SAC DU PALAIS DES TUILERIES
J'appris du même coup F envahissement de laCham-i bre des députés, la fuite du roi et de la famille royale/ et la prise des Tuileries. Je ne pouvais croire à tant de catastrophes si subites et si imprévues ; mais le messager qui m'apportait ces nouvelles tira de sa poche des pièces de conviction, une manche brodée en or d'un habit de général et une manche garnie de velours et de galons d'argent de la grande livrée du roi.
Louis-Philippe et tous les membres de la famille royale venaient à peine de quitter les Tuileries, que les troupes assez nombreuses, artillerie et infanterie, massées autour de ce palais, et le général qui les commandait, quittèrent la place et regagnèrent leurs quartiers ou leurs casernes, abandonnant ainsi la demeure royale aux fureurs de l'émeute. Les serviteurs du roi et des princes, paralysés parlateiTeur, sans chefs, sans ordres, ne pouvaient opposer aucune résistance. Rien ne fut plus facile aux vainqueurs armés qui s'étaient aventurés jusqu'à la place du Carrousel, à la multitude de curieux dont les flots allaient toujours grossissant, que de s'avancer timidement d'abord, puis bientôt résolument, jusqu'aux grilles et aux portes du palais, puis en- . fin d'en franchir les diverses entrées.
Sous le règne de Louis-Philippe, la plupart des rues étroites qui entoiu^aient le Palais-Royal et les Tuileries servaient d'habitation à la population la plus immonde. Aujourd'hui, que. le Louvre, achevé par Napoléon III, étend ses splendeurs monumentales sur une partie des
terrains occupés par ces rues étroites ; aiyourd*hui que la nouvelle rue de Rivoli a rendu Pair et la lumière à cet amas de cloaques dont les noms mêmes sont déjà oubliés, on aura peine à comprendre cet envahissement si subit de Tantique demeure' de nos rois; on aura peine à comprendre que ce fut surtout une population de prostituées et d*hommes sans aveu qui^ poussé par Tespoir du désordre et du butin, se pi-écipita dans les appartements royaux sur les traces des combattants armés, que préoccupait alors une seule pensée, celle d'enlever le trône pour le briser^ et pour en brûler les débris sur la place de la Bastille. C'est à cette honteuse population du voisinage que revient le tribte honneur de ces orgies, de ce pillage dont le récit restera toujours au-dessous de la vérité.
La tourbe triomphante se rue d'abord dans les appartements du rez-de-chaussée, dans le cabinet du roi, dans sa chambre à coucher, dans les salons de la reine, dans les appartements des princes, des dannes d'honneur; dans les entresol. Puis elle gravit les escaliers du premier étage. Le flot grossit toujours : les portes d'entrée ne se trouvent plus assez larges, les fenêtres du rez-de-chaussée sont escaladées. Dans sa curiosité et dans son étonnement, cette foule se contente d'abord de regarder, d'admirer avec convoitise ; mais une main coupable ouvre un meuble, se saisit d'objets précieux, et donne ainsi le signal de la destruction et du pillage : linge, vêtements, armes, uniformes, livres, dessins, correspondances, manuscrits, tout est bouleversé, saccagé, pollué. On pénètre même dans les cuisines et dans les caves: Trois mille bouteilles de différents vins, bourgogne, bordeaux et
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Champagne, furent bues, volées ou brisées *. On vit bientôt de longues files de pillards sortir du palais des Tuileries chargées de batteries de cuisine, d'instruments de ménage et de comestibles. L'envahissement fut si rapide, que4'émeute put achever le déjeuner commencé à dix heures du matin par le roi et la famille royale.
Au milieu du bruit et du désordre, de robustes et habUes gaillards détachent le marteau de Thorloge du dôme des Tuileries, et, à Taide de ce pesant morceau de fer, qui venait de sonner la dernière heure de la monarchie de juillet, il n*y a plus de secrétaires, de commodes, d'armoires, qui ne soient brisés par cette horde à moitié ivre. Tout lui devient dépouilles opimes.
Saint-Lazare avait ouvert ses portes aux pensionnaires que lui confie la police correctionnelle, et ces femmes vinrent grossir le nombre de celles qui, déjà maîtresses des appartements du palais, y buvaient, y chantaient, y dansaient, à la clarté éblouissante de milliers de bougies inondant de flots de lumière ces hideuses saturnales. Un jeune homme élégamment vêtu, d'un grand nom, d'un nom célèbre s^urtout dans les annales historiques de la un du dix-huitième siècle et du commencement du dixneùvième, tenait le piano et jouait tom^ à tour, aux applaudissements de cette multitude avinée, la Marseillaise, des galops et des polkas. Tout ce personnel féminin des carrefours et des coins de rues s'était jeté sur les robes des princesses, des dames d honneur, dô la reine ellemême : elles en coupaient le corsage, le jetaient au feu
1. M. de Montalivet, dans son livre sur la liste civile, évalue cette perte en argent ii la somme de 7,300 fr.
et cachaient de magnifiques jupes de soie^ de velours^ sous les haillons qu'elles portaient en sortant de prison.
Dans le troisième volume de ces Mémoires, j'ai raconté le départ de Charles X et de sa famille pour l'exil, j'ai dit toutes les privations qu'ils eurent à subir : ils man* quèrenl d'argent et de chemises ! Étrange et cruelle destinée ! dix-huit ans plus tard, le même sort attendait le roi Louis-Philippe et les siens. Le roi, la reine, les princes, la duchesse d'Orléans et ses enfants durent prendre la fuite avec les seuls habits dont ils étaient vêtus. Ce fut grâce au dévouement intelligent de quelques-uns de ceux qui s'efforcèrent de rétablir l'ordre dans le palais envahi, que les illustres exilés purent recevoir, mais seulement au bout de quelques jours, des vêtements, du linge et des chaussures. Louis-Philippe manquait du nécessaire alors qu'on arrêtait, aux portes du palais, im pillai'd qui s'était mis sur le corps douze chemises du roi cachées sous une large blouse.
Sur une des caisses qu'on envoya peu de jours après le 24 février au duc de Nemours, un maladroit serviteur de la royauté avait fixé une adresse avec cette inscription : A son Altesse royale monseigneur le duc de Nemours, Qu'on juge de l'iétonnement que causèrent ces quelques mots aux républicains préposés à la garde des embarcadères des chemins de fer! Leur front rougit d'indignation, ail n'y a plus d'altesse, plus de prince, plus de duc, plus de monseigneur ! il n'y a plus que des citoyens. Des conspirateurs seuls peuvent avoir eu l'idée de braver ainsi le peuple souverain : ces caisses doivent contenir les preuves d'une trahison, peut-être d'un com-
plot, n II fallut donc les ouvrir, en tirer un à un tous les objets de toilette qu'elles contenaient. Ce ne fut pas sans peine qu'un put enfin faire partir pour leur destination ces caisses reconnues innocentes et si imiiatiemment at* tendues.
Que de bruit, que de mouvement, que d*ivresse, que de scènes incroyables, dans cette vaste demeure où, la veille, se discutaient avec anxiété, mais avec calme, les destinées de la France et de la royauté ! Plus de douze cents individus s*y installèrent résolument comme dans un bivouac, s*organisant par compagnies, par sociétés, dans chacun des appartements. Ils couchaient tout habillés et tout armés sur les tapis, sur les divans que recouvraient les plus riches étoffes. On faisait la soupe dans le foyer d'élégantes cheminées, revêtues du marbre le plus précieux, et plus d'upe tasse, plus d'une soucoupe de porcelaine de Sèvres et de Saxe servirent d'assiettes.
A une époque déjà assez éloignée, près de l'appartement de la reine, une pièce ^vait été disposée pour servir d'oratoire et d'atelier à la princesse Marie. La fenêtre, ouverte sur la cour des Tuileries, était ornée de précieux vitraux; sur des socles très-simples se di*essaient les modèles des statues de la jeune princesse artiste, la Jeanne (f Arc de Versailles, la Jeanne d'Arc quittant son village, les Anges enprières, qui furent exécutés en marbre pour la chapelle Saint-Ferdinand, aux Ternes. Tous ces objets d'art furent respectés; un vandale, un seul, prit plaisir à causer d'un coup de fusil le bras d'un des anges.
Cette fuule en délire régnait et gouvernait au milieu
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de ce fisbis ; tout était tombé en son pouvoir. On ne peut raconter les honteuses indignités qui s*^ commirent. Un misérable s'étail ^mpai-é d'un magnifique volume du Coran, imprimé sur peau de vélin, relié en maroquin rouge, doré sur tranche : il Touvrit pour le souiller en y déposai^t des ordures. Quelques-uns se livrèrent au plaisir de crever les yeux de plusieurs portraits, ceux de la reine d'Espagne et de la duchesse de Montpensier; d*autres dessinaient sur lès murs des saletés, des infamies, y ioFcrivaiont des vers, des sentences et des menaces de mort contre plus d'un nom respecté; des mains noires et calleuses feuilletaient les plus riches albums, fouillaient les papiers les plus intimes.
Une autre bande d'oiseaux de proie s'était aussi abattue sur le palais des Tuileries : c*étaient les amateurs de curiosités, les revendeurs, les receleurs de tpus étages. Pins d'un a fait des razzias dont les produits sont encore cachés dans des tiroirs, dans des bibliothèques, jusqu'à ce qu'on puisse les montrer au grand jour, ou les vendre avec sécurité. Les commissaires du gouvernement durent mèïï\,e bien plus surveiller ces redingotes noires que les blouses. Beaucoup de gens du peuple étaient au comble de la joie quand ils avaient pu passer un gilet ou un ^pantalon princier ; mais les redingotes noires avaient l'œil et mettaient la main sur les armures, sur les tableaux, sur les dessins, sur les cachets, sur les bagues d'un grand prix. De tous côtés, des affiches disaient : Mort aux voleurs! Plusieurs fripons furent arrêtés; mois, à leur arrivée à la préfecture de police, ils étaient tous mis. en liberté.
Parmi les tableaux lacérés, on ne cite guère que les
portraits en pied des maréchaux Soult et Bugeaud, un tableau de Biard re{)résentant une grotesque revue de la garde nationale, un autre tableau représentant Louis- Philippe saignant un postillon de sa suite; enfin, une toile qui n*ayait d*autre tort que de représenter une cérémonie religieuse.
Dans la chambre à coucher du roi et de la reine était placé un prie-Dieu d'un beau trayail et contenant les reliques les plus précieuses pour le cœur de la reine : on y ayait enfermé le masque moulé sur le cadavre du duc d'Orléans et le suaire de la princesse Marie. Une femme eïi furie allait lacérer, briser ces saintes reliques, lorsqu'une main vigoureuse arrêta cette profanation en renversant brusquement et à Timproviste cette fenmie sur le tapis.
♦Dans la chambre à coucher, dans le salon et dans la salle de bain de la reine, de petites armoires, des placards, échappèrent aux regards et à la dévastation; on y recueillit, pour les restituer à la famille royale, les papiers les plus secrets, les plus intimes, du roi et de la reine. Un volume contenait une correspondance entre Louis-Philippe et la princesse Marie-Amélie, con^espond ance qui datait de leurs jeunes années.
Tous ces hôtes nouveaux de la demeure royale s'é» talent organisés, des commandants avaient été élus par eux, des postes nombreux avaient été établis à Textérieur et à l'intérieur. On pouvait voir quelques-uns de ces factionnaires affublés des costumes les plus bizarres : l'un portait un costume de général, l'autre se drapait dans la robe de chambre de Louis-Philippe, celui-ci s'était paré d'un habit brodé à la française. Un manœuvre, croyant
sans doute faire honneur à la république naissante^ avait endossé la grande livrée du roi.
Au milieu d*un des appartements envahis, on trouva dans sa cage un perroquet d'assez vulgaire apparence, mais qui obtint tout à coup les honneurs de la populalarité et lès joies d'une ovation. 11 répétait avec la plus nette prononciation : A ha& M.toi ! C'était à qui gorgerait cet orateur de l'opposition, ce révolutionnaire qui exprimait si bien les haines aveugles du moment, de sucre, de friandises, pour l'entendre crier : A bas Gtdzot! Le bruit se répandit que ce perroquet avait eu pour précepteur en politique le prince de Joinville. Ce propos prit tout de suite le caractère sérieux d'un fait historique.
Dans cette journée du 24 février, de hardis novateurs, ne comprenant que les révolutions radicales, conclurent de l'abolition de la royauté et de la proclamation de la république que. c'était pour eux un devoir de brûler le palais des rois. Sur la rive droite de la Seine, M. Ledru- Rollin eut aussi beaucoup de peine à persuader à une horde victorieuse, qui avait envahi l'hôtel de la rue de Grenelle, qu'on ne devait pas incendier le ministère de l'intérieur. L'incendie des Tuileries était déjà décidé, lorsqu'un homme eut l'heureuse inspiration de faire écrire en grandeslettres noires, sur le mur d'appui delà grille qui entoure la cour des Tuileries, cette inscription assez inattendue : Hospice des Invalides civils. On applaudit avec enthousiasme à cette innovation : le palais ne fut pas brûlé. C'était sans doute tout ce que voulait l'honnête homme dont la spirituelle initiative nous con-
servait Tun des plus grandioses et des plus curieux nio> Duments de la capitale. Mais bientôt alors accoururent ces habiles q^ji savent si bien exploiter à leur profit les idées d*autnii. Qui dit hospice dit malade : pour un hospice et pour des malades, il faut un directeur, des administrateurs, des médecins, des chirurgiens, "des aides, des employés, des infirmiers. Que de plaoes à créer et à prendre! Toute' une administration s'improvise en vingtquatre heui^et s'installe aux Tuileries. La direction régulière des hôpitaux fit garnir de lits les ap|4irtements du premier étage, la grande salle de Diane, le salon de Louis Xlll, la salle de billard, le salon de conversation. Des numéros sont collés sur le mur au-dessus des lits; le no 9 est appliqué au bas de la toile d'un portrait en pied de la reine des Belges. Des sœurs de charité sont logées dans de petites pièces intermédiaires; le chirurgien en chef, M. Leroy d'Étiolles ^, donne des consultations dans le cabinet où le roi présidait le conseil des ministres. Les aides-chirurgiens prenaient leurs repas sur la table ronde placée au milieu de la chambre du conseil, table insme ise, recouverte d'un tapis de veloiu^ vert orné de franges d'or.
L'administration eut bientôt un chef, qui prit le titre de gouverneur des Invalides civils. Ce titre fut placardé à la porte de l'appartement du prince de Joinville, dont les nombreuses pièces parurent* à peine suffisantes au nouveau gouverneur, pour lui, pour sa famille, ses
f . M. Leroy dTtiolles a renda ce fait pol)lic dans une profession de foi adressée par lai anx électears do département de la Seine : J'ai éU chargée diMl, de Vexéeution du décret de la Providente* IHnttaUatiom d«f bUtiéi de févrUr dam le palait dee TuUeriêi*
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amis et son personnel. Je ne rappelerai pas tout ce qui a été raconté sur les blessés de février et sur les malades civils admfs au palais des Tuileries; il est certain que ces déplorables scandales ne tardèrent pas à être/révélés. Je publierai seulement un rapport adressé à ce sujets le 5 mars 4848, à M. Ledru-Roliin, par les commissaires du gouvernement:
J'appelle votre altenlion sur la note ci>jointef conceniaDt vn pouToIr qui a été depuis quelques jourt introduit dans le cbAteau.
M**^*, venu au palais des Tuileries arec la mission de s'occuper du service des lovalidt-s cirils, s't'n placé dans les appartements du prince de Joinvillts habite la totalité des pièces, dans lesquelles il a fait accumuler des meubles de toutes sortes. Il demande un lit de maître, quatre lits ordinaires, de Targenterie. de la porcelaine, du linge de lit et de table. 11 se fait entourer d'employés choisis par lui,, et que ne connaît pas le commandant du cbAteau. il demande la nourriture de la maison qu'il forme et celle des personnes qu'il amène arec lui. Sur sa porte il a fait placer une pancarte avec ces mots: Cabinet du gouverneur de Vhospiee dei Invalidée eivilt.
Toute une partie du palais, et une partie très-importante (car chez le prince de Joinrille il y a des richesses scientifiques sans nombre), re tronre ainsi sans clôture^ sans surreillance directe de la part do commaodi^nt do palais, du commissaire du gou- Temement, lesquels, depuis dix jours qu'ils sont en permanence au chAleau, ont passé les nuits sur des' fauteuils, dos matelas, et ont évité tout ce qui pouvait ressembler à une occupa tion dispendieuse.
L*hospice des Invalides civils n*en resta pas moins établi au palais des Tuileries jusqu'au mois de juin 1848. Cependant, au milieu de ce scandaleux désordre, toutes les richesses des Tuileries ne furent point pillées. Le commissaire du gouvernement eut à remplir une mission importante, celle de déposer au trésor toutes les valeurs.
tous les objets précieux qu'il pourrait rassembler. Des fourgons faisaient le service entre le ministère des finances et le palais des Tuileries. On n'avait ni caisses, ni coffres; des diamants, des objets de toutes sortes furent entassés dans des couvertures, dans des paniers à pâtisserie, dans des bannes, des cartons de bureau pris au hasard, etc. Voici, sur ces transports, quelques curieux documents historiques :
SAMEDI S6 FiyRiBR 4 $48.
Troiiième envoi, lo Une grande banne conlenant : médailles en argent, en bronze; montres, pendules, éyenlail de la reine, pelotes i glands.
20 Seconde grande banne : glace de toilette avec encadrement eo Termeil, coffre en palissandre renfermant les diamants, les parures de noce de la duchesse d'Orléans.
Coffre en paille et en tapisserie : bijoux dans leurs étuis et leurs boites, objets de toilette en argent et en yermeil.
Quatrième encoi. |0 Une caisse contenant : aiguière et bassin en or, appartenant à la duchesse de Montpeoaier, yaisselle plate do toute sorte, coffrets ciselés, pièces d'or.
so Quatre cc^ffres : des nécessaires de toilette on de voyage en argent ou vermeil.
30 Énorme paquet dans lequel on a rassemblé de la vaisselle plate.
DIXAHCHB S7 FÉVRIER 1848.
Premier entoi, lo Dam un carton : coupe en or, èpanlettes, coffrets en or.
30 Panier rempli d'argenterie.
30 Valise contenant des flacons de perles, des bijoux, des diamants, des objets de toilette en or et en argent.
iV. B. Celte yalise est d'un grand prix.
Deuxième envoi: Six coffres ou paniers : diamants des princesses, colliers, boucles d'oreilles.
Médailles en argent, en bronze, en or.— Ces dernières en grande quantité, beaucoup de la valeur de 1,000 fr. pièce.
Aiguière en argent : plu8.de 500 fr. en espèces.
LVHDI 38 FÉVRIER 1848.
Dans la caisse du prince de JoinTille : 6,100 tr, en billets de banque, aclions de l'Océanie, vingt-six pièces turques en or, iK5 fr. en espèces.
Guyelte en argent, presse-papier en yermeil.
Appartement du comte de Paris.
Un yaste panier contenant : sabres avec poignées en or massif enrichies de diamants et de pierres précieuses, corelles, mé' dailles, coffrets, timbales, bagues, argenterie;^ coffres ^emplis de parures en corail>
Un grand coffre de médailles en or et en argent.
Un paquet dans lequel on a placé : rente beige, actions du ca* nal de Bourgogne, obligations portugaises, rente d'Espagne.