COMTE DES ROCHES-BAHITAUT
Placée dans le chœur de i*églisedeSt-Germain-de-Prinçay (Vendée).
Arrête^ passant^ £t réyère ici ce que l'Espagne a redouté ; C'est le cœur de messire Philippe de Chateaubriand^ Comte des Roches-Baritaut, maître de camp D'un régiment de cavalerie française et maréchal de camp
Es armées de Sa Majesté.
La grandeur de sa naissance répondit par tout
A celle de sa vie.
La nature lui donna des vertus^ et le temps Des occasions de les faire paraître.
Il apprit de son père les principes de la guerre^ Tant par les exemples que par les leçons.
Pour donner à Dieu les prémices de sa valeur Il défit à quatorze ans les ennemis de la Foi, En Poitou^ les sujets rebelles, en Ré, les voisins orgueilleux. Où il releva son père, Et son cheval ayant été tué Lui donna le sien; Il le suivit dans cette Ile et au siège de la Rochelle Comme Pyrrhus Achille à celui de Troies.
il fut aussi prompt à secourir nos alliés qu'a dompter Nos ennemis Et fil deux campagnes en Piémont Et au secours de Casai j
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Il eut part en toutes les occasions d'Allemagne et de Flandre; Ilcombattit à Corbie Jean deWertbel^ Piccolomini, Et fut leur prisonnier Après avoir percé vingt escadrons, Non vaincu, mais las de vaincre ; La gloire fut le seul prix de sa rançon.
Il s'est trouvé en trente combats ou sièges de places Et en deux batailles ; Ce nombre égale à peu près Celui de ses années^ celles d'Alexandre.
Il fut peu plus glorieux en sa mort qui prévînt
Son triomphe A la bataille de Lérida, il fit son monument De ses trophées Et mourut victorieux A l'âge de trente et quatre ans, Le septième du mois d'octobre 1643.
Passant^ avoue que ce cœur que l'Espagne a redouté Mérite d'être révéré, sous cette lame élevée à sa mémoire Et à la douleur d'un père inconsolable Qui lui a rendu Les honneurs qu'il devait recevoir de lui.
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TROISHMB BRANCHE: