Q.VIBIVS.L.F
DIANA E . V.S. ( Votum suivit, ou voto soluto.) EISDEM ARAM
D.S.F.C. [De suo faciendam curavtt >.)
où eisdem est pour idem au nominatif singulier.
J'ai cru d'abord trouver un grave argument contre l'attribution de ces divers exemples d'archaïsme au dernier siècle
» Cavedoni, Indicazione anliquaria del reak musco Esknsc, 18 S2, in-8, p. 108.
*>i M>J'fc?> SL'K HIVER* MUNUIKYI».
de la république, dans l'inscription qui se lit sur la porto du temple d'Hercule à Cora :
M M Ai EJI.rvS . M . F . L . TTR PIUVS . L . F . DVOMYIB ES . DE . SE5ATVS SENTRfK jTIA . AKDRM . FACIEXRAM . COERAVER VNT . EISDBMQVE . PROBA VERE
où duomvires est pour duumviri, coernverunt pour curûverunt% et eisdem pour iidem. En effet, Winckelmann1 et d'après lui Nibby'et Canina\ attribuent au temps de Tibère l'édifice qui porte cette inscription. Mais ayant soumis là-dessus mes scrupules à deux habiles architectes, MM. Guénepin et Famin, anciens pensionnaires de l'école de Rome, qui pendant leur séjour en Italie ont fait des études spéciales sur les ruines de Cora, j'ai bientôt reçu l'assurance que rien n'autorisait à placer au commencement de l'ère chrétienne la date du temple en question. M. Famin a môme bien voulu, avec une obligeance dont j'aime à le remercier ici, mettre à ma disposition ses dessins exécutés sur les lieux, et autoriser la Revue archéologique à en publier les parties les plus caractéristiques comme pièce justificative. On peut donc aujourd'hui se convaincre que le temple élevé dans la ville de Cora, par Ma?lius et Turpilius, a toutes les apparences d'une construction du temps de Sylla; et, s'il en est ainsi, les formes eisdem et duomvires doivent s'ajouter aux exemples ci-dessus rassemblés.
Je n'oserais en dire autant de isdem pour idem, au nominatif singulier, dans l'inscription suivante, à laquelle s'attache malheureusement le nom suspect de Ligorio :