‹ Mémoires d'histoire ancienne et de philologieChapitre 51 sur 102 · CN . CN . CN .SEPTVMIEISCN.CN .CL · texte numérisé non relu

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PIIILARGYRVS. MALCHIO. PHILEROS. ARG CORNVFICIA.J.L. SELENIO SEPTVMJA.CN.CN.L.AUGE ».

On y reconnaît facilement cinq personnages affranchis de la famille Septutnia : 1° CnéiusSeptumius Philargurus (pour Philargyvus, comme on le voit sur plusieurs autres monuments s); 2° Cnéius Septumius Malchio; 3° CnéiusSeptumius Phileros , tous trois arguitarii , c'est-à-dire probablement « ouvriers en bijoux ou en ustensiles d'argent ; » (mais ces trois affranchis appartenaient-ils en commun aux trois frères Septumius, ou respectivement à chacun des trois frères, c'est-à-dire Philargurus au premier Cnéius; Malchio au second Cnéius, et Phileros à Caius Septumius? La chose me semble aujourd'hui difficile à décider; en tous cas, on a d'autres exemples d'esclaves possédas en commun, puis affranchis3); 4U l'affranchie Cornulicia Selenio, qui avait appartenu certainement à une Cornuûcia ; o° Septumia Augé, affranchie commune des deux Cnéius Septumius.

nèral de l'instruction publiquedu 2 juillet 1840, et dont le nombre s'est fort augmenté par les découvertes de MM. Foucart et Wescherdans les ruines de Delphes.

1 Spécimen epigraphicum, etc., p. %. Ristschl, Tab. xciii.

3 Monimsen, Inscr. regni nenpol., n°» 30l>2, 5S»9'J. 0171.

3 Mommsen. regni ivapol , n°* 230'*, 281)7, 5681, £825.

Dîgirteea tsy-Geegle

SLR OtELOLKS INSCRIPTIONS LATINES. 373

Maintenant, le mot Septumieis est-il un datif pluriel, ot « s'agit-il, » par conséquent, dans l'inscription, « duno dédicace en l'honneur de trois Cnéius Scptumius par cinq affranchis, » comme le pensait M. Letronne1 ? On en doutera peutêtre, si l'on remarque que, dans cette hypothèse, les trois affranchis seraient, contrairement à l'usage, mentionnés, comme de simples esclaves, par leur nom propre, tandis que les deux femmes affranchies le seraient seules par leur double nom : CornuGcia Selenio, Septumia Augé. Le monument des Trébonius, par sa ressemblance avec celui des Scptumius, donne plus de force encore à notre objection. Or, la difficulté disparaît, si l'on veut reconnaître dans Septumieis, comme plus haut dans turarieis et liberteis, un nominatif pluriel archaïque de la deuxième déclinaison, ce qui, d'ailleurs, s'accorde assez bien avec les autres signes d'archaïstno qu'offre l'inscription des Septumius, comme Vu pour l*î dans le nom môme de ces personnages et dans celui de Coitiuficia, et l'emploi de Vu pour Yy dans la transcription latine du nom grec «frAipvopc;.

Nous avons déjà signalé* ailleurs cette forme du nominatif pluriel en eis ou es, pour la deuxième déclinaison, forme longtemps inaperçue et qui, aujourd'hui démontrée par de nombreux exemples, et par des exemples portant une date précise, nous semble l'indice d'une époque fort ancienne, car on ne la retrouve plus avec certitude après l'an de Rome 648 ou 650. En voici deux exemples nouveaux ou peu connus en France, que nos lecteurs nous sauront gré peut-être de transcrire, le second surtout devant prendre place parmi les plus anciens monuments de la langue latine et du paganisme romain. M. Henzen les a publiés, en 1845, dans le Bulletin de

1 Revue archéologique de 1846-1847 (3e année), p. 594. 9 Revue archéologique de 1847-1848 (4e aunée), p. 197; note qui sera reproduite plus bas, page 577 de ce volume.

374 \V. KTI DES HISTOHIOl KS ET GRAMMATICALES

l'Institut archt'oltxjiqxp de Home1. Le premier est de Massa, dans le pays des Marses :

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