‹ Mémoires d'un bourgeois de ParisChapitre 5 sur 71 · LETTRE DE M. GUIZOT AU ROI · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. GUIZOT AU ROI

« Vai-Rieher, mercredi soir, 13 août 184K.

» Sire,

D Voici des lettres particulières de Bresson^ Montebello^ Rossi et Jamac; elles ne contiennent rien de bien nouYcau. Tous ces hommes-là sont capables et cornprennent, exécutent bien la bonne politique ; dans leurs mains, les affaires les plus délicates ne m'inspirent que la mesure dUnquiétude qu'il est impossible de ne pas ressentir.

» Je trouTe que la cause du comte de Trapani languit un peu ; ceux-là même qui, je crois, en désirent vraiment le succès, la reine Christine et le roi de Naples, ont Tair de n'y pas compter beaucoup. Nous avons beaucoup fait pour cette cause-là ; il est sage, ce me semble, de ne pas nous y engager plus avant, et de rester en bonne position avec le duc de Séville, qui ne suscite au dehors aucune difficulté, et qui serait peut-êti'e au dedans le candidat le moins contesté, si la reine Christine pouvait être amenée, je ne dis pas à le désirer activement, mais à l'accepter. J'ai beaucoup parlé à Bresson dans ce sens-là, et j'ai soin de Ty entretenir. La conversation de monseigneur le duc de Nemotm$,à Pampelune, sera importante. Le roi ne jugerait-il pas à propos dé lui rappeler la nuance de bienveillance à peu près égale qu^il déshre garder entre Trapani et Séville ? »

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