‹ Mémoires d'un commissaire de police (volume 2)Chapitre 49 sur 58 · MÉDECINE LÉGALE · texte numérisé non relu

MÉDECINE LÉGALE

La chambre dans laquelle ils venaient de pénétrer, était fort simplement meublée.

Un lit, quelques chaises, une commode, une table au milieu, et, à côté de la table, un fauteuil.

Rien ne paraissait avoir été changé, aucun désordre parmi les meubles ; seulement, au pied de la table, à deux pas du fauteuil, gisait le corps inanimé de la malheureuse Mousseline.

Son corps était étendu sur le parquet, la tête vers la cheminée ; les pieds un peu repliés, s'étaient, pour ainsi dire, engagés entre ceux du fauteuil. Une des mains était plongée dans ses cheveux dénoués, l'autre était crispée entre ses dents dans une suprême et dernière convulsion.

Ludovic Malon s'approcha avec attention, retenant du geste M. Desbois qui voulait avancer, et recueillant, dès ce moment, tous les indices qui pouvaient le mettre sur la voie des découvertes.

Le médecin habitué aux constatations légales avait reparu en présence de ce mystérieux et dramatique incident.

A un moment, et avant de prendre note d'aucune particularité, il se tourna vivement vers M. Desbois.

— Monsieur, lui dit-il, vous avez prudemment agi, en ne pénétrant dans cette chambre, qu'accompaf A Aa personnes qui pourront témoigner de l'état des

Mais il vous reste un devoir plus sérieux à remplir, c« d'aller immédiatement prévenir M. le commissaire police de Trouville et de le prier de se rendre mm retard.

— Vous croyez ! lit M. Desbois, un peu contrarié > s'éloigner en pareille occurrence.

* — J'en suis sûr, répondit Ludovic Malon.

— Alors, cette pauvre jeune femme est bien morte?

— Oh [ bien morte, je vous en réponds ; hâtei-w donc, et remettez, du reste, ma carte au magistrat^ vous allez trouver, elle lui expliquera l'intérêt de nu présence dans votre maison.

M. Desbois s'empressa de partir, et Ludovic et Ray mond demeurèrent seuls.

A peine la porte se fut-elle fermée, que le jeune méde cin, désormais tout à la situation, se tournait vers Ray mond, et lui indiquant la table sur laquelle il y avait dt l'encre et du papier :

— Veuillez, je vous prie, monsieur, lui dit-il, yotë placer à cette table, et prendre note, sous ma dictée, des premières constatations que je vais vous transmettre. Chaque observation a ici son importance, et il est nécer saire qu'aucune ne soit négligée.

Raymond obéit.

La scène avait d'ailleurs, dans sa simplicité même, un caractère particulier de grandeur.

La présence de la mort donne aux actions ordinaires de la vie une gravité inaccoutumée, et Raymond ne pouvait se défendre d'un certain sentiment de superstitieuse émotion, en songeant qu'à deux pas de lui gisait inanimée, et sans vie, une des plus charmantes femmes qu'il eût jamais admirées.

Cependant, il s'assit, prit la plume, et regarda Ludovic Malon.

Ce dernier s'était agenouillé auprès de la morte, et il avait soulevé une de ses mains.

— Elle est bien morte, n'est-ce pas? fit Raymond, le corps tendu, et l'esprit anxieux.

j? r Le jeune médecin remua la tête.

4 — Oh ! tout-à-fait ! répondit-il.

fi " " Et se penchant davantage sur le cadavre :

— Yoyez-vous, poursuivit-il, de cette voix calme et t5 claire qui n'appartient qu'aux professeurs d'anatomie de

l'Ecole de médecine, il y a plusieurs signes certains de f *- la mort : en premier lieu, la rigidité cadavérique, et 3 -* vous pouvez constater vous-même, de visu, qu'ici, la H rigidité est complète... puis le refroidissement; le bras, - le cou, Je front sont glacés... de plus, regardez, la mà- • choire a été abaissée avec force, et il m'est impossible de lui faire reprendre sa position naturelle. Nous som- » mes bien en. présence d'un cadavre, et la mort est certaine. Seulement, ce qui reste à examiner, à établir, / c'est le genre de mort auquel cette malheureuse femme i a succombé, et les moyens criminels qui on* été employés pour atteindre ce but...

— Alors, fit observer Raymond, vous croyez à un crime ?

— Gela n'est pas douteux! répondit Ludovic.

— Vous pouvez en recueillir les preuves?

— C'est ce que nous allons rechercher.

— Enfin, quel est le genre de mort?

Ludovic Malon avait repris son examen.

Le jeune docteur était loin de subir les mêmes troubles et les mêmes émotions que son ami,

Familier avec ces sortes d'opérations, il semblait se croire à l'École de médecine, devant un sujet d'étude, préoccupé uniquement dune leçon à faire à des élèves attentifs.

Il souleva la tête du cadavre; examina les mains enfouis sous les cheveux épais de la victime, déchira la batiste qui recouvrait ses épaules, pour observer de plus près ses épaules et sa poitrine, et ne releva le front que lorsque ses explorations furent de tous points complètes.

— Eh bien ! fit Raymond qui suivait avec Un poignantintérêt tous les détails de cette scène.

— Eh bien I répondit Ludovic, il est manifeste f\ cette pauvre Héloïse est morte empoisonnée.

— Vous croyez?

— Oh ! j'en suis certain... et s'il pouvait me rester u doute, je sais maintenant un moyen infaillible de metl assurer.

— Lequel ?

Le docteur ne répondit pas.

D'un geste plus prompt que la pensée, il déchira le]

dernier voile qui recouvrait la poitrine de Mousseline, et son doigt accusateur alla se poser à quelques ligne? I au-dessus du cœur.

— Voyez! voyez! répéta-t-il, d'un accent plein de 1 fièvre... Les misérables, ils avaient peur qu'elle ne survécût, et ils ont eu recours au poison le plus violent que la toxicologie connaisse encore à l'heure qu'il est.

Raymond s'était levé, et, en suivant le doigt de Ludovic, il venait de remarquer une petite tache noire presque imperceptible, à l'endroit même où le doigt était posé.

— Qu'est-ce que cela? demanda-t-il effaré.

Le docteur eut un pâle sourire.

— Vous n'êtes pas, répondit-il, sans avoir entendu parler d'un certain toxique avec lequel les indigènes de l'Amérique empoisonnent leurs flèches. Il est noir, d'aspect résineux, soluble dans l'eau. Suivant quelques voyageurs, cette substance serait un liquide exsudé à la surface du corps de gros crapauds exposés devant le feu par les sauvages, puis, desséchés en même temps que des sucs de plantes. Selon Claude Bernard, ce poison a la propriété singulière de paralyser les nerfs moteurs tout en respectant les nerfs sensitifs, — c'est le curare.

— Et vous pensez?... commença Raymond.

— Le doute n'est pas possible.

— Mais comment expliquez-vous?

Ludovic Malon s'était agenouillé, il avait laissé retomber son front dans ses mains, et il réfléchissait.

Tout à coup, il releva la tête, et un éclair jaillit de ses yeux.

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ç. — Oui ! c'est cela ! dit-il... le crime a dû être commis niiier au soir, entre neuf et dix heures — la pauvre Femme venait de manger — voici encore les débris de i son repas, — dans l'un des plats on avait sans doute i introduit quelque poudre qui endort ! — Elle s'est assoupie, là, sur la table où vous êtes, — et où elle s'était assise, vraisemblablement pour écrire quelques lignes, car le médium de la main droite est taché d'encre ; puis, comme nous le disions, le sommeil l'a saisie ; elle s'est endormie, la tête dans les mains, et c'est alors que l'assassin a pénétré ici.

— Qui cela?

— Nous le saurons. Cet assassin n'est point, du reste, un vulgaire misérable ; il avait préparé son plan de longue main, et il est entré dans cette chambre avec l'aiguille fatale, préalablement imbibée de curare. Une piqûre au-dessus du sein gauche, et en moins de dix secondes, c'était fait de cette infortunée Héloïse. Voilà, monsieur, ce qui s'est passé, et vous pouvez croire que je ne me trompe pas !

Raymond garda un moment le silence, une autre pensée lui était venue, qui absorbait impérieusement son esprit.

— Pardon, docteur, objecta-t-il, mais ne venez-vous pas de me dire que Mousseline avait dû écrire quelques lignes avant de mourir.

— Sans doute, répondit Ludovic, et ce qui le prouve...

— Je ne cherche pas ce qui le prouve, mais bien ce qu'elle a écrit. Ne pensez-vous pas, comme moi, qu'il y aurait, dans les circonstances présentes, un grand intérêt à retrouver ce document?

— Vous avez raison.

— Que peut-il être devenu ?

— L'assassin l'a peut-être détruit ou emporté.

— Sans doute. Mais la victime peut aussi l'avoir conservé.

— Cherchons alors.

— Cherchons !

Et les deux jeunes gens se mirent à fouiller la \ Urne.

Seulement, au moment où ils se livraient à cette ( ration, ils s'arrêtèrent tout à coup, et d'un mêmen vement inquiet et troublé.

Un pas sonore montait l'escalier de la maison.

— C'est le commissaire de police ! fit Ludovic.

— Probablement, répondit Raymond.

Presque aussitôt, la porte s'ouvrit et un homme \

sur le seuil.

C'était le duc de Palmarès.

Raymond s'était relevé vivement pendant que Lin continuait ses investigations.

Le duc avait eu le temps de pénétrer dans la chan et il ne perdit rien de l'occupation à laquelle se li le jeune docteur.

Toutefois, il avait salué Raymond, saris lui tend main, et quand Raymond lui eut rendu son salut :

— Je suis vraiment désolé de vous venir dérange le duc, mais j'étais sorti pour aller vous rendre \ et à l'hôtel on m'a assuré que je vous trouverais ic

— Auriez-vous quelque communication importa me faire? demanda Raymond.

— G'est cela, en effet, répondit Palmarès ; ma vous avouerai franchement que lorsqu'on m'a app triste fin de cette pauvre Mousseline, la curiosité mise de la partie, et que je n'ai pu résister au dés venir voir par moi-même...

Raymond étendit la main vers le cadavre de la j femme.

— Elle est là! répondit-il ; et si vous voulez ap cher...

Le duc fit quelques pas.

— Ainsi, elle est morte ! dit-il au bout d'un inst comme cela, subitement!... C'est bizarre, vous en viendrez.

— Mon Dieu, répliqua Raymond... il n'y a pa<

i nystère humain qu'on ne finisse toujours par expliquer... 3t M. Ludovic Malon constatait tout à l'heure avec la -dernière évidence...

— M. Ludovic Malon est une des grandes autorités de la science, interrompit Palmarès, et son opinion doit avoir ici une sérieuse influence. Je serais curieux de con-

i naître ce qu'if pense de la mort de cette jeune femme.

— Cette jeune femme est morte empoisonnée ! répon- ^ dit le docteur.

Le duc fit un mouvement.

— Empoisonnée! elle! Mousseline! se récria-t-il ; il faut que cette affirmation vienne de vous pour que j'y

■ porte attention... Mais la chère enfant n'avait pas un ennemi.

— Elle en avait de terribles, au contraire, monsieur le duc, répliqua Raymond, — depuis quelque temps même elle était devenue soucieuse, elle avait comme le pressentiment du malheur qui allait la frapper, et si vous vous rappelez ce que je vous disais d'elle, il y a quelques jours, vous comprendrez sans peine d'où est venu le coup dont elle est morte.

— Alors vous croyez qu'en l'empoisonnant on n'a eu d'autre idée que de 1 empêcher de parler?

— J'en suis certain.

— Seulement, ajouta Ludovic Malon, en présentant à Raymond une lettre qu'il avait trouvée sur la malheureuse victime, les assassins pourraient* bien s'être trompés dans leur calcul, car s'ils l'ont empêchée de parler... du moins, ils lui ont laissé le temps d'écrire.

Le duc eut une trépidation nerveuse.

— Elle a écrit! dit-il avec un sourire contraint.

— Oui, monsieur le duc.

— Et que dit-elle, la pauvre enfant?

— C'est ce que M. Raymond saura bientôt. Car pour le moment...

Palmarès prit un air étonné.

— Eh quoi! s'éciïa-t-il. Vous allez vous permettre de dérober à la justice un document de cette importance.

11 me semble pourtant, qu'à votre place, je regardent! d comme un devoir sacré de déposer cette pièce entrefer <1 mains du commissaire.

— Sans doute ! fit Ludovic, mais il y a à ma déterra l nation deux raisons également puissantes, monsieur k| duc.

— Lesquelles donc?

— La première c'est que cette lettre m'est ;

— A vous I

— Oui, — autrefois, j'ai connu cette pauvre femme - 1 elle était jeune alors, et heureuse; elle s'appelait Hélok I Brochon, et si monsieur le duc a habité Paris, il y a une I dizaine d'années, il doit se rappeler cette charmante I pécheresse que Ton rencontrait partout où les jeune | gens vont chercher le plaisir.

— Héloïse!... dit le duc..., peut-être bien. Mais je n'en ai, en tous cas, qu'un bien vague souvenir..., et c'est à vous qu'elle a écrit ?

— Oui, monsieur le duc.

— Alors, voilà la première raison donnée..., et quelle est la seconde?...

Avant que Ludovic répondît, Raymond s'était précipité vers le jeune docteur, et lui prenant la lettre des mains par un geste emporté et plein de fièvre

— La seconde raison, monsieur le duc, dit-il, c'est moi qui vais vous la dire... Il y a une année environ, j'ai fait un serment terrible, et depuis ce moment, il ne s'est pas passé un jour, une heure, que je n'aie eu présente à la pensée la mission que j'avais acceptée.

— Quelle mission? demanda le duc.

— Mission de vengeance et de sang, dont je n'entendais pas confier le soin à la justice... et que je voulais accomplir moi-même.

— Mais enfin...

— Quatre misérables avaient, il y a dix années, formé une épouvantable association qui devait procéder par le vol, l'infamie et l'assassinat. Durant ces dix années, à force d'habileté et d'audace, ils ont pu déjouer les re-

aerches de la justice, et ronserver intacte la situation u'ils devaient à leurs infamies... Mais Dieu n'a pas voulu pie tant de forfaits restassent impunis, et c'est lui qui aa'a donné le courage et la force de poursuivre le châtiment des criminels.

— Et vous avez réussi ! demanda le duc avec ironie.

— Des quatre misérables, poursuivit Raymond, l'un a reçu dans les fossés de Strasbourg, une blessure qui devait être mortelle... et dont j'espère bien qu'il ne se relèvera pas.

— Spavento !

S — Spavento... oui, monsieur le duc, le second, j'ai j été plus heureux; et je l'ai vu tomber, sans prononcer A une parole, sous la balle implacable de mon pistolet.

— Colonnal...

k — Lui-môme... Je vois avec plaisir que vous saluez

hp vos amis, à mesure que leurs ombres passent devant vous... — Quant au troisième, l'affaire n'est que différée, mais il ne perdra rien pour attendre, je vous le promets ; et lorsque j'en aurai fini avec les trois subalternes, le tour du maître sera venu, et c'est à lui que j'irai !

^ Le duc jeta à Raymond un regard stupéfait.

Il — Et ce maître, — le quatrième misérable, — deman-

da-t-il, vous le connaissez aussi?

I Raymond passa sa main rapide sur son front?..

— Oh ! son nom, à celui-là ! qui me dira son nom ! murmura-t-il avec un frisson. Voilà une année que je le cherche. Une année que je le demande à ceux qui le savent! Pourquoi, cependant, a-t-on refusé de me le dire? Pourquoi, jusqu'à ce jour, a-t-on reculé obstinément l'heure . de la révélation ? Quel intérêt protège ses jours? Quelle suprême pitié s'attache encore à sa personne ! Mais qu'importe ! un hasard heureux peut me le livrer d'un moment à l'autre. Mousseline le connaissait, dit-on; qui sait! sur ce billet qi.i est là! dans ma main, ce nom est peut-être écrit en toutes lettres. Et, alors, plus de vagues soupçons sur lesquels la pensée s'égare ; plus de ménagement

ni de prudence, mais la colère aveugle, impitoyable, qui conseille, et un bras ferme, inexorable qui frappe.

En parlant ainsi, Raymond avait, d'une main fébrile, ouvert la lettre de Mousseline, et il s'était mis à la parcourir.

Et d'abord ce furent des hésitations, des tâtonnements provoqués par l'orthographe fantaisiste de la jeune femme.

Elle disait qu'elle allait mourir — qu'elle sentait bien qu'elle était empoisonnée — et elle appelait Ludovic Malon à son secours, bien certaine que lui, du moins, ne lui garderait pas rancune du passé.

Puis, venaient quelques lignes sur ce passé à jamais perdu, sur leurs amours de la rue Racine ; c'étaient des larmes douces ou des explosions de tendresse ou des regrets amers ; — elle aurait pu être heureuse en restant honnête fille; elle ne l'avait pas voulu, et elle en était punie bien cruellement!

Plus loin, il y avait quelques accents de révolte, contre les misérables qui la tuaient et alors commençait l'histoire du crime auquel elle s'était trouvée fatalement mêlée.

La relation en avait été brusquement interrompue par la mort, mais ce qu'il y avait, suffisait pour édifier le lecteur. •

Jusque-là, Raymond n'avait prêté qu'une attention distraite à sa lecture ; mais dès qu'il arriva à cette dernière partie, tout son être sembla tressaillir, son œil devint ardent, et sa poitrine se souleva avec Un effort violent.

— Lui I lui ! raurmura-t-il, tout en continuant de lire; ah! qui pouvait y croire et pourtant. . . j'aurais dû m'en douter!

Quand il atteignit la dernière ligne, il plia la lettre, et la remit au docteur.

— Eh bien ? fit ce dernier.

— Je sais tout ce qu'il m'importait de savoir, répondit Raymond, qui reprenait tout son sang-froid et toutç son énergie.

Puis se tournant vers Palmarès.

— Monsieur le duc, ajouta- t-il, irez-vous cette aprèsmidi sur la plage de Trouville?

— Sans doute, dit le duc surpris ; pourquoi cette question?

— s C'est que je voudrais vous dire, en cet endroit seulement, ce qu'il y a d'écrit dans la lettre de Mousseline.

— De quoi s'agit-il donc?

— Il s'agit du nom que je cherche depuis une année, monsieur le duc, de ce nom que nul, jusqu'à ce jour, n'avait voulu me confier, et que je pourrai vous dire maintenant, puisque je viens de l'apprendre.

Le duc allait répliquer, mais un bruit se fit entendre en ce moment, et M. Desbois, suivi du commissaire de police, pénétra dans la chambre.

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