‹ Mémoires d'histoire ancienne et de philologieChapitre 45 sur 102 · VIA. IN. HOC. MONVMRNTO. COND1TVS.EST. VIATOR. TALE · texte numérisé non relu

VIA. IN. HOC. MONVMRNTO. COND1TVS.EST. VIATOR. TALE

EX. TESTAMENTO. L\. HOC MONVMENTO. NBMINRM. INPERRI. NEQVE.

CONDI. LICBT. N1SE1. BOS. L1B. QV1BV8. HOC TKSTAMENTO.DEDI. TRIBV1QVE.

Quelques archaïsmes d'orthographe, Ateilius pour Atilius, ubei pour ubi, nisei pour nisi *, peu décisifs par eux-mêmes, confirment utilement les indices tirés de la forme des lettres, au sujet de la date que l'on peut assigner à cotte remarquable inscription. Une autre observation, égalementduo à M. Henzen, c'est que le nom d'Atilius Serranus ne se retrouve plus sur les fastes consulaires de Rome, à partir de l'an 648 (105 av. J.-C). Les marbres, il est vrai, mentionnent d'autres Atilius Saranus, mais dont aucun ne peut être celui auquel avait appartenu Evhodus. On connaît l'inscription du musée de Vérone :

SEX. AT1L1VS. M. F. SAHANVS. PROCOS

EX. SENAT1CONSVLTO 1ISTER. ATESTINOS. ET. VEICETINOS FINIS. TERM1NOSQVE. STATVI. IVSIT *.

« La copie de M. G. Guizot, confirmée par celle de M. Henzen, dans le supplément au Recueil dOrelli, n. 7244, porte mali, et feceris, qui est plus clair et plus correct; mais re feceris pourrait bien être une de ces erreur* de gravure, assez fréquentes sur les marbres, comme, par exemple, immunitatatis pour immunttatis dans une inscription publiée par M. Henzen (Bulletin de l'Institut arcbêol., 1845j.

» Hoc pour hue, à la première ligne, parait être aussi un archaïsme, car le mot grumum ne s'y rapporte pas. Du moins, je ne connais pas un seul exemple de ce mot avec la forme neutre en um. Voir Forcellini au mot Grumus. Il est vrai que hoc pour hue se lit dans des monuments qui paraissent bien postérieurs au temps d'Auguste. Voir Orelli, n°»4394, 4471.

» Orelli, Inscr. lat., n°. 3110; Ritschl, planche LV. Sur la variété d'orthographe Sarranusei Serranus voir la note de Furlanetto dans le Lexique de Forcellini, au mot Sarranus.

Elle est de l'an de Rome 619, époque évidemment antérieure à notre inscription ; et, en outre, Evhodus porto le prénom Gains ou Gaius, que portait le consul de l'an 648, non pas le prénom Sextus, que porte le consul de l'an 618 proconsul en 619.

Une autre inscription, que l'on prétend trouvée à Montalte en Calabre 1 et qui mentionne deux personnages de la môme famille, L. Attilius Serranus et C. Attilius Serranus, son neveu, offre malheureusement peu de garanties d'authenticité. Les deux consuls dont elle porte la date, sont de Tan de Rome 588 ; or, l'orthographe et la latinité de cette épitaphe, d'ailleurs très-fruste, accusent une date voisine de l'ère chrétienne.

Enfin, on cite, parmi les inscriptions de l'ancien Lugdunum, cette épitaphe d'un soldat prétorien :

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