ET GENIO THESAVRORVM ARAM
C IVLIVS.AVG.LIB.
SATYRVS L» D
où le nom impérial semble indiquer un monument du siècle
5 P. 27, n" LV , copie a^ez exacte des deux inscriptions, sauf le mot DEDET, où Fabrfrlli lit un T tinal qu'il est impossible de reconnaître sur |e bronze original.
5 Ort-lli, n° 27M, où celte népligence de l'éditeur a éctaappéà l'attention, ordinairement si scrupuleuse, de M. G. Henzen Cf. le Rhrinisch* Mvseum 3« série, t. IX. p. i9 et 460. oh l'inscription de Placenlius est fidèlement transcrite.
1 11 est, en effet, reproduit a ce titre hur 1 une des premières planches du Recueil de 11. F. RiUcbl (plaoche 11. Cf. XCV1J). - Publié dans le UuU- tin archtol.de l'Ai henœwn franco**, octobre 1*55.
392 XVI. NOTES SUR DIVfcRS MOPTUMKNTS
d'Auguste. Mais en examinant de plus près cet autel, je découvris sur la face de droite, au-dessus de la représentation en bas-relief d'un urceus, une seconde inscription moins visible, et à cause de la place qu'elle occupe et parce qu'elle n'a pas été repeinte au minium comme le sont d'ordinaire les inscriptions antiques de nos Musées. Ce n'était rien moins que le complément de la dédicace avec date consulaire :
DEDIC.XHI.R.FEBR M.CIVICA.BARBARO M.MET1LIO.REGVLO
Ce second texte a échappé, non-seulement aux collecteurs d'inscriptions, comme M. Osanu1 et M. Orelli qui travaillent le plus ordinairement d'après des livres, mais encore à des antiquaires comme Fabretti5, Winckelmann *, Visconti1, M. de Clarac*, qui tous avaient eu successivement sous les yeux le monument lui-même ; il me frappa donc par sa nouveauté, et il m'embarrassa plus encore par le contraste de la date consulaire qui nous reporte à Tan 157 de l'ère chrétienne, et par conséquent à la famille des vfilius et des Aurelius, avec l'indice fourni par l'inscription de la face anté-
» Sylloge, p. 578, n° 64.
» Inscr. lai., n° 1682.
» Jntcr. antique, p. 77, n» 88, où l'éditeur ajoute : Hortis Negroniis in Pincio.
* Pierres gravées du B. de Slosch, p. 83, où l'on voit qu'il tenait pour inédile la première môme des deux inscriptions, la seule qu'il reproduisait : « Nous trouvous même Pluton appelé Jupiter ; témoin l'inscription suivante, qui n'a pas été publiée. Je l'ai déterrée dans la vigne de M. le marquis Belloni, à Rome : 10VI, etc. »
* Catal. del museo Jenkins, p. 75. D'autres pierres de cette collection ornent aujourd'hui notre musée du Louvre. Voir Clarac, pl. XXXII, n°611 , el le Catal. Jenkms, p. 62, n° 49; pl. VII, n» 505 et le Calai. Jenkins, p. 40, n» 20, etc.
* Inscr. grecques et romaines du Musée royal du Louvre, pl. XL, n»569.
D KPIGRAPHIt LATINE. 3*3
rieure. D'ailleurs la similitude des caractères est parfaite entre les deux textes lapidaires; et la face gauche de l'autel offre le dessin, en faible relief, d'un vase à libations de forme élégante, ce qui complète l'ornementation du monument et semble exclure l'idée de deux ou de plusieurs dédicaces successives. Le catalogue manuscrit des inscriptions latines de P. Séguier m'indiquait encore, comme ayant mentionné ou cité l'autel de G. Julius Satyrus, l'auteur italien, César Ripa, dans son Iconoiogie. Mais un peu découragé par le premier résultat de mes recherches, je n'allai pas tout de suite jusqu'à ce vieux livre, dont je pouvais cependant trouver une édition à la bibliothèque de l'Institut et une autre à la Bibliothèque impériale1. J'y aurais trouvé une reproduction complète, quoiqu'un peu inexacte, des deux textes de l'autel en question ; mais il me restait toujours à expliquer comment la date que fournissent les consulats de Barbarus et de Régulus pouvait se concilier avec l'indice chronologique qu'offre la partie antérieure du monument. Pour résoudre ce problème, je recourus donc à l'obligeance déjà éprouvée et à l'inépuisable érudition de M. le comte Borghesi. Mon espérance ne fut pas trompée, et je reçus bientôt de notre illustre correspondant la réponse suivante, que j'ai cru pouvoir reproduire ici en français, en y joignant seulement quelques courtes remarques.
• CesareRipa, Iconologia, éd. Siena, 1613, in-*, p. 288, dans l'énumèration des génies :
« Genio thesaurorum vedesi in qucst'altra iscrillione non più stampata, chc al présente sta in un orticello dietro il roonasterio di Santa Susanna nel colle Quirinale. E nna base, che dal canto destro ha il vaso detto urceo e dal sinistro la paiera, sotlo la quale è poslo il consolalo di M. Civiea Barbara, e non Barbato, comme scorretlamente staropasi in tuui i (asti senza prenome e nome di tal cousolalo che fh del 158.
10 VI . CVSTODI . ET . GBIÏIO . THESATRORYM . C. ITL. A VO LIB. SATTHYS.D.D. DBDIC . XIII . X. FKBR . M . CIT1CA BARBARO.M .MKTILIO. RBCVLO.COS.