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CHAPITRE XIV

Joseph Napoléon roi iKuniii.i! d'Kspngne et dos Imics. — Salutaire? réformes approuvées par la majorité des Espagnols. Gouvernement paternel. — AI)()lition des couvents d'hommes et des communautés (le femmes. Exception en faveur de celles qui soignent les malades et instruisent les petits enfants. — Les défro(|iH''s devenus chefs de bandes. Les guérillas. Leurs atrocités, lieprésailles. « Vengeons les morts de Tamamès! » Mesures énergiques. « Dix Espagnols pour un l'rançais. » Heuretix effels. — Traits d'humanité! La garde royale. — Le roi Joseph oLjet de moqui;ries : El rey de copas, Pepe botille, El botlillero. — Désertions nombreuses dans la garde royale. Tenlalives d'embauchage auprès des officiers français. — Le ca(iitain(' V..., du 12- cuirassiers.

Joseph Napoléon régnait à Madrid sous le liUc pompeux de roi d'Espagne et des Indes. Son autorité réelle ne s'étendait cependant pas au delà de nos avant-postes. Chassé de Madrid en juillet 1808, après la bataille de Baylen,il y rentra vers la lin de l'année à la tète de l'armée française victorieuse. Après les batailles d'Ocana et do ïalaveyra, poursuivant ses ennemis vaincus, il vint jusqu'à Séville. 136 là, s'enfonçant dans les montagnes de la Ronda, il alla à Grenade, à Malaga visiter ses royaumes d'Andalousie. Au retour de cette promenade militaire, il s'arrêta à Madrid et s'occupa de répandre les bienfaits de son gouvernement paternel sur les habitants de cette capitale. En clïet, Josejjli était animé des meilleurs senti-

ments. Ses intentions étaient droites et pures. Soit bonté naturelle ou politique il adoucissait tant qu'il pouvait le sort des Espagnols.

L'abolition des couvents fut un des premiers actes de son autorité. Ceux des moines, supprimés entièrement, rendirent à l'État une masse d'hommes sans emplois. Les communautés de femmes furent également abolies; Mais, par une disposition particulière, les religieuses eurent la faculté de rentrer dans leurs familles ou de rester dans les couvents. Un grand nombre sortirent et se marièrent; d'autres allèrent trouver dans leurs logements des ofliciers français qui leur avaient fait des signes par la croisée, sans avoir une intention bien marquée de les engjiger à prendre la fuite. Gomme ces désertions avaient considérablement diminué le personnel des moûtiers, on réunit plusieurs couvents en un seul. Les couvents de femmes dont le but était d'instruire les jjCtits enfants ou de soigner les malades, avaient été conservés dans leur intégrité.

Cette mesure rigoureuse en apparence, et sage dans le fond, reçut l'approbation de la grande majorité des Espagnols. Les gens du peuple se réjouirent d'être débarrassés de cette énorme quantité de bouches inutiles qu'ils étaient obligés d'alimenter. Les personnes éclairées virent dans cette suppression le commencement de la prospérité de l'Espagne et la certitude d'un avenir heureux. L'accroissement de la population, l'état florissant de l'iigriculture, des sciences, des arts, devaient en être les résultats. Une révolution si favorable i)Our la nation fut combattue ])ar ro])i)Osition d'une minorité puissante, [)ar les moines. Il en devait être ainsi.

Ceux qui étaient jeunes et vigoureux jetèrent le froc aux orties et devinrent des chefs de brigands. C'est alors

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que se formèrent les guérillas, que leurs cruautés ont rendu si fameuses. Dans ces guérillas ou compagnies franches, les soldats n'étaient soumis à aucune discipline znilitaire. Ils obéissaient au chef qu'ils avaient choisi. Les guérillas étaient répandues sur tous les points. Comme la population entière les favorisait, elles étaient averties du départ des convois, qui jiresque toujours tombaient dans leurs embuscades. Lorsque les troupes françaises s'éloignaient momentanément d'une ville, une guérilla s'y montrait aussitôt pour massacrer les traînards et les malades restés dans les hôpitaux.

Surprise dans la campagne, la guérilla faisait sa retraite sur un village. Si la cavalerie qui la poursuivait n'y entrait pas immédiatement après elle, si des mesures de précaution l'obligeaient à faire observer le lieu dans lequel on allait s'engager, les chevaux de la guérilla étaient à l'instant dégarnis, les armes cachées, les soldats reprenaient des habits de paysans et l'on ne trouvait plus dans le village que des laboureurs et les instruments inoffensifs de l'agriculture.

Les ofliciers d'un régiment de dragons qui avait mis bas les armes après la capitulation de Baylen, étaient en cantonnement à Lebrija, dans l'Estramadure. Enfermés dans une maison particulière, ils se gardaient bien d'en sortir. Sous le prétexte qu'on leur avait laissé leurs épées, le peuple assiégea la prison, en brisa les portes, et voulait égorger les officiers. Ces braves militaires se firent jour à travers les assaillants, l'épée à la main, et ciurent qu'il leur serait ]ilus facile de se défendre en sortant de la ville. Le peuple les suivit. L'n combat inégal s'engagea hors des remparts. Tous ces malheureux officiers, accablés par le nombre, succombèrent après avoir vendu chèrement leur vie. Un seul échaiipa du massacre

général en se cachant dans un olivier touffu. Il y resta pendant la journée et la nuit qui la suivit.

L'alcade et le curé vinrent visiter le lendemain le champ de bataille. Notre malheureux compatriote, au risque de s'exposer à de nouveaux dangers, sortit de sa retraite et se jeta à leurs pieds en implorant leur protection. Touchés de son horrible situation, l'alcade et le curé le ramenèrent dans la ville, et, pour le soustraire au fer des assassins, le curé le couvrait de son manteau, le serrant du bras gauche, en présentant le crucifix au peuple qu'il écartait avec la main droite. Malgré cette précaution et les efforts de l'alcade, l'officier ne fut sauvé qu'avec la plus grande peine. J'ai connu ce militaire à bord de la Vieille-Caslille, et c'est de lui que je tiens ce récit.

Partout on égorgeait les malades dans les hôpitaux. Ce n'était point assez de massacrer indistinctement prisonniers, malades et mourants, on exerçait sur eux des cruautés inouïes et des mutilations révoltantes. Le commissaire des guerres Vosgien et mon camarade Parmentier furent sciés entre deux planches. Un autre commissaire des guerres, voyageant avec sa femme et leur jeune enfant, accompagnés d'une faible escorte, furent attaqués et pris par une guérilla. Après avoir traité celte dame avec la dernière indignité, en présence de son mari, les scélérats, pour prolonger l'agonie de leurs victimes, les enterrèrent vivantes l'une devant l'autre, la tête hors de terre, en exposant au milieu d'elles leur enfant éventré. Le général de brigade René, qui avait acquis en Egypte une haute réputation de bravoure, fut arrêté à la Carolina, pendant qu'il rejoignait le corps d'observation de la Gironde. Des paysans féroces le plongèrent tout vivant dans une chaudière d'eau bouillante.

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Un Espagnol, qui avait passé dans nos rangs, tomba entre les mains des guérillas. Les Français que 1 on prit avec lui furent pendus aux arbres, par le cou, les bras ou les jambes; on les mutilait ensuite de la manière la plus barbare. Pour faire périr l'Espagnol dans des tourments encore plus horribles, on lui écorcha entièrement la tête, on lui coupa la langue. Un de ses yeux fut arraché, et son orbite vidé pour y introduire une cartouche. On mit le feu à cet œil chargé comme un pistolet et rexplosion de la poudre fit sauter le crâne de l'infortuné prisonnier. Le lo*^ régiment de chasseurs eut un engagement avec les troupes réglées de l'armée ennemie auprès de Tamamès. Trente hommes de ce régiment restèrent au pouvoir des Espagnols. Après le combat, chacun avait repris sa position. Le camp français était sur une hauteur qui dominait la idaine boisée où bivouaquait l'ennemi. C'est de là qu'ils virent l'épouvantable su[)plicc de leurs camarades captifs. Quatre hommes les prenaient par chaque membre et les jetaient vivants au milieu d'une charbonnière ardente. Le 15'' régiment de chasseurs exerça de terribles représailles à l'afTaire de TAlba. Quinze cents Espagnols demandaient à se rendre prisonniers.

— Non, point de grâce! s'écrièrent leurs adversaires. Nous avons gardé le souvenir de Tamamès.

Tout fut égorgé sans pitié ; le cri de Tamamès était pour eux le signal d'une m.ort vengeresse.

Je cite quelques traits, je pourrais en raconter mille du môme genre. Ces cruautés se renouvelaient tous les jours et sur tous les points. Chaque guérilla voulait renchérir sur les autres, et leur barbarie se montrait tous les jours plus ingénieuse. Plusieurs chefs de corps qui étaient envoyés en partisans contre les guérillas, témoins de ces cruautés et voulant y mettre un terme en elVrayanl les

Espagnols, leur signifièrent qu'ils feraient périr dix des leurs pour un Français. L'exécution suivit plus d'une fois la menace.

Cette rigueur ne fut point sans effet. La junte suprême, réfugiée à Cadix, prit alors des mesures pour faire cesser celte guerre d'extermination. Elle vit avec horreur le sang français répandu lâchement et le sang espagnol assouvir une juste vengeance. Afin de modérer ce trop grand désir de bien faire par une ordonnance que l'humanité avait dictée, elle accorda une prime de trois du7'os (15 francs) pour chacun des prisonniers que les guérillas amèneraient ■\"ivants. L'intérêt pécnniaire l'emporta sur le plaisir de tuer et la vie des prisonniers ne fut plus exposée à tant de dangers.

Au milieu de toutes ces atrocités conseillées, ordonnées par les moines et exécutées par un peuple fanatisé, on est heureux de rencontrer de temps en temps un trait d'humanité sur lequel on puisse reposer les yeux, qui se détournent avec horreur de ces scènes de meurtre et de carnage. Dans ces temps de crime et de dévastation, chez qui la pilié s'était-elle réfugiée? Chez les femmes : Andalouses, Castillanes, etc., douces et bonnes.

M. Blondeau, employé de l""^ classe des hôpitaux militaires, venant de Salamanque à Tolède, fut pris par la guérilla de Saburnin. L'ordonnance de la junte suprême était connue, et l'on s'apercevait déjà de ses heureux résultats. M. Blondeau ne fui point malliailé : on le conduisit à Olmedo ainsi que ses compagnons d'infortune. Arrivé sur ce point, le convoi se trouva enlouré de troupes françaises qui le cernaient de loin. On réunit ces prisonniers à d'autres que l'on avait déposés dans les montagnes des environs, et pour empêcher qu'ils ne fussent délivrés, on les faisait changer de gîte chaque soir,

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en décrivant à [)0u j)rès le même cercle, de manière que, tous les trois jours, ils se retrouvaient à Olmedo. Les Espagnols craignaient eux-mêmes d'être pris. Ils avaient par conséquent plus d'égards et de soins pour leurs prisonniers, afin que ceux-ci voulussent bien les protéger à leur tour en cas d'accident.

Comme M. Blondeau était le captif le plus imj)ortant de la troupe, on le traitait mieux que ses compagnons, que l'on enfermait dans une prison, tandis qu'il était logé dans une maison bourgeoise. Dona Polonia lui donnait l'hospitalité à Olmedo; cette dame respectable avait trois fdles charmantes : Encarnacion, Cornelia et Carmen. M. Blondeau est un brave et franc Provençal; il parlait le castillan aussi bien que les gens du pays.

Cependant la senora Polonia s'intéressa si vivement à son sort, qu'elle lui proposa de lui donner les moyens de se sauver et de fuir, offrant de lui donner pour guide jusqu'aux avant-postes français une de ses lilles, exposant ainsi cette jeune personne aux soupçons les plus injurieux. Ce trait fait autant d'honneur à la dame espagnole qui eut le courage d'otlrir qu'au généreux Français qui refusa. M. Blondeau aurait pu recouvrer sa liberté sur-le-champ. Sa délicatesse le retint quatre ans encore dans les fers.

Au milieu des plaisirs que pouvail lui olTrir sa capitale à demi dépeuplée par les émigrations, Joseph Napoléon travaillait à se l'aire des partisans parmi les Espagnols. 11 forma sa cour avec les dél)ris de celle de Charles IV et île Ferdinand VII. Le Rey José fit rebâtir quelques petits villages des environs de Madrid. Ils avaient été i»ris et repris tant de fois; l'incendie et le boulet les avaient si souvent ravagés, qu'il n'en restait ]ias pierre sur pierre.

17i MÉMOIRES D'UN AIDE-MAJOR

Enfin, pour donner à son peuple une preuve insigne de son affection et surtout de sa confiance, il voulut avoir une armée et même une garde espagnoles. Les nombreux prisonniers qui tombaient en noire pouvoir étaient fort bien traités. On les déposait dans des maisons de réclusion. Des commissaires s'y rendaient pour les enrôler et les faire passer au service du roi Joseph Napoléon. Le plus grand nombre acceptait. Ces prisonniers étaient mis en liberté sur-le-champ. On leur donnait les rations et la solde comme aux soldats français et même avec plus d'exactitude. Habillés, armés, instruits avec beaucoup plus do soin et d'activité, ils formaient des régiments superbes.

Tant de prévenances pour son peuple, tant de sollicitude pour les détails du gouvernement donnèrent des résultats bien misérables à ce roi de nouvelle fabrique. Joseph Napoléon en fut très mal récompensé. Cherchait-il à faire du bien : les Espagnols disaient qu'il avait peur. Prenait-il des mesures de rigueur : on les attribuait h son frère l'Empereur. On savait bien que ce n'était pas précisément par Joseph que l'Espagne était gouvernée, et comme on ne pouvait pas vaincre ce redoutable frère par la force de l'épée, on attaqua Joseph en dirigeant sur lui l'arme du ridicule. On appelait Joseph rey de copas: nous dirions roi de carreau. Mais comme les cartes à jouer dont on se sert en Espagne portent les mômes figures que les tarots, on y voit par conséquent des coupes, des deniers, des bâtons, des épées ; reij de copas, roi de coupe (à boire) était une épithète i)lus injurieuse, en ce qu'elle rappelait le goût de l'ivresse que l'on supposait à Joseph. On le fit passer pour borgne, quoiqu'il eût de bons yeux. On lui attribuait des défauts, en gardant toujours le silence sur ses qualités. Des caricatures le représentaient entouré de

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bouteilles, pour faire croire qu'il s'enivrait. Le peuple, par dérision, lui donnait les noms de Pepe botilla, pepi'llo, bon'fichon, et bolillero, etc. Tandis que les citadins s'occupaient de le couvrir de ridicule par leurs quolibets et leurs cro(]uis satiriques, les soldats qu'il avait enrôlés pour se former une armée et une garde recrutées [larmi ses fidèles sujets, les soldats del rey José désertaient par centaines avec armes et bagages. El bueno rey de copas, Joseph Napoléon, fournissait ainsi aux rebelles des régiments bien équipés, que nous avions pris soin de fort exercer avant de nous combattre.

Les Espagnols envoyaient aussi des embaucheurs dans les cantonnements et sur les pontons pour engager les prisonniers français à ]ircndre du service dans l'armée ennemie. Il est certain que le nombre des lâches qui ont acheté leur liberté en se livrant à l'infamie est si petit que l'on pourrait le passer sous silence.

Les officiers du J2® régiment de cuirassiers étaient en cantonnement à la Carolina. Captifs après la bataille de Baylen, on les avait ensuite enfermés dans la prison de cette petite ville. Le capitaine V..., après aAoir fait la sieste, était à demi couché sur son lit et fumait tranquillement le rigarfto pour charmer un instant les ennuis de sa captivité. Un officier supérieur cs[)agnol, qui faisait sa ronde pour embaucher nos soldats, se présenta chez le capitaine V... et ne craignit pas de lui proposer d'entrer dans un régiment ennemi. L'embaucheur impudent avait à peine fait connaître l'objet de sa mission que le capitaine V..., furieux, s'était élancé sur lui et l'avait saisi à la gorge :

— Scélérat! lui dit-il, c'est à un officier français que tu oses adresser un semblable discours! La décoration que je porte ne devrait-elle pas t'avertir que j'ai juré de

suivre toujours le chemin de l'honneur? Tu restes confondu, tu ne réponds pas... ?

En effet, l'Espagnol gardait le silence. Le capitaine le regarda avec plus d'attention. Il s'aperçut alors que cet homme ouvrait de grands yeux, tirait la langue comme un pendu et que son visage rouge et noir donnait les signes de la strangulation. Sans songer à mal, le capitaine avait serré un peu fort, avec un poignet d'athlète. Il fut désespéré d'avoir poussé les choses si loin: mais que faire? Le cas était pressant. Fallait-il délivrer l'officier espagnol pour être victime de son ressentiment? La plainte qu'il aurait portée devenait un arrêt de mort pour le capitaine, qu'on eût fusillé sur-le-champ. Il n'y avait pas à balancer. L'un ou l'autre devait sauter le pas. Le capitaine français se décida à persister dans sa compression jugulaire, et l'Espagnol expira ainsi sous le gairolle français.

Le capitaine V... cacha le mort sous son lit, se coucha, reprit le cigari/o. Et quand on vint lui demander s'il n'avait pas vu l'officier espagnol, il répondit qu'en elTet il s'était présenté chez lui, mais qu'il était sorti. Tous les prisonniers dirent de même. Deux jours après, le corps, placé dans le lit qu'un soldat malade céda, fut enterré sans cérémonie et sans que les Espagnols aient eu le moindre soupçon de cette disparition. J'ai connu le capitaine V..., je pourrais le nommer; mes lecteurs me pardonneront ma réticence.

On a beaucoup écrit sur la guerre d'Espagne, mais on n'a pas jugé les habitants de ce beau pays avec assez d'inq)artialité. Certains historiens ont appelé les moines soldats les libérateurs de l'Espagne. Les véritables libé-

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rateurs de l'Espagne sont les Anglais, ou plutôt les glaces de la Russie. Les moines ont formé des assassins, et pas des guerriers. Les horreurs dont je viens de parler ont été commises par des guérillas et très rarement par la troupe

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