TROISIÈME PARTIE
passaient sans qu'ils se réunissent. Or, un certain soir que le neveu et le gendre avaient causé longuement seuls , en se promenant parmi nos champs , je vis le neveu rentrer tout pensif.
J'étais au laboratoire, il vint m'y trouver, et me parla de la façon qu'on va voir au chapitre suivant.
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LES LACDNES.
— Vous VOUS rappelez, mon oncle, la nuit affreuse où je vins , presque mourant , frapper à votre porte. J'arrivais chez vous à l'état de bête farouche. Traqué comme tel , j'avais été , en effet , refoulé de l'état d'homme à l'état de
brute Je baisserais dans votre estime si je
vous disais les sentiments mauvais et terribles qui m'agitaient.-.. La terreur, lacolère, le besoin de vengeance me crispaient et paralysaient le cerveau. Je ne raisonnais plus et ne pouvais plus raisonner, j'étais fou. Mais les bonnes figures que je vis ici me calmèrent et me rendirent l'épanouissement naturel à mon âge ; je redevins en quelques jours ce que j'avais été autrefois : vous m'aviez ramené de l'état bestial à l'état humain. Vous ne saurez jamais combien , au fond du cœur, je vous 'bénissais de ce miracle. J'étais d'ailleurs