PACC1VS.TUVRAR1VS. P A CCI YS . TH VR A R
DE.FAM1LIA,REG.M1TREDAT]S (sic). S1BI.ET.SELEVCO
PAMPHILO/TRYPHON [I?J IHILOTAE.UBERTEIS POSTERISQVE.EORVM.
Comme il arrivait souvent, l'affranchi, devenu riche, avait eu à son tour dos esclaves et des affranchis ; de là la concession qu'il leur a faite d'avance d'une place dans son tombeau.
L'usage de faire accorder uu seul nom de famille au pluriel avec plusiours prénoms, comme on le voit pour les frères Trébonius, se démontre par beaucoup d'exemples et presque tous fort anciens. La sentence des frères Minucius Kufus sur les limites du territoire des Genuates et des Vituries commence par ces mots : <J. M. MINVCIEIS. Q. F. RVPEIS, etc , c'est-à-dire Quintus [et) Marcus Minucii, Quinti fi lu, Ru fi1. L'inscription d'un monument de Saint-Rcmy, que Barthélémy a publiée dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions *, est ainsi conçue :
SEX.L.M.lVLIEI.C.F.PARfiOTlBVS.SVBIS.
' Kiel, 1841, p. 27, inscriptions ducs aux fouilles de M. Campana. Cf. Ilirtius, (îe Bello Alexandrino, c. xxvi et lxxvih. * Luiiniserm. reliq , p. 18o. Co monument est de l'an ii7 av. J.-C. ' T XXVIII, p. 579. Cf. t. VII, p. 2<m. une description Uu monument.
c'est-à-dire : Sextus, Lucius (et) Marcus Julii, Cuti /Mi, parentibus suis. Une inscription de Férentinum, récemment reproduite sur la planche lxxxiii du beau receuil de M. Ritschl, nous présente une formule semblable :
P.M.SALON'IEI.TI.F.
AED PAV1MENTVM P.S.P.F.C.
c'est-à-dire : Publius (et) Marcus Salonii, Tiberii fila, œdtïes, pavimentum de sua jiecum'tt fariundum curaverunt*.
Le même usage se retrouve, sous l'empire, par exemple, dans cette inscription de Rome :
LIBKRTIS. ET. FAMILIAF.
TI.T1.CLAVMORVM EROTIS. ET. FKL1GIS AVG . L A. RATION IBVS, etc.
c'est-à-diro : Libertis (et) fumilùv Tiberii et Tiberii C laudiorum E rôtis et Felicis, Auyusti (de Tibère) liber torum a rntionibus, etc., ou en d'autres termes : Libertis et familiœ Tiberii Claudii E rôtis et Tiberii Clnudii Felicis, Augusti libertorum a rationibus, etc. On peut rapporter à la môme époque le fragment suivant conservé au musée d'Esté :