‹ Mémoires d'un collégienChapitre 16 sur 83 · A. RUETTE · texte numérisé non relu

A. RUETTE

La lecture de ce document accablant s'était achevée au milieu d'un morne silence. Pâle, le cœur serré par la

20 honte et. le désespoir, j'avais écouté avec épouvante ce récit de ce que j'avais fait. Je me représentais le pauvre Garelou se tordant sur son lit de douleur, près de mourir par ma faute d'un supplice sans nom. Ma conscience enfin réveillée me montrait toute l'étendue de mon crime.

25 Mon imagination m'en peignait sous les couleurs les plus hideuses toutes les conséquence possibles: le remords éternel qui pèserait sur moi si le pauvre Garelou succombait, sa famille peut-être sans ressources, le désespoir de mes parents, le stigmate indélébile que ce crime at-

30 tacherait à mon nom.

Enfin, ne pouvant plus y tenir, impatient de me débar-

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