SECONDE BRANCHE
LES GHATEÂUBRIAMB DU LION-D'Â?rGERS.
La seconde branche des Chateaubriand fleurit pendant quatre cent vingt ans ; on la voit poindre àlJean^ seigneur dei» Roehes-Baritaat et de la Lande, deuxième fils <ie Geoffroy YI, baron
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de Chateaubriand. Vers Fan 1260, Jean de Chateaubriand épousa Isabelle-Prévote de Thouars, dame de Chavannes. Il eut en partage de la suc* cession de son père la seigneurie du Lion-d'Ân* gers : il forma le premier degré de la lignée angevine et poitevine des Chateaubriand. Cette lignée eut pour service militaire le comté de^ Casan au royaume de Naples ; elle fonda une principauté en lUyrie ; elle s'allia deux fois avec la maison de Maillé, trois fois avec celle de Sainte^Maure-Montausier, ce qui a fait dire à Fléchier, dans Toraison funèbre du duc de Montausier : « La mort lui enleva, dès les premières <( années de son enfance, un père dont la perte <( aurait été irréparable, sll ne fût tombé sous n la conduite d^une mère de Tancienne maison <( de Chateaubriand, qui, renonçant d^abord à « toutes sortes de vanités et de plaisirs pour a vaquer dans une triste et laborieuse viduité <i aux affaires de sa famille, et contenant sous les « lois d'une austère vertu et d'une exacte mo* « destie une grande beauté et une florissante
MÉMOIRES D'OntRE-TOMBE. m
*« jeunesse, sacrifia toutes les douceurs et tout <( le repos de sa vie à la fortune et à réducation ^( de ses enfants. »
Puis viennent Théaude de Chateaubriand ; Georges, son fils, capitaine et maître de la vénerie du Roi, charge devenue celle de grand veneur; Philippe, petil^fîls de Théaude, chevalier de Tordre du Roi avant la création de Tordre du Saint-Esprit ; Gabriel-Philippe, fils aîné de Philippe, tué à la bataille de Lérida le 7 octobre 1642 ; Gabriel (le jeune), troisième fils de Philippe, mort lieutenant général du gouvernement du bas Poitou, le 8 février 4658.
Ce Chateaubriand était-il celui dont on trouve le nom dans les Mémoires du cardinal de Retz ^ « Âimery, avec la noblesse du Ye&int me re- « joignit : Chateaubriant, Chateau-Renaut, le « vicomte de Lameth, Ârgenleuil^ le chevalier n d'Humières, se logèrent dans le cloître. »
<Livre 3.)
(c Chateaubriant, qui était demeuré dans les « rues pour observer la marche de M. le
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« Prince, m^étant venu dire, en présence de a beaucoup de gens, que BI. le prince serait <c dans un demi-quart d^heure au palais, quil <( avait pour le moins autant de monde que ^ nons^ mais que nous avions pris nos postes, <f ee qui nous était d^un grand avantage, }e lui « r^ondis : U n^y a certainement que la salle « du palaiis où nous les sussions mieux prendre « que M. le prince. » (Livre 4.)
Raymond de Chateaubriand, fils de Gabriel le Jeune, mourut sans postérité après Fan 1 671 , et Suzanne de Chateaubriand, sa sœur, décéda sans alliance. En lui finit la branche des Roches-Raritaut ou du Lion-d^ Angers.
Sur la branche des Chateaubriand des JRoches-^Baritaut, ou du Lion-d' Angers^ je reçus de Poitiers une lettre datée du 16 août 1819, qui m^était adressée par M. de la Fonlenelle, conseiller à la cour royale. Elle contenait ce passage : « Je profite de la circonstance, mon* « sieur le vicomte, pour vous adresser copie < d^une pièce que vous serez, je pense, bien
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« aise d'avoir : je veux parler de Tépitaphe d'un « de vos parents, qui ornait avant la révolution « réglise de Saint-Germaîn-de-Prinçay dans la « Vendée. Vous n'ignorez sansdoute pas qu'une <( branche de votre maison a habité plusieurs « siècles ce bon pays et possédé le comté des a Roches-Baritaut qui appartenait en dernier « lieu au comte Claude de Beauharnais. Cette « terre a été vendue il y a peu de temps et à il très-bas prix (moins que le denier 20). Le « château, mis à la moderne et très-habitable, « est encore à la disposition du premier acqué- « reur qui se présentera. Qu'il serait agréable « pour les Vendéens, dont vous êtes le défen- « seur si zélé, de vous voir devenir leur cornai patriote ! Si ce vœu pouvait vous toucher, « vous n'auriez qu'à m'écrire et j'entrerais avec « vous dans de plus longs détails.
« J'ai l'honneur d'être, etc.
« Signé ; De là Font£N£lle. »
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