LES STATUES DE TEHUACAN DE LAS GRANADAS
n’avaient pas été en pays aussi lointains. Ils faisaient ainsi grand bruit les uns et les autres jusqu’à une heure avancée de la nuit
Et plus loin, revenant sur ce jour de nauhecatl qu’il qualifie d’indifférent soit en bien soit en mal, mais dont il dit pourtant que chacun se méfiait, et qu’il était de mauvais augure ; il nous raconte que, pendant sa durée, l’on tuait la nuit ceux qui s’étaient rendus coupables d’adultère, pour les jeter à l’eau aussitôt le jour venu ; qu’on mettait des cardons aux fenêtres pour faire fuir les sorciers ev les nécromanciens qui opéraient, ce jour-là, leurs enchantements et leurs maléfices, que les acxoteca (marchands riches) honoraient le signe nauhecatl par les sacrifices et les cérémonies dont il a déjà parlé et qu’il raconte de nouveau avec prolixité etc., etc.
Nauhecatl, dont ces extraits de Sahagun mettent déjà bien en lumière le rôle particulièrement important dans le calendrier, ne présidait pas seulement le quatrième jour de la septième treizaine qui lui était consacré. 11 tenait la treizaine toute entière sous sa domination, et c’est sa représentation symbolique que l’on peignait au centre de la page correspondante du tonalamatl^. C’est un personnage surchargé d’ornements bizarres et compliqués que le statuaire a nécessairement supprimés pour la plupart en lui laissant seulement un mantelet (aya//) simplifié, formé de découpures qui lui pendent dans le dos, le devantier
1) Sahagun, trad. cit., p. 80.
2) Les marchands riches appelés acxoteca honoraient le signe de ce jour, et c'est pour cela qu’ils mettaient en évidence toutes les belles choses qu’ils avaient dans leurs maisons, comme pierres précieuses, riches joyaux, plumages de couleurs variées, peaux d'animaux travaillées , marchandises de cacao, couvercles en écailles pour tecomates, tous les bijoux enfin qu’ils possédaient. Ils plaçaient ces objets en ordre sur une étoffe riche dans la cour du capulco ; ils brûlaient en même temps de l’encens et ils offraient du sang de cailles. Ils disaient que c’était en l’honneur de ce signe qu’ils étalaient ces belles choses comme s’ils les avaient exposées au soleil pour les réchaulTer. Après avoir fait leurs dévotions, tous les marchands et invités commençaient à
C rendre part au banquet. Chacun recevait des fleurs et des roseaux à fumer;
ientôt la fumée formait autour d'eux comme un brouillard. La nuit étant venue, les marchands, les vieillards et les vieilles femmes s’enivraient. Alors chacun se vantait de son gain, des pays qu’il avait parcourus, etc., etc. » (Id., trad. cil. p. 257.)
3) Kingsborough, t, II, Cod. Vatic., 41.
DECADES AMEK1CAN.K
OU maxtli, et les jambières ornées de petites coquilles qui décorent presque constamment le dieu Quetzalcoatl dont Ehecatl n’est qu’une des manifestations. Un creux, percé audessous des cordons du mantelet, recevait le joël du vent fait de la coquille sciée d’un grand strombe et d’autres petits trous ménagés au pourtour de la face pouvaient loger les supports de quelque grande tiare mobile surmontant le demi masque qui cache en partie la face du dieu dans le Tonalamatl.
Mobile était aussi l’insigne que le dieu tenait de la main droite relevée jusqu’à la hauteur de l’épaule.
M. Chavero, revenant sur son interprétation première, a émis dans un nouveau chapitre de son étude l’opinion que l’objet disparu de la main droite de notre statue devait être une lance, et celte hypothèse l’a conduit à voir dans notre personnage le compagnon militaire de Quetzalcoatl, Totec qui, en effet, a souvent la lance à la main^.
Mais si l’artiste avait réellement voulu armer d’une lance la droite de sa statue, comme le pense M. Chavero, il aurait fait ce que savaient si bien faire les sculpteurs me.xicains ; il aurait complètement évidé la paume de la main pour y glisser la hampe en métal ou en bois qui devait porter haut la pointe et le panache de l’arme sacrée, tandis que le pouce vient s’appliquer
t) Cf. Sahagun, trad. cil., p. 16.
2) M. Chavero a changé d’idées, comme je l’ai dit plus haut, pendant la période de temps qui a séparé la publication des chapitres xvi et xviii du mémoire sur la Pierre du Soleil. Dans ce dernier chapitre, en effet (Anales del Museo Nacional, t. 11, p. 427Î, il déclare que « el idolo de piedra blanca, companero de la Mi</uizlli (il appelait celle-ci Coatlicuc, dans les textes cités plus haut), que esta en el Salon de arriba en el Museo tambien es Totec. En el hueco de su mano derecha se ve claramente que debio tener la lanza; en sus panos se observan huellas de astros, rojos y blancos segun costumbre, sobre cielo azul ; y en la espalda tiene los cuatro fajas de los (lalpilli. 6 sea el cielo de 52 anos. y de el penden los très rayos de los très astros. » M. Chavero a reproduit celte interprétation presque dans les mêmes termes dans la note l, annexée au catalogue déjà cité de M.^î. G. Mendoza el J. Sanchez {Anales del .Museo Macional, l. Il, p. 484). « Segun esludio que idtimamente se hecho y publicado en el segundo lomo de los Anales del .Museo, este idolo représenta à Totec. Le falla la lanza que empunaba en la mano derecha, cuya actilud claramente se observa; y le faltan tambien los adornos del capillo à tocado, en el cua! se ven los pequenos agùjeros que los sostenian. Pero pueden observarse aûn claramente, en su vestido, los adornos de estrellas sobre cielo azul, y à la espalda las cuatro fajas de los tlalpilli, que formam el cielo de 52 anos, y los rayos de los très astros, sol, luna y estrella de la tarde.
LKS STATUES DE TEHLACAN DE LAS GUA.NADAS
à phil sur la main légèrement entrouverte, et qui n’offre plus qu’une sorte de douille incomplète à l’objet plus ou moins raccourci qu’elle doit soutenir. Cet objet devait être, à mon avis, le rayon que M. Cumesindo Mendoza reconnaît à la même j)lace dans la peinture du Codex Vaticanus Dans l’autre main, en partie brisée, mais où se distinguent encore les restes d’une excavation cylindrique, pouvait être placé le sceptre serpenliforme que brandit Quetzalcoatl-Eliecatl, quand il commande aux quatre vents du ciel.
La seconde statue de Tehuacan représente donc, dans mon sentiment, Nauhecatl. Or, comme rien dans les qualités ou dans les attributs propres à cette manifestation spéciale de Quetzalcoail ne justifie un parallélisme rigoureux établi entre cette idole et celle de Chicuei-Miquiztli, je me suis demandé si l’on ne pourrait pas expliquer le rapprochement de ces deux œuvres, en y cherchant autre chose que des pendants symétriquement opposés l’un à l’autre. Or naiii-ehecatl et chicuei-miquiztli, dont les hiéroglyphes mystérieux se dissimulent derrière tes têtes de nos deux personnages, sont deux termes, le quatrième et le huitième, d’une tridécatéride, qui est la septième du Tonalamatl^ appelée ce-quiaiiit! , du nom de son signe initial. Onze autres statues de même grandeur et de même style pouvaient fort bien avoir orné, avec les deux qui nous restent, un téocalli consacré à Quetzalcoatl-Ehecatl, adoré spécialement sous sa forme de Nauhecalt, ou maître des quatre vents du ciel.
Des fouilles nouvelles pratiquées à Tehuacan feront peut-être découvrir quelque jour d’autres têtes d’idoles décapitées par les moines du xvi” siècle.
Si l’uu ou rautre de ces débris porte un hiéroglyphe de la série ce-quiaiiill, l’hypothèse que je me permets d’émettre en terminant ce court mémoire se trouvera complètement justifiée.
1) G. Mendoza, Milos de los Nahuas, IV. {Anales del Mus. Nac. de Mexico, t. III, p. 32, lain. 3, fig 3, 1882). Ce rayon est plutôt un nœud dans la figure correspondante du manuscrit Letellier.
«on
DKC.AOKS AMKKM.AN.f.
PEINTIRES ETHNOGRAPIIIOUES U FONACIO DE CASTRO
Beltrami, dans son livre inliliilé Le Mexnpie, a consacré quelques pages aux peintres de la Nouvelle-Espagne et à leurs œuvres principales. Il mentionne, parmi ceux qui travaillaient au dernier siècle à Mexico, I). Ignacio de Castro, sans signaler, d’ailleurs, aucun ouvrage particulièrement curieux de cet artiste
Nous avons été assez heureux pour acquérir, au profit du Muséum, chez un petit libraire du quai des Grands-Auguslins, dix tableaux sur cuivre, bien conservés, de ce maître peintre mexicain, tableaux d'autant plus intéressants qu’ils mettent en lumière les types, les costumes et les mœurs des diverses castes entre lesquelles se répartissait la population des villes du Mexique sous la domination de l’Espagne.
Cette collection de pointures d’ignacio de Castro devait comprendre, dans son entier, seize tableaux de même grandeur, hauts de 34 centimètres, larges de 46, numérotés de 1 à 16 dans des cartouches bleus, encadrés de feuillages jaunâtres et portant une courte inscription qui en résume brièvement le sujet.
La série complète embrassait tous les {uoduits classés des métissages qu’a produits, dans les villes de l’Amérique latine, la juxtaposition des blancs, des nègres et des indiens.
Larenaudière et quelques autres voyageurs ont publié la nomenclature populaire des sang-mè.lés du Mexique. Aucun do ces auteurs n’a dressé de liste aussi complète et surtout aussi sûre (jue celle dont les curieuses peintures de Castro, exécutées sur place au siècle dernier, nous ont conservé les éléments.
Cos peintures ne se bornent point d’ailleurs à nous renseigner sur les noms usités dans les basses classes du Mexique pour dis-
1) It orlhogiaphie d’aitlpurs assez mal le nom de ce peintre, qui devient, sous sa plume, Ignadn Carstro. (Beltrami. Le Merique, I. Il, p. ‘iÜ9. Pans, 1«H0, in-8-.}
PEINTLHKS Eril.\(K;KAPHr(,»UE,S I) IG.NACU) DE CAS 1110 |()|
tingiier les produits des croisements les plus habituels. Klles nous apprennent, en outre, dans une certaine mesure, ce qu étaient ces divers métis et quel rôle spécial chacun d’eux jouait dans la vie quotidienne du pays, (’/est tout une ethnographie prise sur le vif, non sans (juelque talent. Les scènes représentées n’ont rien, il est vrai, du réalisme des peintures ethnographiques modernes ; les figures surtout sont idéalisées d’une manière vraiment fâcheuse et dénuées de to.ut intérêt scientilique, mais les accessoires sont traités avec une grande fidélité et 1 on peut dire sans exagération que l’étude des dix panneaux si heureusement retrouvés fait vivement regretter la perte des six autres.
Parmi les tableaux disparus se trouvaient les (juatre premiers de la série, qui devaient représenter l’Espagnol et l’Indienne et le Mestizo issu do leur union ; l’Espagnol et la Mestiza et leur produit, le CflA'/î-o; 1 Espagtiol et la Castiza et Y Espaîiolo qui résulte de ce troisième croisement. La série se continuait par l’Espagnol et la Négresse, avec leur fils le .Mulâtre [Midato).
Le n“ O, le premier des tableaux qui nous ont été conservés, nous montre un Espagnol, une Mulâtresse et un Morheu.
— L)k Espaxol y .Mula- I TA, .NAGE .Molusco, dit la légende peinte dans le cartouche à la base du tableau. Lu Jeune Espagnol, au teint blanc et rose, aux cheveux châtains, aux yeux bruns, correctement vêtu d’un habit bleu clair à gros boutons, coiffé d un chapeau mou, de feutre noir, posé sur une calotte blanche, fabrique des cigarettes à la main. Un grand plat de bois creux, posé devant lui, contient le tabac et le papier, tandis que sur la table s’accumulent les cigarettes déjà faites et la provision de papier destiné à les envelopper.
La mulâtresse fait les paquets qu’elle égalise avec une petite masse de bois. C’est une femme jeune et agréable, d’une couleur légèrement enfumée : sa taille fine est coquettement serrée par trois nœuds bleus dans uti fourreau de coton blanc, découpé carrément au cou que recouvre une gaze transparente.
Le Morisco, issu de ces gracieux parents, est presejne blond et
DECADKS AMKKK;AN.«
fie la couleur de son père. Assis sur la table, la tête tournée vers sa mère, il fume, malgré son jeune âge, une cigarette prise à l’un des paquets.
Derrière le groupe, dans un mur peint en rouge sont ménagées trois niches, prétonlieusement découpées, où s’empilent cigarettes et cigares, tandis que dans un grand cylindre de bois, pendu à la muraille, sèche une provision de tabac.
Les 11°^ 6 et 7 devaient représenter l’Espagnol et la Morisca et leur produit, VAlhino ; l’Espagnol et V Alhina et la Tornatra^ qui résulte de leur union.
Ces deu.x: tableaux manquent à. la collection qui se continue ensuite, sans lacune, du n» 8 au n* 16.
8. — De Yndio, y Negra, | nage Lobo. — L’union de l’Indien et de la négresse donne comme produit le loho (loup). La négresse représentée par Ignacio de Castro est une jeune femme fort avenante, qui tient une sorte de petit restaurant en plein air. Devant un mur, incomplètement garni d’une natte grossière en jonc, elle a dressé une grande table couverte d’une nappe où l’on voit disposés sans ordre des j)ains, l’un entier, l’autre partagé en travers, uue terrine renfermant des légumes cuits, raves, oignons, etc., une bouteille carrée, contenant vraisemblablement des épices, une gamelle pleine de grosses noix, un estagnon conique en fer-blanc, un gros vase en terre peinte rouge, où baigne un bouquet de roses, une jatte enfin couverte d’une assiette à fleurs bleues où repose une louche de bois. La jeune Negra (n°27 de l’échelle chromatique), costumée, non sans quelque prétention, d’un casaquin blanc, à demi lacé de rouge, et d’une jupe rouge que protège un léger tablier de mousseline, tient de la main droite un couteau et de la gauche une rave qu’elle découpe. Son mari, riudien, vêtu de haillons déchirés, tend la main pour prendre uue assiette que le petit lobo lui apporte avec précaution et qui renferme des piments {chile).
Ce lobo est d’une couleur foncée, correspondant au n° 3o de l’échelle chromati(|ue, bien plus voisin par conséquent, à ce point de vue, desamère lalVégresse que de sou père l’Indien,
PEINTHUCS ETHNOGRAPHIQUES d'iGNACIO DE CASTRO 103
9. — De Lobo y Negra, | nage Chino — Du lobo et de la négresse naît à son tour le chino.
Nous sommes chez un tailleur à la mode. Le maître, élégamment vêtu d’un habit rouge à la française et d’une culotte noire, serréeau genou par desbouclesd’argeni, coupe à l’aide d'énormes ciseaux d’acier, un habillement d’étolfe jaune posé sur une table d’acajou sculpté. La figure et les mains d’un ton noirâtre (n“* 41-42 de l’échelle chromatique), se détachent sur le jabot et les manchettes soigneusement plissés; les cheveux sont retenus dans une résille blanche brodée de larges fleurs.
La femme du tailleur est debout, la tête un peu penchée, contemplant son enfant qu’elle caresse avec amour. Elle est vêtue d’une sorte de mante noire, à capuchon, plissée, doublée de rouge, et d'une jupe brune sur laquelle retombe une casaque grise, rayée et chevronnée de bleu. La collerette blanche et les manchettes isolent les mains et la figure qui sont d’un brun noirâtre (n° 27 de l’échelle). Le chino rappelle le lobo par sa coloration d’un noir un peu- grisâtre; il est tout costumé de blanc et, dans ses petites mains tient un espèce de ruban, une mesure peut-être, qu’il présente à son père. Des nattes fixées au mur, des vêtements accrochés à un porte-manteau vienneni compléter le tableau.
10. — De Chino, ft Yndia, na- | ce Cambujo. — L’élégant petit chino du tableau 9 n’a point prospéré en grandissant. 11 est devenu aguador et nous le voyons dans le tableau 10, modestement vêtu d’une chemise sans col et d’une culotte courte en panne jaune, porter péniblement une grande cruche de terre, les reins et l’abdomen protégés par un double tablier de cuir. Il mange dans une gamelle de terre rouge, d’une forme antique, des tranches d’aguacates que vient de lui donner sa femme, l’Indienne, marchande de fruits, installée près de la porte en partie brisée d’un vieil édifice de pierre. Cette Indienne a la peau cuivrée (n®’ 30-43); sa chevelure est recouverte d’un mouchoir rayé et son corps est vêtu d’une sorte de dalmatique blanche, bordée de bleu. L’enfant qui l’accompagne, le cambujo., est presque
aussi noir que sou jière, il a pour tout costume une chemise blanche eflilochée.
11. — Oe Cambluo, P. In- 1 niA, nace Tente en el Aike. — La Cambujo devenu grand s’est fait ouvrier cordonnier et nous le trouvons dans sa boutique entouré de formes de souliers accrochées à des barres de bois et assis à cheval sur son établi où il Iravaille, la sangle fixée à lacuisse gauche, le poinçon et le fil dans les mains. On voit parmi les outils placés à sa portée un couteau à lame courbe semblable à ceux des cordonniers d’Europe, un pot de poix, un battoir aplati et un canon de ruminant qui lui sert de polissoir.
Ouoique ayant 5/8*^ de sang indien, le cambnjo est de couleur olivâtre, tenant le milieu entre les n“' 36 et 37 de nos tableaux. Il a les cheveux longs et presque lisses, rattachés en une sorte de chignon par un large ruban rouge. Une chemise ouverte au col et relevée des manches, une culotte rauge bouffante, un laklier de cuir complètent sa tenue.
Sa femme, l'Indienne, fort semblable en général à crdle du tableau 10, est vêtue d’une casaque blanche, d’un jupon bleu et d’une sorte de puncho rayé qui lui croise sur les épaules. Elle donne un morceau de fruit à un oiseau apprivoisé qu’elle tient perché sur un doigt, tandis que le tente-en-el-aire, produit de son union avec le cambujo, lui présente le fruit ouvert dans une gamelle de bois peint. Ce tenle-e/i-el-air, aux cheveux longs et lisses, ondulant sur le cou, est de couleur brune éclaircie, allant dun*21 au n® 42.
12. — De Tente en el ai- ) he, v Mulata, nace Al«ara- | zado. — Le tente-en-el-aire sert comme domestique chez quelque grand seigneur, dont il porte la livrée; son épouse, la mulâtresse, est marchande de fruits en plein air, sous un auvent de paille monté sur un trépied. Elle est vêtue comme ITndienne du numéro II, et s’occupe à disposer sur sa table les (juinze espèces de fruits qu’elle va mettre en vente. Le peintre s’est donné la peine de numéroter de i à la les divers fruits dont il a fait le portrait
PKI.MX’KKS KTIIN'(U;P. U'IIIOI KS n’niXACIO I»K CASTlU» 10;)
miaulieuxel il eu adressé le catalogue au bas de son tableau, a côté du titre que l’on vient déliré.
Voici ce catalogue avec la traduction que nous avons pu faire (le chacun des noms qui le composent et leur synonymie latine en ajoutant les noms nahuatl de ceux de ces fruits connus des Mexicains avant la conquête espagnole* :