‹ Mémoires d'outre-tombe, Volume 3Chapitre 38 sur 40 · LES CHATEAUBRIAND BE BEAUJPORT · texte numérisé non relu

LES CHATEAUBRIAND BE BEAUJPORT

Enfin, la troisième branche des Chateaubriand rivalisa d^éclat et de richesse avec celle de la branche aînée, les barons de Qiateaubriand. Elle est antérieure d'origine à la branche angevine, car elle prend naissance à Geoffroy V, et la branche angevine à Geoffroy VI.

Brient ou Briand de Chateaubriand, second fils de Geoffroy Y, baron de Chateaubriand, et de Sibylle, sa première femme, siégea dans Tordre des barons aux États tenus à Bennes en 1286. Il avait épousé en 1251 Jeanne, dame de Beaufort, fille unique et héritière d^Âlain, sire de Beauforl et de Dinan, d^où ces Chateaubriand prirent la qualification de sires de Beaufort.

Bertrand, fils de Brient, épousa Tiphaine du

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Guescliu^ dame du Plessis-Bertrand, fille de Pierre du Guesclin (et non d^Olivier), frère du connétable.

Le fils de Bertrand de Chateaubriand fut Brient V qui reçut de Charles VU, en récompense de ses services, la charge de chambellan de la couronne.

Renée deChateaubriand,héritière non mariée de la seigneurie de Beaufort, vendit en 1662 le chef-lieu à Pierre de Goyon, ou plutôt Fécliangea pour la terre de Gordiseui.

Un cadet d'une branche collatérale des Chateaubriand de Beaufort (Christophe II, comme je Fai dit dans le texte) avait eu en partage la terre de la Guérande et donna naissance à cette lignée des Chateaubriand de la Guérande, laquelle est venue se perdre et se confondre dans celle de mes aïeux paternels.

A propos de la troisième branche des Chateaubriand de Beaufort, un ancien et savant âève de Fécole des Chartes, M. Floquet, a inséré ce récit dans son Histoire du privilège de

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la fierté ou de la levée de la châsse de saint Romain à Rouen.

1S76. La aerte accordée à ane dame noble, da pays de Bretagne» qui aTall flitt aesawlner son mari.

« Ce succès incomplet ne rebuta point le chapitre; et Tannée suivante il fit un choix plus scandaleux encore dans la personne de Jacqueline (ou Jacquemine) du Boysrioult, xlame noble du pays de Bretagne*

« Dès son jeune âge, Jacquemine du Boysrioult avait été promise en mariage au sieur de Kargouêt de Vauvert, « jeune gentilhomme « à qui elle portait grande amiiié. » Mais les parents de Guy de Guite, sieur de Vaucouleurs, firent tant auprès des oncles de la jeune fille que ces derniers « rompirent leur <t promesse et contraignirent leur nièce de « fiancer et d^épouser à la même heure le sieur

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« de Yaucouleurs. » Elle alla demeurera Dinan avec son mari. Cette union forcée devait être fatale aux deux époux. Yaucouleurs, non content d^entretenir chez lui des filles de mauvaise vie, contraignait sa femme à les souffrir assises à sa table. Elle n'osait résister, tant elle craignait les violences de son mari qui souvent «Pavait chassée hors de la maison , « et quelquefois même Pavait enfermée pri-^ < sonnîère dans une chambre secrète. » De là, dans le cœur de cette femme outragée ^ une haine violente et une soif de yengeance qui devait amener une catastrophe. Briant de Chateaubriand, puîné de la maison de Beaufort , venait souvent chez Yaucouleurs, dont il paraissait rechercher la sœur en mariage* Mais ses assiduités s^adressaient à Jacquemine du BoysriouU dont il était épris* En proie au désir de la vengeance, Jacquemine du Boysrioult dénonça un jour à Chateaubriand les mauvais traitements que lui prodiguait son mari. Elle osa lui demander un crime affreux ;

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sa main, son cœur, étaient à ce prix. A peu de jours de là, le sieur de Yaucouleurs fat assassiné, comme il revenait de Broons à Dinan; et, trois mois après, Chateaubriand était répoux de Jacquemine du Boysriouk.

Cependant la justice avait informe sur Vm^ sassinat du sieur de Yaucouleurs. LIiorriMe vérité avait fini par se faire jour. Chateaubriand et le sieur de Beaufort, son beau^firère, longtemps fugitifs, étaient, après cinq ms de vaines poursuites, tombés enfin entre les mains de la justice, et, convaincus de l'assassinat de Yaucouleurs, avaient eu la tète tranchée à Rennes sur un ëchafiaud. Déioncée par eux dans leur testament de mort, Jacquemine du Boysrioult, qui s'hait réfogiée en Normandie, avait été condamnée par le Parlement de Bre»

tagne (le 25 septembre 157A) c à estre brusléa vifve. )> En 1 576 y elle vint à Rouen se jeter aux genoux des députés du chapitre et kitr demander la fierté. Elle fut élue.

« Amenée devant le Parlement, et assise smr

HtMOIBES VÙUTKB^romn. SOI

la sellette, elle se garda bien d^abord d'une shicéritë qui ne pouvait que la perdre.

« EHeditqu^à Tàge de douze ans elle avait été mariée au sieur de Yaucouleurs qui < la tvaio « toit mal, vivoit en concubinage avec des fit* « tes, et la maltraictoit bien fort, n Après quinze ans d^miion , le sieur de Yaucouleurs était i«>rt, lui laissant trois enfants. Quelques mois après , et du consentement de ses parents et de ceux de son mari décédé, elle av^ épousé en secondes noces le sieur Briant de ChateaubriaBd. Mais, dans la suite, ce dernier fut accusé d'avoir fait assassiner M. de Yaucouleurs, son premier mari« Le Parlement de Bretagne lui fit son procès, ainsi qiaHmx sieurs de Beaufort et des Noës, ses complices; ils furent condamnés à mort et eurent la tète tranchée. Pour elle, qui avait toujours ignoré le crime de son second mari, elle avait été soupçonnée d^abord de compK* cité^ et même arrêtée; mais, relâchée bientôt^ elle s^ét»t retirée chez des parents du

s» MËIIOIBES D'OUXRB-TOlim.

sieur deVaucouleurs, son premier mari, qui rayaient bien reçue, certains qu^ils étaient de son innocence. Depuis quelque temps elle était en Normandie, et sachant <]u'en Bretagne on en était revenu à la soupçonner de complicité dans l'assassinat de son premier mari, et que même le Parlement de Bretagne Tavait condamnée à mort par contumace, < crai* « gnant la justice de Bretaigne , elle estoit « venue à Rouen pour avoir le privilège et <( éviter la rigueur de justice^ » Elle protestait de son innocence , n'ayant pas (elle le confessait) « esté marrye de la mort de son pre^ f( mier mary , veu qu'il la maltraictoit, mais « n'ayant jamais co nnivé à cet assassinat qu'elle

<( détestoit, et qu'elle avoit même ignoré long- « temps. »

«L'aVocat général Bigot dit que Jacqueline du Boysrioult avouait < qu'elle n'avoit pas esté marie rye de la mort de son premier mary, » piais niait toute complicité avec les auteurs de l'assassinat i rien ne prouvait cette complicité ; « et puis*

ittifomBS D'omm-Toii». irs

m qu^il estoitreçu que les estrangers jonyssoient « de ce privilège, » il ne s^opposaic pas àce qn^elle (fiA délivrée au cha{Htré ponr lever la fierté.

« Le Parlement commençait à délibérer, et allait certainement rendre un arrêt favorable^ lorsque lacqtoiemine do Boymonlt, «fo'on avait fait retirer , envoya un huissier annoncer « qu'elle vouidroit bien dire encore quelque « mot à la cour. » Devant les commissaires du chapitre, elle avait confessé son crime; et Ton vient de voir qu^au contraire devaodi le Parlement elle Pavait nié ; mais elle s^en était repeirtie presque aussitôt, et, éans sa perplexité sur rissue de la délibération de la cour, elle espéra se sauver par un aveu pfos sincère. Assise de nouveau sur la sellette, elle dit « qu^elle « avoit cédé à ceulx qui avoî^it feiet Thomicide; « outrée qu'elle estoit contre son mary qui lui « estoit ainsi maulvais et estrange, qui la battoit^ M lamettoit CTi prison, pour raisondes g.... quMl « avoit avec lui à pain et à pot chez lui , en sa 9 présence, couchant avec elles, en sa maison; xn. 18

^4 idaiOIBBS D'OUTEE-TOMBE.

a elle lui avoitfaiot des remontraupes^ mais il ne « s^en djyertissoit (corrigeait) point. Le sieur de « Ghateaubritfid lui ayant demandé scelle vouloit « qu^il Pen délivrast, elle s^en estoit rapportée à n lui, disant qu^elle ne se soucyoit qui mourut « d^eux deux. » Le sieur de Chateaubriand Fa* vait tué ou fait tuer , mais à son insu ; depuis elle Pavait épousé en secondes noces du consentement de sa famille et de celle de son mari décédé; mais < il avoit attendu longtemps « après à lui dire qu^il avoit tué le sieur de Vau- « couleurs son premier mary. »

a Cet aveu imprudent et encore incomplet obangeait bien la face des choses., ÉQieric Bigot se leva de nouveau et tonna contre l'épouse homicide, et sans doute adultère. « Tout ainsy, « dit-il, que les Athéniens n^avoyent mis de lois « aux parricides, ainsi les Rois de France n^en « ont faict pour ung cas sy meschant que celui « que vous venez d'entendre. Il y a véhémente « présomption d'aduUère,Chasteaubriand ayant « espousé Jacqueline du Boysrioult après avoir

HAIOIUKS IKOUTRK-TOlBfi. »5

« tué son mary. » L^homme du Roi déclara que si la prisonnière était du ressort du Parlement de Normandie , lui et ses collègues poursuivraient la punition de ses forfiiits; mais, appelé seulement à parler sur le privilège invoqué par elle, il concluait à ce qu^elle fftt déclarée indigne de cette grâce.

ff Le Parlement, dont les révélations impru^ dentés qu'il venait d^entendre avaient changé les dispositions, déclara que la « damoyselle it Jacqueline du Boysrioult et ses complices et u adhérens estoient indignes du jonyr du privi- « lége de monsieur sainct Romain, et que, no- (f nosbtant reslectiôn faicte de sa personne par « le chapitre pour en jouyr, il seroit procédé ff contre elle et ses dictz complices, tout ainsy « que si elle n^avoit été esleue. » Il fut convenu, « toutefois, que « Jacqueline du Boysrioult serait « délivrée par provision pour estre menée en la « procession et solemnitez accoustumées , afin « d'éviter la commotion populaire, à charge <c d'eslre ressaisie ensuite et remise sous la main

976 MÉÊÊOSBBS B'<maUMM»BE.

<i 4e justice. » Alors furent introduits les chapelaias/et les confrères de saint Romain; on ne leur lut que la clause de l'arrêt qui ordonnait que la dame du Boysrioult serait délivrée p»r provision. Étonnés de ces expressions, qui leur parurent, non Isans cause, cacher quelque arrière-pensée , ils dirent «^qu^iiz ne pouvQÎent € prendre la prisonnière à cette charge* » Mais on leur répondit qu'ils n^avaient pas de procuration du chapitre pour faire cette requête, € et^ « sans aultrement délibérer per votUy il iîit, i( unanimi voto de la compaiguye, arresté qu^il <( leur seroit dict fulls eussent à emmener la « prisonnière. » Jacquemine duBoysrioult figura donc à la cérémonie du jour, et leva la fierté; mais les soupçons des chapelains et maîtres de la confrérie de saintRomain ne furent que trop justifiés; et le soir, au moment où la noble prisonnière sortait de la cathédrale, sa couronne de fleurs sur la tête , se croyant libre désormais , «Ue fut saisie par des archers, et ramenée à la conciergerie du Parlement.

« Cétait, en deux années, deux échecs que recevait le privilège. Au chapitre, on se plngnit fort de « messieurs de la court , qm ne taschoient que à énerver, voire du tout anénDlir ledict privilège. » Le cfaa(»tre écrivit au cardi» nal de Bourbon, et le pria de solliciter du Hoî « des lettres qui enjoignissent au Parlement de faire jouyr du privilège ceux qui estosent esleaSy suyvant Poctroy (Tieelluy, sans y mettre aulcunes modifications* »

OoBflmuitloii da privliéffe par Bcari m.

Le cardinal de Bourbon eut recours à Hentri III, qui, dès le mois de juin, donna des lettres patentes plus favorables, ce nous semble^ au privilège qu^aucunes de celles émanées des rois ses prédécesseurs. « Considérant, dit-^l^ que si les homicides pourpensez (prémédités) estoient distraictz du privilège sainct Romain, il seroit du tout inutile, estant les autres homî* cîdes remis par la voie ordinaire de nostre

^TTg ilAfOIRBS D'OimUS-TOlIBB.

puissance^ et, par ce moyen, la grâce da bénéfice dlceluy privilège seroit abolie.... Ensuivant la saincte intention de nos prédécesseurs, voulons estre imitateurs de leur dévotion et piété, etc., avons confirmé, ratifié et approuvé le privilège sainct Romain et les lettres patentes du feu roy nostre très«-honoré sieur et frère, du mois de mars 1559 ; voulons qn^elles sortent leur plein et entier effet , sans aucune restriction et modification ; que le chapitre puisse élire tous les ans un prisonnier, quel^ que crime qu^il ait commis, réservé le crime de lèze-majesté divine et humaine, et que le prisonnier délivré soit mis en toute liberté, sans pouvoir être puni et recherché pour les crimes auparavant faicts. » Le Roi , par cet édit , niettait au néant les arrêts rendus en i 575^ ^ relativement à Delaporte, et , en 1 576 , relativement à Jacquemine du Boysrioult; il ordonnait la mise en liberté immédiate de ces prisonniers, et la mainlevée de leurs biens.

On voit que mon frère n^est pas le premier

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Chateaubriand qui ait porto sa tête sur un échafaud.

On s'était trompé dans ma famille lorsqu^on avait cru qu^Âlexis de la Guérande, descendant direct des Chateaubriand de Beaufort , n^avait eu qu^une fille : la lettre suivante prouve quil avait eu un fils nommé Jean-Jules-Joseph , en qui a failli sa lignée.

« Monsieur le vicomte ,

« Madame veuve de Laviez , sœur utérine de <r mon épouse, ayant fait à ma fiHe unique dot « de la terre de la Guérande, qui lui est échue « le 2 octobre 1818, par le décès de M. Jeanne Jules-Joseph de Chateaubriand , son oncle <c germain , j^ai découvert parmi les papiers « qui se sont trouvés dans la maison principale « de cette terre des manuscrits à moitié rongés « par rhumidité, qui pourraient servir à réta- « blir la généalogie de votre illustre maison , « si les originaux remis à M. votre père j et « confiés par suite à M. de Bedée^ suivant leurs-

280 MiMOIBEg D'OmmS-TOMMS.

<( récépissés que j'ai joints au paquet qui ren- « ferme lesdits manusci^its, se tFOUvaieot ëga* « rés.

<c Ma belle-sœur m'ayant autorisé à vous les « envoyer, je les adresse à M. le vicomte de « Grassin pour quHl vous les remette suivant « ses intentions.

<( Le nom de la branche atnée de votre mai- « son se trouve éteint par la mort de M. Jeance Jules -Joseph de Chateaubriand, et cette « branche sera elle-même éteinte par le décès (( de ma belle*sœur, veuve, âgée de cinquante- < cinq ans, sans hoirs de corps; mais elle vivra « dans ses autres brandies^ en dépit des ma§- « sacres que la révolution a exercés sur elles.

« Votre courage secondé de votre génie à € sQ,utenir les intérêts du trône et de la légiti- <( mité serviraient à en rdever Téelat, si elles en « avaient besoin.

« Ma belle-soeur me charge de vous témoi- <( gner la satisfaction qu^elle éprouvera si Ten- « voi que je vous fais peut vous être agréable.

MfiMOIBKS rOUnS-TOMil. S8&

« Elle vous offre ses civilités ainsi que inade«- « moiselle de Bedée, que fai rencontrée ce u matin et que je vois assez régulièrement tous « les dimanches au soir chez elle.

« Tai rhonneur d^êlre , etc.

<i Signé SuDRic.

« A DinaB» ce 27 février l82(k »

Les papiers mentionnés dans cette obligeatite lettre sont des extraits des différentes généalogies des Chateaubriand , sans aucune importance ; mais je donne ici le récépissé de mes deux oncles paternel et maternel , des titres que leur avait remis M. de Chateaubriand de la Guérande. L^auteur de la lettre , M. Sudric, a pris seulement M. de Chateaubriand-Duplessîs, frère de mon père, pour mon père. Les deux reçus sont écrits en entier de la main de mes deux oncles.

MÉMOIRBS DOUTRE-TOIIBB.

QUATRIÈME DBGRE.

Production de François sur le degré de son père Jean, deuxième du nom.

« Je soussigné Pierre-Anne-Marie de Cha- H teaubriand , seigneur du Val , reconnais que « messire Alexis de Chateaubriand , chevalier, « seigneur de la Guérande , chef de nom et « d^armes de notre maison , a bien voulu me « confier pour faire les preuves de mon fils « aîné (Pierre Duplessis, que mon oncle fit re- « cevoir page de la reine) l'arrêt de noblesse , « par original de Tannée mil six cent soixante- <( neuf, avec vingt-trois autres pièces, partages^ « contrats de mariage et autres pièces de toute « espèce de différentes dates, pour prouver la « filiation : lesdites pièces sur vélin ; de plus « sur papier vingt-une pièces, toutes lesquelles

MÉMOIRBS D'OUTRB-TOMBB. 2Sa

« sont des originaux chiffrés de Chateaubriand a de la Guérande, lesquelles pièces je m^oblige a sur ma parole d^honneur de lui remettre le « plus tôt possible sous peine de tout dommage.

« A la Gvérande, ce 24 septembre 1778.

« Signé DE Chateaubriand -DuPLESSis. »

tf Aux fins de la lettre de monsieur de Cha- « teaubriand de Combourg , du 25 décembre « dernier, M. de Chateaubriand de la Gué- <i rande , chef de nom et d^armes de la maison « de Chateaubriand , a bien voulu me confier « vingt-trois pièces servant à la généalogie de « sa maison, que je m^oblige à lui faire rendre » aussitôt qu^elles seront revenues de chez « H. Chérin , le généalogiste de la cour.

« A la Guérande » le 4 janvier 1782.

« Signé DE BsDBs Boustardaye.

« Tai laissé ci-attachée la lettre du 26 dé- « cembre, de Bedéc, le 31 août 1782. Déplus,

« fNris six pièces qui regardent également la « généalogie.

A la linénBde.

« Signé DE Bedee Bouetariute. >

Je trouve dans mes papiers un autre reçu des titres communiqués par M. de Chateaubriand de la Guérande ; il est écrit de la propre main de mon malheureux frère : ce sont les seules lignes que je possède de lui.

« Je reconnais que monsieur le vicomte de « Chateaubriand m^a remis le nombre de onze « pièces^ dont huit en vélin et trois en papier, « pour servir à la preuve de la maison de Cha- « teaubriand.

« A la Guéiande, le 7 octobre 1786.

. « DE Chateaubriand. »

Ces pièces ont servi à rétablissement de la généalogie. Ce fut Bernard, le premier Chérin , qui eut d^abord, comme on le voit, la connaissance de nos titres, ainsi que le prouve le récé*

MÉMOnUSS B'OUTRB-TOMBK. 285

pissé des pièces données par M. de Chateaubriand de la Guérande. Mon oncle maternel , M. de Bedée, en recevant ces pièces le 4 janvier 1 782, s^engage à les rendre aussitôt qu'elles seraient revenues de chez M. Ghérin, le généalogiste de la cour. Que de labeurs pour certifier qu^il a existé des cendres !

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