‹ Mémoires d'histoire ancienne et de philologieChapitre 80 sur 102 · XX · texte numérisé non relu

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SUR LE RECUEIL DES FRAGMENTS Dl

Le goût public est suj.»t parmi nous à de singulières contradictions En fait de beaux-arts, il est bienséant de s'intûresser aux moindres dt'hris de l'antiquité. Les plus délicats et les moins savants s plairont à parcourir nos collections publiques, s'arrélant devant des fûts de colonnes, des fragments de corniche, des bras ou des jambes de statues, et devinant tant 1 - : * 1 1 que mal, d'après ces restes mutilés, le talent d un architecte ou d'un statuaire ancien. Pour peu même qu on jouisse de quoique aisance, on aimera, surtout en province, à se faire un petit .Musée de telles antiquailles. S'il s'agit de littérature, c'est tout autre chose. A peine a-t-on le temps de lire quelques chefs-d'o-uvre bien conservés dans les manuscrits, publics et commentés avec soin par des éditeurs de profession. Malheur aux pauvres écrivains dont les

1 Les deux morceaux qu'on va lire serain.t peut-être plus naturellement joints à ceux qui composent le volume des Armoires de tittà ature ancienne. Mais j'ai pense qu'ils apporteiaient une utile variété ace second recueil, ou dominent ks discutions un peu sévères de la critique et de la philologie.

« Public dans le 'oirnal des Débals du 0 novembre 1858.

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