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On a la conscience bien tranquille, on a l'esprit calme, .lorsque, jeté dans la mêlée des partis, on ne se sent
jfautre ambition que celle de conjurer la ruine publique 2t la guerre civile.
Nous avons soutenu TAsserablée nationale quand elle I fait la loi du 31 mai. Nous avions cru que la loi du 31 mai était le commencement d'une politique d'union,
"'.^ai assurait le salut du pays; mais cette loi a été tout à \bl fois le commencement et la fin de cette politique; et
^' Assemblée nationale n'en persiste, pas moins à penser
*qae, pour que la France soit sauvée, il lui suffit de porter au cou cette anmlette de la loi du 34 mai.
Pour que la loi du 31 mai ne mourût pas de sa belle
Wort dans le Bulletin des Lois, il faudrait de ces deux
'choses Tune :
\ Ou que les pouvoirs du président de la république
^fussent prorogés, ou que TAssemblée nationale se proro-
' geât elle-même.
Le président de la république, chef d'un gouvernement de quelque durée, pourrait du moins appuyer, en 18S^, la loi du 3i mai appliquée à l'éleclvoxvâie^v^^^^^^vVKs^^'
L'Assemblée nationale^ devenue convention, ] moins appuyer^ en 1852, la loi du 31 mai £ réleciion d'un président de la république. No gnons pas de dire à l'Assemblée nationale :
prorogez le président, ou prorogez-Yous. Il U nécessité qu'un des deux pouvoirs subsiste ei que la société en ait un pour la défendre.
Si la loi du 31 mai arrive à exécution en ] deux pouvoirs à Tagonie, nous soutenons qi entoure le pays d'immenses et d'invincibles p
Dans le discours qu*il prononça, le 25 n propos du nouveau projet de loi électorale, M sait : a Ce n'est pas le peuple que nous voula ce que nous voulons exclure, c'est cette mul fuse de vagabonds, partout insaisissable^ qui : silo appréciable, qu'on ne trouve nulle part, domicile ni famille, m
Voyons si ce seront bien là les effets de la 1 tend qu'elle éloigne de l'urne du scrutin tou bonds. On pouvait d'al)ord l'espérer ; mais 1; lente que créera la loi du 31 mai, en 1852 craindre, au contraire, qu'elle n'éloigne du amis de l'ordre ; ce sont surtout les amis de n'iront pas voter en 1852, et à cause de cette
('ertes, nos populations saines, ne voiilan gouvernement qui respecte la propriété et la
-omnie à un combat; nous vous redemanderons^ et à nain armée^ ce suffrage universel qui tous a donné la llonstituante, le prince Louis-Napdëon Bonaparte pour >résident de la république^ et l'Assemblée nationale ao uclle. D Les partis factieux ne recherchent^ je le sais, tour renverser les lois, qu'une occasion, qu'un prétexte. , Aais convenons que cette fois le prétexte sera spécieux, ' it que Toccasion ne sera pas mal choisie.
Ainsi, cette loi du 31 mai mettra en présence, dans
' outes les sections de cantons, deux armées : Tune, celle
,\n socialisme, qui aura attendu deux ans cette prise
"larmes, et qui, jouant son va-tout, combattra avec Fa-
^ ihamemeut du désespoir; l'autre. Tannée de Tordre,
U)mposée de pères de famille, de propriétaires, de petits
^mmerçants, d*hommes rangés, timorés, de fonction-
'laires peu disposés à se compromettre devant les chances
incertaines d'un scrutin, armée pleine d*hésitations et
le scrupules, se rangeant sans ardeur autour du drapeau
''i'une loi contestée, n'ayant plus derrière elle de pouvoirs
''itablis pour la défendre, et ne sachant pas même quels
Wont les pouvoirs nouveaux qui seront appelés le lende-
'Doiain à gouverner la France.
* Croyez-le bien, Tarmée des socialistes arrivera, les coudes serrés, sur le champ de bataille, et beaucoup de ^soldats de Tordre s'abstiendront.
/ M. Thiers disait encore, le 25 mai 4850 : « Oui, la société ne pourrait pas se tenir dans de certaines mains ^sans périr, et cela parce que les uns voudraient le mal ''et que les autres ne pourraient pas Tcmpêcher. » Eh bienl la loi nous livre à ceux qui veulent le mal, et ne nous laisse aucun des pouvoirs qui\epo\Mct«[\e»\.«Œfi^M^'^ •
Rousseau a écrit dans ses Confessions^ : t l'iiommc : Je t'ai fait trop faible pour sortii parce que je t'ai fait assez foi-t pour n'y | Kh bien ! la loi nous pousse dans le gouffi laisser aucun expédient pour en sortir.
Tout sera contre nous alors^ les petit comme les grandes. Pour rappllcation d'un pour toute entreprise^ il faut descendre j inOmes détails d'exécution. Quels sont^ lors dans les villes de quelque importance surto médiaires entre la loi et les électeurs? qui cartes d'admission dans les diverses sectionj voter? Ce sont de pauvres commis ne reci plus mince salaire. Ne faut-il pas même re< sard^ pour ces grandes joiumées électorales.
supplémentaires, ne remplissant ainsi qu'i quelques jours, et ne recevant qu'une i quelques écus? Je ne veux accuser la probité mais croyez-vous que ces nombreux internid la loi et les électeurs ne céderont pas à la ganisée du communisme ; que les formalités les socialistes, ne seront pas rendues internn le plus grand nombre des paisibles amis de 1 s'est vu!
Xrvna vAnr\n<î Ha mnnlrpr 1p rpvpr«! vAvrkn
s D'UN BOURGEOIS DE PARIS â4»
^)lication légale du suffrage universel^ tous détacherez de ^cette armée de révolutionnaires et de factieux bien des 2 unes honnêtes et résolues^ et vous trouverez^ par ce sage |/etour aux vi*aies conditions d'existence de la républi* i lue actuelle, une nouvelle force morale, dont moins que ^^amais le gouvernement peut se passer. Napoléon écrivait ^;i son frère Joseph, en 1809 : « Soyez à la fois juste et ".ibrt, et autant Fun que l'autre, si vous voulez gouver- Xicr. » Le pouvoir en 1852 ne sera pas fort, puisqu'il n'y en aura plus. Mais il y aura du moins une loi, celle du «suffrage uuiversel absolu, que personne ne pourra plus ^accuser de n'être pas juste.
. Le parti de Tordre, j'en conviens, prendra peut-être jQuelque ombrage de ce libre accès pour tous au scrutin ^électoral. Nous répondrons au parti de l'ordre : 11 n'est .plus question de guerre civile; il ne s'agit que d'une lutte l^pacifique, dont le dénoûment toutefois peut être la ruine ^,ou le salut de la société. Vous êtes les plus nombreux et ^les plus forts. Plus de découragement, plus d'indiffé- ^ rence ; organisez-vous, surveillez-vous, disciplinez-vous; , ( à la vue des dangers ne discutez pas. Le rappel de la loi ^du 31 mai peut désunir les rangs des socialistes, et doit y rétablir l'union dans les rangs des amis de l'ordre. Mettons-nous à l'abri du chaos, défendons des biens hon- I Bêtement acquis, protégeons l'avenir de nos familles, p. faisons renaître la prospérité de la France pour veiller ^ ensuite au bien-être de tous. Gela ne vaut-il pas la peine ^ qu'on se dérange, qu'on mette de côté des préférences ou des rancunes? Ne plions pas encore notre tente ; que les partis, s'ils le veulent, ne renoncent point à l'avenir^ \ maksauYODS d'abord le présent, ^a ^\X«ûôa»X^a^»^>^
^ sociéU^ puisse élever des palais pour la fui
saclie du moins où s'abriter demain !
' i 11 y a mieux : abrogez la loi du 3 1 mai^
peau pour le socialisme ! Les socialistes facl
; en inventer un autre. Crieront-ils aux p
Pillofis et tuons les riches ? Il y aurait pei
In tauts pour répondre à un pareil appela et
notes gens marcheraient en masse contre v
pillards et de bandits.
A propos de nos premières réflexions s
3 ] maî^ on n'a pas craint^ par une inutile d<
de m'accuser de faire de la fantaisie en poli
Puisqu'on me contraint à le dlre^ je fais s:
,; ' taisie en politique^ qu'il y a près de deux
t ; chez moi une première cùoîéreace sur la lo
il avec des hommes considérables^ dont quelque
siègent aujom^'hui dans les conseils du pré
république. Je ne dirai point un mot de ces
' j'ai été élevé de bonne heure à ne jamais trî
: i indiscrétions malhonnêtes, les confidences e
I sations intimes. Depuis lors, j'ai souvent caus<
j 31 mai, avec mes amis et collaborateurs, av
. î blicains de la veille, avec des républicains du
et ce n'est qu'après cette enquête que je me
opinion bien arrêtée sur cette loi, qui joue
rôle dans notre situation actuelle. En vérité,
I sérieuse préoccupation ressemblct-cUe à de ]
Beaucoup de journaux m'ont aussi honore
■ i pliques. On m'a dit que ma proposition de r
■ i loi du 31 mai, telle que je la faisais, n'était
peite du mendiant de Gil Blas.
Quelques-uns m'ont accusé de proposer à TAsseinblée 'ationale un marché donnant donnant. Je vais du ,iême,coup faire cesser tout ce bruit de suppositions 'ratuites et d'interprétations injustes et fâcheuses. ' Plus le danger approche^ plus il se fait autour de nous 'n silence menaçant, plus il nous semble voir la société affaisser sur elle-même. Ëh bien ! au milieu de ce since et de cet affaissement, me sera-t-il permis de dire >ute ma pensée?
Le président de la république n% selon nous, commis [u'une faute fadle à réparer : il s'est laissé entraîner, »ar de faux semblants d'accord et d'union, à accepter 31 loi du 31 mai.
L'Assemblée nationale est prise aujourd'hui de respect et d'amour pour la lettre de la constitution. N'y -t-il pas là plus qu'un prétexte, un devoir pour le pouoir exécutif, de vouloir, lui aussi, que son nom ne soit •as soupçonné, et de rouvrir à l'avance les deux batints du suffrage universel pour la sanction de la constiution par le peuple, si l'Assemblée nationale en vote la SSvision, ou pour la double élection de 1852, si la révision n'est pas votée?
- L'honnêteté, la loyauté, dominent et déroutent, dans ''es relations privées, l'hypocrisie et les calculs. L'honnc- ^eté, la loyauté devant les assemblées délibérantes et ''levant une nation émancipée par le suffrage universel, hont la plus nouvelle et la plus habile politique. ' L'Assemblée nationale, nous dira-t-on, maintiendra la 'û\ du 31 mai, et ne votera pas la révision de la conslii^iUtion. J'ai une plus haute, une plus juste o^iniow vk. \:^ 'iroiture el au pa(riotisme de nos repté^viV^j^vVs \ ^ ^"^^
8C refusent à la révision de la constitutioi ront pas à prévenir une sanglante i*enconl à nous épargner la guerre ciYile.
Que Louis-Napoléon Bonaparte soit réel quatre ou cinq ans^ président de la repu nouveaux représentants viennent siéger nationale : quelle autorité morale les pou^ tireraient de leur origine^ du suffrage uni plus complète sincérité !
Quoi qu'on dise ou qu'on fasse contre m pas à nos yeux de la prorogation des pou' Napoléon Bonaparte comme de la loi du persévérons à regarder la réélection du f république conmie le seul expédient temp salut de la France.
On nous a souvent répété qu'une pror présidence de Louis-Napoléon Bonaparte i provisoire. Mais le provisoire est une des cessités que subissent toutes les choses ( L'enfance est le provisoire de la jeunesse cence est le provisoire de la santé; les temj et d'ignorance sont le provisoire des sied civilisés. Pendant l'enfance, l'homme croî luppc ; pendant la convalescence, les forcei pendant les temps de barbarie et d'ignora des maux et de l'abrutissement de l'humaB mes de génie se révèlent et dictent de noi:
genre humain.
Savez-vous ce qui se produira pendar provisoire de la présidence de Louis-Napolé< Le respect de la \o\, àMi YQ\x\vi\x^^'\iS&i,^^
I mœurs; et pendant que la société reprendra son mouvement régulier de travail, le socialisme se désarmera et se débandera. Un grand parti factieux ne peut vivre qu'avec une armée toujours sur le pied de guerre, qu'à l'aide d'une propagande active de ses doctrines, et, pour tout cela, il faut un budget assuré et Tcspérance d'une victoire prochaine. Quatre ou cinq années de provisoire suffiraient certainement à épuiser les ressources d'argent et à décourager la persévérance du socialisme.
Je reviendrai sur toutes les conséquences que peut affrir le rappel de la loi du 31 mai. Mais que les hommes honorables qui ont accepté la glorieuse tâche de sauver laFrance le sachent bien : la France ne demande qu'à Stre sauvée. C'est un coup de fortune pour des hommes i'État qu'une pareille situation, et, pour y réussir, il ne Leur faut que des idées, de l'initiative, de la verve, du lalent, une sage audace et beaucoup de courage.
D' L. Véron.
La tranchée est ouverte. On a commencé le feu à propos de la révision de la constitution : la presse, par dne vive polémique; l'Assemblée nationale, par les résolutions diverses des partis qui la composent ; le pays, par d'innombrables pétitions.
Tous les journaux qui ont fait l'honneur d'une réplicjue à nos attaques contre la loi du 31 mai s'accordent, sans exception, à considérer l'abrogation de cAt^<i. \sss^ Ciomme une poh'tique nouvelle. CesV ^owc» ^^wix \Nssvi& ^^^çv
fi
Je ne sache pas d'homme politique, d'he qu'on puisse étudier avec plus de profit qi Vous le surprenez aussi habile à trouver de formules de gouvernement que des idées et d'opposition.
Dans son orgueil de tribun, M. Thiers vei à Louis-Philippe, faire au président de \i une mauvaise querelle, il rassemble avec d€ qucs faits épars et sans importance; il supp! lité des arguments par la quantité ; il devi Mais le grand tacticien bientôt se révèle, moyen d'inquiéter les esprits, préparés et j s'écriant, à la fin de son discours, d'une voix L'empire est fait !
Dans un intérêt que nous apprécierons M. Thiers veut-il battre en brèche le siiffrao-
le loi avait été attaquée par moi, je n'aurais pas voxilu Uêtte char^^é de me répondre, w
tQuel autre que M. Thlers eût su tourner la difficulté porter les premiers coups an suffrage universel? M. Thiers prétend n'y pas toucher : il ne supprime que trois millions d'électeurs; il défend seulement la société
tenacée par les vagabonds.
On nous accuse de faire peur aux hommes d'ordre des aliénées et des résolutions des socialistes pour celte fatale t^poqiie de 1852, et M. Thiers a eu Tesprit, le talent, l'habileté de faire presque tremhler depuis un an la majorité de TAssemblée nationale devant la seule puissance ^p Yagabonds.
^Rlette première impression de terreur produite, com- Bien oa a peu regardé à la définition du vagabond. Quicsonquc u'a pas trois ans de domicile dans k même commune, vagabond 1 M. Granier de Cassagnac citait il y a peu de jours de Irès-honnètes gens que la loi du 31 mai calasse imraii les vagabouîîs. M, Thiers et M. Mignet ne Seraient venus h Paris de la ville d'Aix que depuis deux I
a.ns et ori2e mois, vagabonds! U'honnèles commerçants lie Paris retirés depuis deux ans et onze mois dans je ne i
Bais quel département, vagabonds! Le garçon de fermi; tjue les fcrmiei-îS se disputent pour sa bonne conduite, et ijixi a passé d'une métairie dans une métairie voisinej '
xnaiâ placée dans une commune limitropbej vagabond ! l^e médecin, Favocat^ l'artiste, Tbomme de lettres, qui i
n^onl point réussi à Paris et ne sont revpjius que depuis fieiix ans et onze mois à la YÎe humble du toit çatevtvi'w^ j
Vagabonds! En regardant autour à^ £o\j Y'*^\AîVL\'e^^^»^«^ .
ïïtio^ c/V'j J/i'^ Jctu.s i^cs relatknis d*3tî\aux^, v^^^^^^^^^^^^l^B
inlimcs, ou est effrayé de lencontrer tant de vagabonds Certes, c'est la première fois que les vagabonds j.-dI ainsi déGuis, et figurent, comme expose des motifs, dans une loi électorale.
Napoléon détestait les idéologues et les philantbw|ie dès tes premiers jours du dix-neuvième siècle, et partant il n'avait pas assisté à l'œuvre fatale qu'ils «é presque accomplie dans notre temps. La triste coib^ quence des idées qu'ils ont propagées et des lois dontl ont préparé les textes, c'est qu'aujourd'hui on traite te honnêtes gens comme de la canaille, et la canaille coin* d'honnêtes gens.
Votre loi électorale du 31 mai est-elle sincère? Fiite mieux! Par une loi nouvelle, armez le pouvoir du di* d'expatrier les repris de justice, les forçats hbérés;K vous complaisez pas à perfectionner des prisons cet laires, des maisons de détention; imitez TAngleteffl' fondez des colonies, et n'hésitez pas à y déporter tous te factieux, tous les bandits qui n'auront pas craint d'alfr quer la société. Votre loi électorale du 31 mai devieni» en peu de temps une lettre morte; il n'y aura bieoti< plus de vagabonds; le véritable vagabondage raèneto vite au crime.
Un journal qui poursuit, sous le patronage et avccl plume de plusieurs Ic^UimUlii^ et d'anciens ministresi
ï./r, nous dit surtout : « Abroger la loi du 31 mai, c'est dcr k la peur. »
S'il est arrivé que ce pavs-ci, audacieui sur le champ 1 bataille, subit, daus ks mauvais jours des révolu* ms, de véritables paniques, c'est un fait dont nos >mmes d^État diâvent poiu'tant tenir comiHe. Le leniniain de cette révolution du 2 i février, et lors de Tinsion de rAsserabïée nationale^ au 15 mai^ avons-nous ne vu tant de héros?
D'ailleurs, quand il s'agit de scrieui dangers pour la î des populations laborieuses et paisibles , quand on H craindre de faire couler le sang humain, législa- 1rs, hùmmes du pouvoir, ayez peurî II y a une poli- [ue qui a été et qui sera maudite dans tous les âges ; 'st celle qui peut allumer la guerre civile.
Savez-vous ce que représente, pour tous les amis d'une :)iiarcUie quelconque, la loi du 3 i mai, et pckurquoi ils m font les ardents chevaliers? Cette loi à leurs yeux F déjà un atTaililissement, peut-être même un prochain nger pour la république modérée. Le président de la jubliquCj Louis-Napuléon BorjEiparle, réélu soua Tem- -e de cette loi , verrait cerlaiticment diminuer ses siJL liions de suiïrages du tO décembre 1848; et si le ao* .lisinc ne remportait pas la victoire^ Louis-Napoléon naparle ne serait plus qu'un pouvoir appauvri et bien- . menacé, QuViu le sache bien, il y a quelque chose qui lirait encore bien plus que la loi du 31 mai à tous ux qui veulent impatiemment une restauration de nri V, l'iustallatioJi d'une régence, ou le triomptie de fusion i ce serait que le pays ne se mêlât point do «es Laiix'S, et que le président de l'i ïè^\Mi"^uvi. \\\V. \w^3N-
US . MÊlfOIAES'
rimpk i mtfi t élu par If Assemblée oalionak. Les dxbft Ions ces partis prétendraient aHanj^xa lôksdenÉs da pelais, et tûdisfueU Fnuice demande im gan» nement appayé sur k suflBrage jiniTeiaet puinnt ttini dans son origine, tous ces clieft de partis, qui dqi Tlngt ansse diq^tent le pouvoir, voudraient qpie le |ri' sident de la répuUiqiie BU placé sons la fôtde dBtaf tutelle, et qœ la France se prêtât à tons les dangona ^: expédients de leurs rivalités et de leur AiniîiH«i.
On a rqffoché au CamHJfMatmel d'inventer éipi
jour des sdhitknii^ bien que nos solutions n'eussoitlii
M trelmiquele salut <Wk80ciéié.fl8'iav(gEitèbj«a^ii4^
\%* solutions dans ces qndques salopa de Paris ob Il^il
Il < tance politique est restée une haMtn dfli ^ un ]MHi|j
A t solution en faveur de Bèiui Y; sèlutioii en finsorà
"^ comte de Paris et d'une régence orléaniste; sofai&na
faveur du prince de JoinviUe; solution en faveur de 11
j fusion. Livrez donc aiqourd'iiui les destinées dé la FM
à tous ces partis qui ne veulent point de ceq^estetfî
s'entendent si peu sur le gouvernement nouveau à cht
sir et à installer!
Le journal de la fusion ne nous a point encore àad tous les développements de ridcc qu'il poursuit; il i^ point encore révélé tousses secrets; mais^ si noussaa mes bien informé^ le parti de la fusion comprendrait du son traité de paix générale le prince Louis-NapoléooBr naparte. Le président actuel de la république ne soi point emprisonné à Yincennes^ il ne serait point bannie France. On compterait même avec lui, pour pea qri s'engageât à mener à bien une complète et nouvelle i» tauration. En cas de succà^, \L ^\imt droit à de cnros i»
UTenus, à des titres et à des honneurs; ce serait nn acte («ur papier timbré a signer par-devant notaire, B Nous ne voulons accuser le patiiolisme de personne^ let nous sommes convaincu que ceux qui rêvent de sem- ^ables négociations veulent tout aussi bien que nous, jpiais d'une autre façon^ le &alut de la France.
Le président de la république, maigre l'éclat et la pnis- £aiice de son uorn, malgré ses six millions de suffrageSj «malgré les gai'auties qu'il a su donner au parti de Tordre, suffît à peine à contenir les factieux et à défendis la république honnête et modérée, notre seul abri du mo- Mttent ; et vous voulez que Louis-Napoléon Bonaparte puisse de sa parole ou de son épée faire passer la France
EL suffrage universel à une monarchie !
Si une pareille entreprise se tentait, Louis-Napoléon inaparte perdrait h jamais les prétendants, qui, dans min certain avenir, peuvent encore rendre des services à 1 a France ; il se perdrait lui-même, il se déshonorera il ; il livrerait la société désarmée à la terreur et au socialisme î
H A notre respect pour le suQrage universel, on a surtout objecté que le rappel de la loi du 3 1 mai nous donnerait ia réélection du prince Louis^Napoléon Bonapai'te jiour président de la république, mais qu'il donnerait du nême coup une chambre rouge.
Cet entrainement électrique des populations des villes et des campagnes en taveui" de IcIectioQ de Louis-Î^apoléon Bonaparte n'était certes point inspiré par des passions anarchiques. Les six millioi^^ 4^ ^\xïtî^'è<i-^ ^^^«ssifes»
SCO MÉMOIRES
à un seul homme, au président de la république paient bien nettement, au contraire : Arrêtez lei désordres inséparables d'une réTohition; régiil administrez, gouvernez si vous pouvez la révolu février i848, comme votre oncle sut, avant lesfi l'empire, régulariser, administrer et gouverner 1 lution de 89.
Ce mouvement bonapartiste du lO décembre 1 ralenti et peut-êlre contrarié par le comité de la Poitiers, lorsque vinrent les élections de FAss nationale, au 13 mai 1849.
Ce comité électoral, oii se réfugièrent après 1 frage tous les hommes importants des anciens appuya avec bruit, avec éclat, Télection du pr actuel de la république; mais il se fit plus tard i auprès des populations de son dévouement à Louis léon Bonaparte. La plupart des hommes appartenî anciens partis, et restés fidèles au fond du cœur à h qu'ils avaient servie, se réveillèrent donc un beau bonapartistes, mais aiin d'être élus représentants.
Les élections faites, le comité de la rue de r dissous, le présent assuré, on songea à l'avenir e du 3i mai qui^ comme on le sait très-bien, ne fut s inventée et patronnée que par les habiles du comiti rue de Poilici s, a été faite dans un double intérêt de modérer, pour l'élection des représentants, le n ment bonapartiste, et celui d'assurer l'élection d les hommes des anciens partis, en les replaçant ê
,^; vous aurez dans l'Assembléi^ nationale nne niajuriïd considérable qui aidera le présidenl h maintenir, à dé* 'endre h république modérée^ eL à assui'er ainsi le calme ;t Ja stabililc si nécessaires à tous les grands intérêts de
S^rance, ^ous aurez ensuite un certain nombre de légitimistes, ht les opinions sages et honnêtes valent bien d'être J eprésentëes et d'être entendues. Enfin, le socialisme et j a démagogie viendront aussi s'asseoir en minorité sur] es bancs de l'Assemblée nationale pour y défendre 1 aaoor du progrès poussé jusqu'à Tutopie. Les léi;iti- DÎsies nous \antei'ont le passé ; les socialistes tâcheront Le hàler pour leurs rêves le triomphe qu'ils croient asiiré dans Tavenir; mais, au milieu de ces discussions ilus ou moins retentissantes, une majorité forte, bien j lécidéej soutiendra l'édifice du présent en prêtant uni Idêle concours au président de la république.
Après tout, c'est une expérience faite. Le suITrage unU 1 ihersel non restreint, qui nous a donné la Constituante xi l'Assemblée nationale actuelle, ne nous donnera pas fcire ; il nous donnera mieux, parce que les esprits sont Lujourd'hui plus éclairés sur les dangers de la Franc*% ►HT les intrigues des partis, et conséquemment plus *«solus.
Apres la chute de l'empire, la restauration a trouvé mne majorilé, parce que la paix avec F Europe était né* ressaire à réparer les maux d^une guerre de quinze ans.
Après les jo tu nées de Judlet, la monarchie de Louisî^hiltppe a trouvé une majorité, parce que cette royauté l'un Boui'bou était néces^Kiire à nous défendre contre la république, alois redoutée. LaïépuMîtt^'Siia'Qàâx^^^ Y^^-
iru|i u ui^uouy ut; ixiura^e ei u nonneUT po
tête sous le sabre d'un soldat ou sous le ( guillotine^ ne périt jamais !
On n'applique point assez à la politique et l'analyse.
Les révolutions de gouyernements^ de moei qui se sont succédé en France depuis le coi du siècle, y ont jeté bien des alluvions impi de divisions^ de luttes et de discordes; mais mais ai^ourdliui^ pour ne pas s'efTarer^ il il de près, analyser avec précision la situation les passions des âmes et l'insanité plus ou mo: de l'opinion publique.
lent encore à im certain nombre d'esprits quelques thies pour le principe de la légitimité et pour la le aînée des Bourbons. Le souvenir si récent des it années de paix et de prospérité du règne de Philippe inspire certainement à une assez forte 1 du pays quelques sympathies pour la Damille d'Or- Mais de simples opinions politiques ont ce double ère^ de rester calmes et patientes^ et de placer au-
de leurs regrets du passé et de leurs Yoeux pour ir les intérêts du présent. Parmi ceux qui, comme iers, se sont résignés, sinon convertis, à la répu-
modérée, on compte donc un grand nombre de listes et d'orléanistes, mais qui, dans leur conduite is leurs votesy montrent autant de prudence que triotisme.
partis représentent bien, il est vrai, des opinions [ues, mais des opinions passionnées.
partis ont déjà une organisation et un but; ils nt leurs regrets et leurs voeux au-dessus de toutes », au-dessus du repos et de la prospérité du pays, irtis ne vont point jusqu'à violer la loi ; mais ils nt et intriguent contre les gouvernements» contre avoirs établis. Les partis réussissent peut-être plus e à manœuvrer dans les assemblées que dans les
Seulement, le jeu de leur tactique et de leurs lois n'a jamais été (dus à découvert, et conséquem-
plus mal à l'aise qu'avec ce huis-clos du suffrage rsel. 11 ne faut donc pas s'étonner si les partis hent à le restreindre, pour arriver ensuite à le imer.
parti des républicains de la veiUft til'^-\ij\ ^"^^ ^k^
osé pour le succès de l'élection du goném comme président de la république ? Eh biei plus active propagande^ l'opinion plus sage blicuins du lendemain^ qui forment l'imme du pays^ a pu, grâce au suffrage universel^ millions de voix à Louis-Napoléon Bonaparte Quant aux factions, elles ne sont que des i Les factions n'hésitent ni à renverser les ] bout^ ni à violer les lois. Tantôt elles se laiss par les partis qui les inspirent ; tantôt elles l marchent à leur tête, et leur disent d'une çante : Suivez-nous I M. Ledru-Rollin, ce cl mago^ie qui, ù force de talent et de courage lors de l'échaulVourée du 13 juin, arrêter factieux, eut la faiblesse de leur obéir.
Avec la loi du 31 mai pour mot d'ordre e peau, avec ce prétexte de guerre civile, les cialistes sommeraient certainement tous li avancés de la démocratie de marcher à leur du 31 mai rappelée, les hommes les plus av démocratie combattraient, arrêteraient, nouf tons pîis, par prudence, toute tentative de rt pillage, et parviendraient à dominer les facl
D'UN BOURGEOIS DE PARIS 3t5
3 partis, contre leurs manœuvres, les idées, Tinitia- ^e, le talent, l'adresse des hommes d'État.
Contre les entreprises des factions, les anciens gouverîments n'avaient, malheureusement, que les coups de isil et la mitraille.
Le pouvoir, en France, nous le disons avec conviction, aujourd'hui une autre arme contre ses ennemis : c'est pression pacifique et si puissante de l'opinion publique ir le suffrage universel.
Oui, ne craignons pas de le dire, cet ensemble d'opions politiques privées qui forment l'opinion publique 2st jamais un enobarras pour les gouvernements, tant le ces gouvernements restent dans les limites de la fauté et de la justice, sans cesser de i^ faire craindre, éir et respecter.
Oui, nous ne craignons pas de le dire, îK>ur découcet' r les intrigues des partis, pour contenir et vaincre icn ctions sous le suffrage universel, la réactiofi de i'opi' on publique suffit, si le pouvoir sait lui inspirer une ste confiance à force d'honnêteté dans sa vie poiitiquif, force de courageuse résolution à faire respecter les U^ï», Le roi Louis-Philippe, dont la mémoire wtm inspire nt de respect, a montré pendant son régne autant dV^tit politique, autant de tactique habile et rusée que us les hommes d'État parlementair4;tf qui lui dispuient pied à pied le pouvoir. Il s'a^itisait un jour de lincre le mécontentement du maréchal Soult. Le roi itralna le maréchal dans un cabinet voisin, pendant ne séance du conseil des ministres, (^^tte causerie inoae dura longtemps; mais, pour (aire çreiMkt^ y^vSkc^k^ IX autres membres du cabLnet, t\uv yWviwàviviwVNa. x^sbw-
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trée des deux personnages, le roi entr'oum et leur dit : « Encore une minute 1 tout va avons déjà pleuré! »
Ne demandez pas au président de la répui nous avions l'honneur d'approcher il y a que de ces ruses d'esprit^ de ces promptitudes ou semblants d'émotion^ de ces coquetteries parli 11 se montrerait sans doute moins habUe que lippe à venir à bout des prétentions d'hon habitués à se surfaire; moins habile que Loi à manier et à soumettre des caractères ré mais^ en revanche^ s'il semble s'abstenir de s< tieux envers les personnes, nous lui avons U connu de ces qualités élevées et dignes que coi les masses; à défaut de paroles persuasives nantes, il se révèle constamment en lui de ces d'honneur, simples et calmes, qu'il sait expi un parfait langage quand l'occasion le contrai aux populations.
Le suffrage universel va bien à l'éclat d Louis-Napoléon Bouaparte, et les vertus de ci Louis-Napoléon Bonaparte vont bien au suffn sel. 11 y a dans cet accord sympathique une