LA FONCTION DE SECRÉTAIRE DES PRINCES CHEZ LES ANCIENS
Selon les définitions de l'Académie française, dans son dictionnaire, le secrétaire du roi était, dans l'ancienne monarchie, « l'officier qui dressait les lettres expédiées en chancellerie, » et le secrétaire d'État est « le ministre qui a un département et qui contre-signe les ordonnances du roi. » Fauvelet du Toc, au dix-septième siècle, et plus récemment M. Chéruel et M. de Luçay* ont exposé, dans des ouvrages spéciaux, comment les secrétaires du roi sont devenus chez
( Lues dans la séance publique annuelle des cinq Académies, le 14 août 1858, et imprimés dans les Actes de cette séance.
* Histoire des secrétaires d'£/a£, Paris, 1668. Cf. Saint-Allais, de l'ancienne France, Paris, 1834, t. II ; Ch. Gombault, Histoire des ministres d'Etat qui ont servy sous les rois de France de la troisième lignée, Taris. 1068; A. Chéruel, Histoire de C administrât ion tn France, 1. 1, p. 179, etc., et Dictionnaire historique des institutions de la France, Paris, 185Ô, au mot Ministre; H. de Luçay, des Secrétaires d'Etat jusqu'à la mort de Mazarin, 1661, dans la Revue historique de Droit français et étranger, t. I, p. 149-184; L. Friedlander, De eis qui primis duobus sceculh a rationibus, ab ephtulis, a libellis imperatorum romanorum fuerunt., Ko^nigsberg, 1860, in-4. — Une dissertation anonyme, publiée à la Haye en 1747, sous ce titre : de l'Origine et du progrès des charges de secrétaires d'Etat (89 p. in-8), m'a paru bien peu instructive après les livres que je viens de citer.