GUSTAVE FLOURENS
faciles, lui fendit la lêle d'un coup de sabre.
Telle élait la douceur, la nature enfantine de l'idole des Bellevillois, de ce risque-tout, de cet épouvantait à bourgeois, qu'il avait peur de sa maman et tremblait de la mécontenler. M'"° Flourens, vieille dame de la meilleure et de la plus sage bourgeoisie, n'était pas encore remise de l'étonnement, avec deux fils fonctionnaires raisonnables du gouvernement, d'avoir donné le jour à ce révolté. Chaque éclat de cet enfant perdu lui causait un émoi, une angoisse faciles à concevoir. Elle n'en gardait pas moins d'autorité sur lui pour les petits détails de la vie, elle le grondait, elle le traitait comme un petit garçon et ne pouvait s'empêcher de dire, en soupirant, à d'autres fous comme lui :
— a Ah! si vous pouviez le rendre raisonnable! »
Peut-être au fond de ce cœur de mère y avait-il d'aulant plus d'amour pour ce fils qu'il s'exposait davantage aux chocs de la vie, aux conséquences de la bataille.