant lesquels les orages ont surgi tantôt d’un côté, tantôt d’un autre, sans règle fixe, toutes les pluies viennent invariablement du nord-est. (Cf. \V. Hay, Renseignements sur Texcoco. {Archives de ht Commission Scientifique du Mexique, t. Il, p. 317.)

2) Torquemada, lib. VI, ch. xxiii, éd. cit. ; t. II, p. 45. — Cf. Clavigero, Slon’u antica del .Uessico. Cesena, 1780, in-4, l. 11, p. 15.

3) « De laanliguedaddeeste Idolo se averiguo serde tiempo de los Toltecas. » (Torquemada, loe. cit.)

DÉCADES AMÉHICAINES

être même anlérieure encore an peuple de ce nom. (Juuiqii’il en soit, l’empereur de Telzcuco, Ncçahualpilli (^1472-lol6), ne trouvant point cette ligure digne, de la majesté du dieu qu’elle représentait*, donna l’ordre d’en faire une autre taillée dans une pierre noire, dont la dureté devait assurer la permanence. On démonta l’ancien 'l'ialoc pour mettre à sa place la nouvelle figure. Or un coup de tonnerre foudroya l’année même la statue neuve et la réduisit en morceaux; les Acolliuas conclurent de cet accident que c’était contre la volonté de Tlaloc qu’on avait changé sa vieille image et la remirent à son ancienne place. II paraît qu’elle avait eu un bras brisé dans un de ces transports; le malheur fut réparé à l’aide de trois gros clous d’or, qui furent retrouvés en place, lorsque plus lard cette « pierre diabolique » fut détruite par les ordres du trop fameux Zumarraga.

Bien d’autres montagnes, celles de Tlaxcalla et de Toluca entre autres, passaient pour la résidence de Tlaloc; et Torquemada cite tout particulièrement un ancien lieu consacré à ce dieu, qu’on nommait de son lem|)s San-.Iuan Tianhuizmanalco « et qui était situé presque à mi-côte du grand volcan de .Mexico, dans la direction do l’Orient. »

(l’était manifestement dans l’impossibilité de célébrer pratiquement le culte du dieu des montagnes à une plus grande baul(Mir sur le Popocalepell qu’on avait établi un sanctuaire à Tianbuizmanalco aune lerjua de la villa de Carion, vallée d’.Vlrisco (.\tlixco). L’image divine tournée vers l’est% comme au mont 'l'ialoc, pouvait, du bord du cratère, prendre de loin sa part du sacrilice qui lui était offert par ses adorateurs.

1) Cette dévotion spéciale était héréditaire chez l’empereur de Tetzcoco; son père, N'ezahualcoyotl, était un fidète serviteur de Tlaloc auquel il avait dressé une image grande et somptueuse, dans le grand temple de sa capitale. (Torquemada, loc. cil.)

2) Sahagun, nous parle des « idolesdu volcan nommé Popocatepetl », à propos des Tlaloques (Tcad. cil., liv. I, eh. xxi, p. 13), et Duran décrit une maison très bien construite appelée AyauchcalU , dans laquelle se trouvait une idole de pierre verte, grande comme un enfant de tiuit ans. .M. Charnay a cité dans son livre un long passage de cet auteur relatif au culte des Indiens pour le Popocalepetl et le Teocuani, autre montagne \misine dont il fait le pic du Moine des géographes actuels (p. 1 Ifi).

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