CHAPITRE VIII
LA ïïtàJHÎX DE LA GHAIIBBB DES DÉPUTiS LE 24 FÉVBIER 1848.
La salle des conférences. — M. Emmanael Arago. — La Chambre se coDstitae en séaure pabliqne. — Arrivée de la dactaessc d*Orléans, du comte de Paris et de M. le dac de Nemours. — Discours de M. Dopin. — Discours de MM. Marie, Grémieux et Odilon Barrot.
— Observations de M. la Rochejaqnelein. — La salle est envahie. — On demande un gouvernement provisoire. — Départ de la duchesse d'Orléans, du comte de Paris et du duc de Nemours. ^ M. Thiers.
— M. Sauzet disparaît. — M. Ledm-RoUin. — M. Lamartine* — Acclamation des membres du gouvernement provisoire. — Tumulte. — Coups de feu. — Départ pour Thôtel de ville.
Avant de raconter avec les détails les plus précis et les plus exacts le sac des Tuileries et des demeures royales^ je conduirai le lecteiu'à la Chambre des députés^ où tout fut aussi livré à Fémeute^ sans résistance et sans combat.
La Chambre était convoquée pour une heure dans les bureaux; mais un ceitain nombre de députés firent appeler M. le président Sauzet^ qui^ à midi et demi^ vint prendre place au fauteuil.
Plusieurs des rédacteurs du National et du journal la Réforme entourent les députés de la gauche. En dehors de la salle des séances, M. Emmanuel Arago, qu*on avait laissé passer comme délégué du peuple, s^eiTorce^ à haute voix, de convertir M. Odilon Barrot à la république. M. Qdilon Barrot résiste. « Son opinion pouvait être flottante, mais son devoir était précis : il était ministre. » '