CHAPITRE YII
Je deviens lieutenant au 8" provisoire. Le major Dragomelti. — Rayé des contrôles. Réprol)ation générale. — M. Dragomelti remplacé. Le bon commissaire espagnol. Moyen héroïque pour être malade. Il réussit. — A l'hôpital. — Je me trouve lieutenant à la ô' légion. Les journées sur le ponton Vieille-Castille. Occupations diverses. Fêles aux nouveaux arrivants. — Réceptions rares. Le vin chaud. — Musique. Orchestre. Concert instrumental et vocal. Prima donna. — La musique adoucit nos maux. — M. Perret lui doit sa liljcrté.
En rentrant à bord de la Vieille-Castille, je me fis inscrire sous le nom de M. Pallière, lieutenant au 8*^ régiment provisoire. Je choisis ce corps, parce qu'étant formé de plusieurs dépôts d'autres régiments, je pouvais mettre en défaut avec plus de facilité la vigilance de nos gardiens. Le sergent espagnol n'était pas à son poste quand je m'y présentai. Il faisait nuit lorsque j'y retournai. Le sergent ne me reconnut point. Je me croyais tout à fait en règle, ne prévoyant d'autres désagréments que ceux que j'avais à redouter du sergent esi)agnol. Cette apparence de succès ne me rendit pas plus vaniteu.v. Je continuai à manger des fèves avec les soldats, attendant que l'arrivée des espèces sonnantes vint confirmer le grade que je venais de m'attribuer. Je ne restai pas longtemps dans
8i MÉMOIRES D'UN AIDE-MAJOR
l'incertitude : on m'annonça trois jours après que M. Dragometti m'avait fait rayer des contrôles...
Pourquoi le fit-il? Parce qu'il était major au 8* régiment provisoire. Comme je n'avais pas l'honneur de connaître M. Dragomctti ; comme j'ignorais parfaitement qu'il appartînt à ce corps, j'avais eu limprudence de me dire de son régiment sans, au préalable, être allé lui faire ma cour, afin d'obtenir de lui mon grade supposé. Faute très grave, sans doute; acte indigne de pardon, mais que j'avais commis, à la vérité, sans intention (acte bien véniel au fond, puisque mon emploi véritable était égal à celui d'un officier). M. Dragometti, en agissant ainsi, épargnait huit réaux par jour à nos bons amis les Espagnols, en frap))ant durement un compagnon d'infortune.
MM. Démanche et de Beaufranchet furent indignés en apprenant ma radiation des contrôles. Ils ne pouvaient point l'empêcher, mais ils exprimèrent tout haut leur manière de penser. Le premier surtout parut en être profondément affecté.
Plongé dans de tristes réflexions sur mon présent et sur mon avenir de prisonnier, je me promenais un soir sur le pont. M. Démanche m'aborda, me prit en particulier et m'adressa plusieurs questions sur les moyens d'existence que je pouvais avoir encore.
— Je jouis d'une solde assez forte, ajouta-t-il, permettez-moi de la partager avec vous. Accordez-moi la satisfaction de vous défrayer des petites dépenses que vous êtes obligé de faire. Venez me voir chaque fois qu'on, nous payera. En attendant, veuillez accepter ce que vous offre votre ami, votre frère.
Il me serra la main, en y laissant deux piastres et il s'enfuit pour prévenir toute explication.
Grâce aux soins de M. Démanche, ma situation devint
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plus douce. Les jours de solde, cet ami dévoué me cherchait pour m'en remettre la moitié, dans la crainte qu'une fausse honte ne m'éloignàt de lui. Trois mois s'écoulèrent ainsi. Ce généreux ami continuait ses bons offices avec le même empressement et le même plaisir.
M. Dragometti, chargé jusqu'alors de la haute police du bord et de la répartition de la solde, en présence de la réprobation unanime à la suite de mon aventure, cessa d'exercer son emploi, que les Espagnols confièrent à un commissaire des guerres dont j'ai oublié le nom. Cet honnête homme, franc et loyal, étant lui-même non-combattant, nous favorisait autant qu'il le pouvait. Je fis, d'après ses conseils, une nouvelle tentative pour obtenir enfin un grade d'officier. .Je retournai à l'hôpital : c'est là que j'allais chercher mes brevets.
Les Espagnols s'étaient aperçus que l'hospice était plein de malades qui se portaient à merveille. Afin de prévenir cet abus, on envoyait au ponton un chirurgien qui visitait ceux qui se plaignaient de quelque maladie. 11 s'agissait de tromper ce chirurgien. Je l'eusse fait aisément s'il s'en était rapporté aux signes extérieurs, tels que la pâleur, la fièvre; mais il fallait avoir l'ccours à d'autres moyens plus puissants pour le [)ersuader. L'alun en poudre soufflé dans les yeux m'avait servi à la Serjunda Afjuada. Je voulus essayer une seconde fois, mais en vain. Trois jours après je me donnai la fièvre en mâchant du tabac dont j'avalais le suc : peine perdue. Enfin de guerre lasse, voyant que toutes mes ruses étaient déjouées, je résolus d'employer une ressource dont le succès était certain. L'état de mes finances m'avait engagea la réserver pour la dernière, ne voulant en faire usage qu'en désespoir de cause. Le lendemain, je me couchai au moment où le docteur montait à bord. L'un de mes amis l'amena
86 MÉMOIRES D'UN AlDE-MAJOIl
près de mon hamac. Alors, parodiant la scène charmante du Barbier de Séville :
— Je suis bien malade, je voudrais aller à l'hôpital, dis-je au nouveau Barlholo.
Il s'avance pour me tàter le pouls et je lui glisse deux piastres dans la main.
— En effet, vous avez une fièvre terrible. Ilabillez-vous à l'instant et descendez dans l'embarcation.
Je ne me fis pas prier.
Je m'embarquai sur la nef vagabonde et j'arrivai bientôt à la Isla. J'avais gagné le chirurgien; il fallait encore corrompre le caporal qui accompagnait le convoi. Quand nous eûmes pris terre, je m'approchai très humblement du seigneur caporal. Tout en cheminant vers l'hospice, je lui fis part de mon projet, et trois piastres servirent de péroraison à mon discours.
— Je vous entends à merveille, me dit-il. Votre affaire est certaine ; je suis un bon enfant qui ne demande pas mieux que de rendre service.
Ainsi, un major français me fait rayer des contrôles parce que je ne me suis pas incliné devant ses galons : captif, un chirurgien espagnol me trouve la fièvre quand il a pu loucher deux piastres au lieu de mon pouls. Et pour quinze francs un caporal, de son autorité privée, m'élève au grade de lieutenant à la 5* légion.
Le médecin espagnol me passa la visite. Je lui dis que je souffrais d'une affection rhumatismale. Pour le persuader de la réalité de mon mal, je me fis ap})liqucr un large vésicaloire à la cuisse. Ce traitement devait j)rùlonger mon séjour à rhôjiilnl. Après ma guérison, je rentrai à bord, où je fus inscrit sous le nom de M. Cossaire, lieutenant à la 3" légion.
Je ne manquai pas celle fois de remplir toutes les for-
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malilés voulues par Tétiquette. J'allai présenter mes respects à M. Roch, chef de bataillon dans cette légion; après avoir obtenu son agrément, faveur qu'on ne refusait jamais, on me reconnut et l'on me paya comme lieutenant.
Veut-on connaître notre vie de chaque jour sur le ponton?
Quand sonne la diane, un bruit affreux nous réveille. On entend de tous côtés les éclats d'une gaieté bruyante, et ces cris longtemps répétés :
— Branle-bas général ! tout le monde sur le pont!
On saute à terre, le hamac est promptement relevé. On grimi)e sur le pont, afin de ne pas déranger les matelots chargés d'entretenir la profucté. Dès que le lavage est achevé et que le parquet est à peu près sec, chacun reprend ses occupations ou ses divertissements accoutumés. Les tables de jeu se préparent, les capotes et les couvertures servent de tapis ; les échecs marchent sur le damier. Le reversi et le boston occupent la moitié de la société. Ceux qui regardent conseillent et jugent des cou])S. D'autres, qui n'ont aucun goût pour le jeu, savent se créer de plus utiles occupations. L'un fait une table avec les débris d'une cloison qu'il vient d'abattre ; un autre sculpte un jeu d'échecs , un cercle de fer arraché à un tonneau est redressé pour se changer en scie, et la lime criarde en aiguise les dents. La tapisserie de ferblanc qui couvre les panneaux de la cuisine est découpée avec soin pour fournir aux joueurs des fiches et des jetons; des fragments du plomb qui couvre le plat-bord sont arrondis et gravés comme des médaiUcs. Enfin, un autre prisonnier travaille avec une admirable constance. Du soir au matin on le voit couper et tailler des pièces de bois. Chacun l'examine et cherche à deviner le plan de
l'ouvrier. On s'attend à voir éclore un chef-d'œuvre de mécanique par l'assemblage de tant de pièces diverses. Point du tout : notre homme ne sait ce qu'il veut, il n'a aucun plan. Son couteau rogne, taille et ne fait que des copeaux. Mais cet exercice amuse le pauvre captif, qui se plaît à penser qu'avec du temps et de la patience il parviendrait à trancher le grand màt à coups de canif.
Viennent ensuite les amateurs des arts. Les musiciens, les peintres, les danseurs s'exercent en donnant des leçons. Gare les oreilles! J'ai vu les flûtes, les violons et les clarinettes sortir de leur étui. L'un souffle en ré; l'autre attaque en mi bémol une double corde traîtresse. Celui-ci fait galoper des arpèges en ut. C'est un bruit discordant et barbare, un vacarme assourdissant, un charivari infernal.
Voilà bien des gens occupés! Il en reste encore un bon nombre qui ne prennent aucune part aux divertissements de l'intérieur. Leur occupation favorite est de ne rien faire, et du soir au matin ils se promènent en long et en large sur le pont, armés d'une lorgnette. Ces vedettes, eu faction continuelle, nous donnent parfois des alertes. Nous montons alors tous sur le pont.
Le déjeuner suspend tous les exercices. Personne ne se fait attendre. Les couvertures qui servaient de tapis sont enlevées : la table de jeu sert de table à manger. On apporte le ranc/w dans une grande gamelle. Les souscripteurs associés se rangent autour. Chacun tire de sa poche la cuiller d'étain ou de bois, et le rancho disparaît bien vite aux yeux du consommateur affamé. Après ce premier repas on fait un tour de promenade sur le pont. Puis le couvert est promplement lavé. Les joueurs reprennent les cartes, le musicien son instrument, le peintre ses pinceaux. Le sabbat recommence et les flâneurs restent sur
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le pont, s'arment à nouveau de leur lunette et continuent d'observer ce qui se passe dans la rade.
Tout à coup nos sentinelles volontaires crient :
— Tout le monde sur le pont!
Chacun abandonne aussitôt ses occupations et remonte rapidement sur le pont. Un événement important va se produire pour le ponton. Une chaloupe se dirige vers nous. Elle porte de nouveaux prisonniers français que l'on nous amène. A peine sont-ils débarqués que les malheureux sont entourés, sollicités, pressés, accablés de mille questions :
— D'où venez-vous?... Où vous a-t-on pris?... L'Empereur cst-il en Espagne?... Parle-t-on de nous échanger?... Serons-nous bientôt délivrés?...
Puis, selon les réponses, la joie ou la tristesse, l'espoir ou le découragement se donnent libre carrière. Les événements que nous venons d'apprendre, et qui remontent déjà à une date éloignée, sont pendant longtemps l'unique sujet des conversations des prisonniers des pontons. Les nouveaux venus doivent recommencer cent fois leur récit. Ils sont invités à diner successivement par chacune des escouades. Ils occupent la place d'honneur; ils sont devenus des personnages importants pour nous, pauvres captifs... Hier n'étaient-ils pas libres encore?
Autres le dîner, le jour tombe. On n'y voit i)lus assez pour lire ou pour dessiner. Tout le monde alors se retrouve sur le pont; la promenade recommence. Puis, comme le corps a besoin de mouvement, on joue à lu main chaude, à Colin-Maillard. On fait des rondes accompagnées do chants. Les refrains de notre enfance nous remontent aux lèvres : Nous n'irons plus au bois! La Tour, prends f/arde ! Souvent même la danse termine la soirée, quand il fait beau. Le clairon sonne le coucher. Chacun
va dormir, oublier, et recommencer le lendemain cette monotone existence.
Je n'étais point assez habile pour me mesurer avec nos joueurs de cartes, mais je cherchais à m'instruire, à saisir les finesses des différents jeux. En me voyant suivre la partie avec tant d'intérêt, les amateurs, au début, me croyaient très fort. Ils me consultaient parfois au sujet d'un coup douteux, mais je leur répondais que si mon grand-père avait été le plus habile joueur de piquet de sa province et mon oncle aussi très fort à ce jeu, je n'avais pas suivi leurs traces et que j'étais dans les divers jeux d'une égale et complète ignorance. Les joueurs, dès lors, dédaignèrent ma compagnie.
Quelquefois, dans les grandes circonstances, nous buvions, dans nos soirées, un verre de vin chaud, nectar des militaires et surtout des prisonniers. Il fallait réaliser de bien grosses épargnes pour subvenir aux frais de la liqueur vermeille et des ingrédients qui devaient la parfumer. Après avoir bu de l'eau pendant une semaine, après avoir économisé une poignée de panais et de carottes sur la soupe quotidienne, la tirelire s'emplissait et la coupe aromatique et fumante paraissait enfin sur la table. La joie renaissait sur tous les visages. Chacun tendait son gobelet de fer-blanc; le chef de gamelle procédait alors à la distribution avec une irréprochable égalité. Bacchus inspire ses disciples. Ils entonnaient alors en chœur des chansons si joyeuses qu'ils faisaient rire ceux-là même qui les écoutaient sans boire. On chantait mal, on détonnait, qu'importe! on chantait toujours. Ce n'était i)as la beauté de l'harmonie que l'on cherchait, mais l'oubli de ses maux', trouvé pendant (juclques instants...
Nous célébrions de la même manière les saints [latrons
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<le nos camarades qui se rencontraient le jour ou le lendemain du payement. On se rendait en grande cérémonie chez le futur amphitryon. Il recevait les compliments llatteurs de la société et il proposait lui-même le régal désiré; les bravos éclataient de toutes parts. Voulait-il esquiver la partie? La troupe bachique s'attachait à ses pas : pressé, obsédé, harcelé, il finissait i)ar se rendre. Le rouge nectar coulait à pleins bords. Mais ces grandes fêtes n'avaient lieu que très rarement.
Nous avions beaucoup d'amateurs de musique à bord de la Vieille-Caslille. Leurs exercices étaient fort ennuyeux, attendu que chacun jouait à part un air dilTérent. J'imaginai de réunir les musiciens qui avaient un talent réel et ceux qui pouvaient faire leur partie, pour former un petit orchestre. M. de Beaufranchet possédait une jolie collection de jjarlitions, mais malheureusement elles étaient réduites avec accompagnement de piano... Or, cet instrument nous manquait, comme on doit bien le penser. Avec un peu d'adresse et beaucoup de patience, je sus retrouver les parties d'orchestre de Cimarosa et de Paisiello dans l'accompagnement de piano. Les parties de flûte et de clarinette pouvaient être supprimées au besoin. Nous n'avions ni cors ni bassons. Ces instruments ne figurèrent pas dans ma partition. Tel qu'il était, ce petit concert nous fit passer des moments fort agréables. Quelques séances nous suffirent pour obtenir un ensemble, une vigueur d'exécution qui charmaient notre auditoire nombreux et fidèle. Le choix de la musique était excellent. Notre bibliothèque se composait de chefs-d'œuvre de Mozart, de Cimarosa, de Paisiello et de Paër. -M. de Beaufranchet chantait le baryton, le ténor aussi, et moi lu basse. M'"" Mollart, excellente cantatrice, vint ensuite et fut le plus bel ornement de notre société philharmo-
nique. Cette dame romaine était fort aimable et fort jolie. La beauté de sa voix, la perfection de son talent l'avaient placée au rang des virtuoses fameuses de l'Italie. C'était un vrai trésor pour nous.
La musique instrumentale n'était pas négligeable. ^I. Chivaulz possédait une œuvre de quatuors de Pleyel. que l'on jouait souvent. M. Perret exécutait des solos de clarinette dans la perfection. Nos concerts étaient suivis, non seulement par nos compagnons d'infortune, mais encore par les officiers anglais, qui s'y rendaient en canot.
La musique charmait ainsi nos ennemis et rendait nos chaînes plus légères : pour nous, c'était un amusement. D'autres surent profiter du crédit que donne le talent. La musique leur rendit les services les plus importants. Les capitaines de vaisseau anglais se disputaient l'élève de Rode, qui était au quartier San-Carlos et dont j'ai déjà parlé. Il recevait tous les jours les plus belles propositions. 11 finit par se décider à passer sur un vaisseau anglais. Je n'ai pas su, depuis, ce qu'il était devenu.
M. Perret, clarinettiste distingué, chef de musique de la ¥ légion, fut sollicité de la même manière et refusa toujours. Le capitaine d'une frégate anglaise qui était à l'ancre près de la Vieille-Cfislille, vint lui-même le chercher. M. Perret ne consentit à le suivre qu'à condition qu'on le ramènerait tous les soirs au ponton. Quelque temps après, ce capitaine reçut l'ordre de quitter la rade de Cadix. Il désira s'acquitter envers M. Perret. Celui-ci ne voulut point accepter d'argent, mais il pria le capitaine de le faire aborder sur la côte que les Français occupaient alors. L'Anglais lui répondit que cela était impossible, à cause de la surveillance des Espagnols, et lui olTrit de le conduire en Angleterre, sur la promesse de le faire passer en France s'il ne voulait pas rester avec lui. M. Perret
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n'osait pas se confier à un tel guide, craignant qu'il ne lui jouât quelque mauvais tour. Il se décida pourtant et n'eut pas à s'en repentir. Le capitaine tint sa parole et le renvoya en France.
Parmi les peintres de la Vieille-Castille, on distinguait un jeune sous-officier du 4^ suisse, élève de David. Sa réputation s'établit bientôt sur le continent. Les Espagnols, ne pouvant pas obtenir la permission de l'emmener à terre, venaient se faire peindre sur le ponton. M. Petit, danseur, que j'avais vu au quartier San-Carlos, passa à bord de la Vie'dle-CastiUe. Mais son talent lui devint à peu près inutile, parce que les planchers étaient trop bas pour un danseur. Il ne pouvait s'exercer que sur le pont.