ITER. DEBET
VR . F VNDO . ENIANO . ET
c'est-à-dire : Via privata, Caio (et) Quinto Largiis, Lueii filiis et Caio Olio(?) Salvio iter débet ur fundo Emana et...*.
1 Autre exemple dans Morarasen, Jnscr. rtyni neapot., n°C149. * Orelli, u»* 4377 et 5576. Ce dernier numéro fait partie d'un supplément au Recueil d Orelli, dont lediteur avait bien voulu me communiquer, en
flUI QUELQUES INSCRIPTIONS LATINES. 371
Enfin les inscriptions grecques imitent ce latinisme, comme on le voit par un monument de Délos que consacrèrent à un bienfaiteur do leur famille deux Romains , les frères Pédius : Acuxts; v.v. fats; Nésist, Faisu utst, Pwjiatst «, ot cela bien avant l'ère chrétienne, au temps de Ptolémée Evergète II ou Physcon.
La possession commune d'un même esclave par plusieurs maîtres, suite naturelle du droit de propriété ainsi étendu jusque sur la personne humaine, et. après l'affranchissement, la perpétuité d'un droit commun de tutelle sur l'esclave affranchi, se montrent clairement dans les lignes 4, 6, 7, 8 et 9 de l'inscription des Trébonius. L'inscription de Sergius Démétrius, citée plus haut, p. 355, atteste le même fait. Nous le retrouvons encore dans un monument qui parait être du premier siècle de l'empire :
T. ARETIVS.T CL.L,
apiolvs irnn vir
1DEM.AVGVSTALIS, etc.
c'est à-dire : Titus Aretius, Titi, Cuii (et) Lucii (Aretiorum) libertus, Apiulus, seeir idem Auyusialis, etc.*. Mais nous le voyons constaté plus évidemment encore dans une inscription de Rome1, que je transcrirai à cause de son importance :
Q.CAECILIVS Q.L. PAMA SIB1. ET. LIBERTIS.ET LIBERTABVS. QVL SVNT. COMSIVNKS.CVlf CAECIUA.Q.L. DlOÎSISIA.ET. POSTBRIS. LIBERTORVM. ET. L1BERTARVM. EORVM
CAECILIA Q. L DIO.MSIA SIB1. ET. LIBERTIS.ET LIBERTABVS. QV1 SVNT. COMMVSES CVM Q. CAEQLIO. Q.L. PAMA. ET. POSTERIS LIBERTORVM. KT. LIBERTARVM. LOftVM.
1844, les premières feuilles. M. On Ui l'avait extrait du livre de Furlanetlo intitulé : Le antiche Lapidi del museo d'Esté (gadoue, 1833).
» Corpus inscr. grœc , n° '2V285. Autres exemples, n°* 357, 2803 et 5993.
s Orelli, n° 3926. texte complété et corrigé dans la note de l'éditeur sur le numéro 5370 du supplément mentionné plus liant, p. 570, n. 2.
1 Orelli, u° ÔOIti. Le même fait est attesté pour la Grèce, dans plusieurs actes d'affranchissement dont j'ai donné une analyse dans le Journal gé-
Ce texte est d'une clarté qui me dispense de toute explication; mais j'en rapprocherai une inscription doublement intéressante par son rapport avec la question des liberti communes et avec une particularité grammaticale dont l'examen va bientôt nous occuper. Un très-habile épigraphiste, Olaùs Kellermann, l'avait copiée au Vatican : en la publiant d'après les papiers de Kellermann, M. Otto Jahn ne nous apprend rien sur la forme de l'écriture ni sur les caractères extérieurs du monument qui nous l a transmise.