‹ Mèmoires d'un jeune observateurChapitre 7 sur 31 · CHAPITRE YIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE YIII

ou l'étude que je fais du caractère féminin éveille

MES IDÉES SUR CE QU'iL PEUT ENFERMER DE COMPLI- CATION.

Un jour que nous étions allés rendre visite à Mme Lebarrot, nous ne rencontrâmes que sou mari l'arcliitecte. Il fit asseoir maman avec empressement et lui conta que sa femme était très souffrante, obligée de garder le lit à la suite d'une mauvaise bronchite. Puis il s'interrompit pour me dire :

— ■ Vous vous ennuyez bien tout seul, n'est-ce pas, jeune homme?

Je ne répondis pas, occupé à le regarder friser sa grande moustache noire. Il continua en souriant :

— Je suis sûr que vous mourez d'envie de jouer avec Marthe. Vous savez oii elle est? Dans sa chambre sans doute. Enfin vous chercherez.

Il me prit par la main et me poussa doucement dehors. Personne dans le bureau qu'un employé en train de tracer avec une règle et un crayon des traits sur du papier calque. Personne dans l'anti-

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cliambre. Eufin dans la salle à manger, j'aperçus ma petite amie l'oreille collée contre la porte du salon. En m'apercevant elle devint toute rose et me dit avec volubilité :

— Tu vois : j'écoute à travers les portes... Ça m'amuse parce que comme ça j'entends beaucoup de clioses dont ou ue parle jamais quand je suis là.

— Peut-être sont-ce des choses qu'on ne veut pas que tu entendes?

— Peut-être. Mais ça ne fait rien, parce que je ne leur dis pas que je les ai entendues. Ainsi aujourd'hui je suis très contente. Papa vient de demander à ta mère de louer une petite maison près de notre villa de Montmorency pendant les deux mois d'été. C'est ça qui serait chic! Crois-tu qu'on s'amuserait tous les deux !

— Tu es sûre de ce que tu me racontes là? — ■ Ecoute plutôt!

Elle se remit dans la position où je l'avais surprise tout à l'heure, et moi je collai mon oreille contre le trou de la serrure. M. Lebarrot ne parlait pas très fort, mais je l'entendais tout de même, car il avait un timbre de voix décidé et la prononciation nette. Il déclarait que l'air de la campagne était nécessaire à sa femme, mais qu'en même temps il ferait beaucoup de bien à maman et remettrait à ses joues le rose que la vie de Paris leur avait fait perdre. Il avait découvert a deux pas des o Glj^cines » (c'était le nom de sa villa) une maisonnette toute petite, mais très suffisante, et entourée d'un jardin rempli de roses. On se verrait ainsi tous les jours et l'on pourrait

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faire aux environs des promenades agréables, puisque malheureusement Mme Lebarrot serait tenue à des ménagements et devrait éviter souvent lie s'exposer aux intempéries.

Maman interrompait de temps en temps :

.( Oui... oui... Je vous remercie... Vous êtes tout a fait aimable ». A quoi l'arcbitecte répliquait : « Comment donc, c'est tout naturel. Ne voyez dans ma proposition qu'une grande, une réelle sympatliid... D'ailleurs inutile de fatiguer la malade de ces projets : nous en recauserons en temps voulu ». Puis des chaises remuèrent : je compris qu'ils venaient de se lever. Marthe me prit la main et me tira brusquement :

— Prends garde... Ils vont sortir!

En effet, la porte s'ouvrit et maman apparut, suivie de M. Lebarrot qui criait :

— Croyez, chère Madame, que je suis désolé. Ma femme regrettera infiniment...

— Vous lui direz combien je suis navrée... navrée !

J'attendis toute la journée que maman m'apl)rît la bonne nouvelle, car l'idée de passer deux mois à la campagne mettait en moi une sensation délicieuse et j'avais hâte de lui exprimer ma joie. Mais la semaine s'écoula sans qu'elle en eût soufflé mot, et comme je ne voulais pas lui avouer que j'avais écouté aux portes, je dus me résigner à n'y pas faire allusion.

Six semaines après, maman me dit :

— J'ai vu hier Mme Lebarrot. Quelle charmante femme! Elle veut absolument que je loue quelque chose auprès d'eux à la campagne. Et ma

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foi, devant sou insistance, j'ai dit que je ne demandais pas mieux.

Est-ce drôle! Mamau, qui avait pourtant si bonne mémoire, ne se rappelait plus du tout avoir causé de la même chose, six semaines avant, avec son mari!

Nous arrivâmes à Montmorency par un temps triste. Une petite pluie tombait, fine et serrée. Nous fîmes à pied les cinq ou six cents mètres qui séparaient la gare de notre maison, à la suite d'un employé en bourgeron bleu que nous avions chargé de transporter nos bagages sur une brouette. Maman abritait son chapeau tant qu'elle pouvait, et la moitié de ma personne : sur l'autre moitié je recevais l'eau qui dégouttait du parapluie.

Notre villa s'appelait a Petite Chose ». Elle occupait le centre d'un jardin minuscule où poussaient quelques groseillers, des pommiers nains, des artichauts et de l'oseille. Un saule pleureur faisait couler ses branches sur une table en fer et des chaises vertes, et le long du mur du chalet un rosier blanc s'essoufflait à atteindre le premier étage.

Dès l'entrée, des cris retentirent. ^Marthe nous avait aperçus des o Glycines » et accourait insouciante de la pluie, tandis que M. Lebarrot, enveloppé d'un imperméable, se hâtait vers nous en nous faisant signe de la main.

— Youlez-vous me permettre, chère Madame, dit-il, de vous faire les honneurs de chez vous?

Il avait envoyé d'avance sa femme de chambre qui avait dû veiller à ce que ça ne sente pas le

renfermé, et entraîna ma mère au premier a pour lui montrer les débarras ».

Marthe ne se tenait plus de joie.

— Kegarde comme c'est gentil... Comme on rebondit bien sur les fauteuils! Et puis il y a un vieux piano sans cordes où on peut taper dessus tant qu'on veut... Evidemment c'est beaucoup moins chic qu'aux oc Glycines » : mais ta mère est bien moins riclie que mes parents.

Elle remuait les j arabes en cadence et me salissait mon pantalon.

— Dis donc, tu viendras me voir demain de bonne heure... Et puis tu seras mon flirt.

— Qu'est-ce que c'est que ça, un flirt?

— Ça veut dire que tu seras tout le temps près de moi, que je te donnerai des ordres, et que tu feras mes commissions.

En effet, i^endant un mois je fus le petit domestique de Marthe qui, faisant son apprentissage de femme, s'était habituée à me considérer comme sa chose. Il était rare que nous ne passions pas les après-midi ensemble. Le soleil avait pris possession de l'été et nous courions volontiers sous les arbres. Mais ma petite amie se lassait rapidement cl se refusait aux jeux qui exigeaient d'elle un eiïort. Elle s'étendait au frais dans un hamac et, lorsque je faisais mine de me reposer près d'elle, elle me demandait de lui imprimer un mouvement de balançoire qui, disait-elle, lui faisait pas- >er des chatouilles tout le long du corps.

Cet exercice me mettait bien en nage, mais à chaque secousse Marthe riait de si bon cœur que je continuais à pousser le hamac, jugeant ma

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peine adoucie par le fait même de cette joie; si bien que nul regret ne m'effleurait alors que j'entendais crier : a Encore », quand j'espérais qu'on mé dirait : « Assez ». Soudain, le visage de Marthe reflétait une expression de pitié :

— Oh! regarde comme ces fleurs ont soif! Il faut les arroser tout de suite.

— C'est ça... Arrosons-les tous les deux.

— Non : toi tout seul! Moi, je me repose. Essoufflé, je m'épongeais le front avec mon

mouchoir, en contemplant avec envie la figure fraîche de ma jolie compagne qui se pelotonnait dans le hamac berceur.

— Laisse-moi respirer... Il fait si chaud! Je travaillerai dans cinq minutes.

— Comme tu es méchant! Dans cinq minutes les fleurs seront peut-être mortes.

Comment résister au regard triste qui accompagnait ces paroles? Je courais donc à la pompe, j'emplissais arrosoir sur arrosoir, et, dans mon horreur des exercices violents, je pensais que pour aimer la campagne il fallait être femme et pouvoir faire travailler autrui.

Nous étions à peu près les maîtres de la maison, car M. Lebarrot emmenait presque tous les jours maman en promenade. Ils partaient tous les deux dans une petite charrette anglaise attelée d'un poney o qui demandait à être ménagé et ne devait pas traîner des choses trop lourdes ». C'est pourquoi nous ne les accompagnions jamais. Quant à Mme Lebarrot, elle était jour et nuit secouée par une toux opiniâtre, et le médecin lui avait ordonné de garder la chambre pour éviter

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tout contact avec un vent un peu frais. De sorte que, à mes heures de jardinag-e, j'apercevais sa pauvre têt« pâle collée aux vitres.

Souvent je crus qu'elle nous surveillait : mais je remarquai que ses yeux étaient fixés plus haut que nous, sur l'horizon. Ils semblaient guetter. •Leur immobilité fiévreuse m'emplissait de crainte. Elle ne cessait de regarder que lorsqu'elle apercevait au détour de la route la petite charrette anglaise avec M. Lebarrot qui conduisait au trot, et ma mère, les joues roses, les cheveux au vol, joyeusement animée.

Un jour Marthe m'aborda d'un air grave qui ne lui était pas coutumier.

— Je suis très ennuyée, fit-elle, grand'maman de Tarbes veut que j'aille passer quinze jours auprès d'elle, après quoi, pendant dix autres jours, grand'papa de Rouen me réclame.

— Ainsi tu vas me laisser trois semaines tout seul?

— Oui ; je suis furieuse, car je m'étais habituée à toi et là-bas c'est moi qui devrai obéir, — tandis que toi, je te commandais.

Je l'écoutais et de ce qu'elle disait je ressentais, en même temps que de la peine, un certain plaisir : en effet je croyais être sûr qu'elle éprouvait de me quitter un ennui appréciable. Ce jour-là elle fut plus attentionnée que de coutume : elle ne voulut pas que je me fatigue et, durant tout l'après-midi, me retint auprès d'elle. Elle me recommanda pourtant de profiter de son absence pour arroser les fleurs de toutes mes forces afin qu'elle les retrouve belles et grandies, et ajouta

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qu'elle me prêtait son liamac où je pourrais me reposer cinq minutes de temps en temps.

Malgré la tyrannie que Marthe m'imposait, les premières vingt-quatre heures de solitude me furent pénibles. Je m'absorbai dans la contemplation d'une grenouille verte que j'avais emprisonnée daiLS un bocal : mais elle ne compensait pas l'absence de mon amie. Je n'avais plus de motif d'aller jcaier dans le jardin de Mme Lebarrot dont je n'aimais pas beaucoup voir la figure pâle collée contre les vitres, ce qui lui faisait un nez aplati, plus blanc encore. J'emploj'ais donc le temps que ma mère consacrait à se promener avec l'architecte à flâner dans mon jardin à moi.

Soudain, au-dessus d'une haie, j'aperçus une tête brune et frisée avec des boucles à la va-comme-je-te-pousse dans lesquelles étaient semés des brins de paille et des feuilles mortes. Je la reconnus pour la fille de notre voisin, Emmeline Crépard, à laquelle, préoccupé de Marthe, je n'avais pas fait attention jusqu'ici. Son père, qui possédait quelques rentes, était poète. On le rencontrait, de préférence à l'aube ou au crépuscule, considérant le ciel avec extase et comptant perpétuellement sur ses doigts. Il vérifiait ainsi si ses vers avaient les pieds nécessaires. Mais cette précaution avait passé en habitude, et dans la conversation il continuait à agiter ses doigts en comptant mentalement jusqu'à douze, car il ne composait que des alexandrins.

Je m'approchai de la haie et demandai :

— C'est bien vous, Mademoiselle, qui avez une chèvre ?

— Oui, Monsieur.

— On s'amuserait bien à jouer tous les trois.

— Oh! oui, Monsieur.

Le lendemain, sur ma prière, maman alla rendre visite à M. Crépard. Elle me présenta et lui fit part de mon désir d'entrer en plus ample connaissance avec sa charmante fillette. Le poèt-e faisait marcher les doigts de sa main droite sur sa main gauche, comme s'il s'exerçait au piano.

— Je suis très honoré. Madame (un, deux, trois!), de la démarche que vous daignez faire auprès de moi (quatre, cinq, six, sept!). Et ma fille sera ravie d'avoir (huit, neuf, dix) un compagnon de plaisir (onze, douze!).

L'alexandrin était sans doute terminé, car il s'empressa de nous reconduire à sa porte avec force salutations.

Emmeline, un peu timide comme son père, était d'un caractère très doux. Elle me plut tout de suit«, car dès la première heure elle trouva moyen de faire mes quatre volontés. Je n'avais pas encore ouvert la bouche qu'elle disait a oui », et se prêtait d'avance à toutes mes fantaisies. En peu de temps je retrouvai l'esprit de décision que j'avais perdu au contact dominateur de Marthe, et j'éprouvai enfin la joie d'avoir sous mes ordres quelqu'un à qui je pouvais faire faire mes commissions.

Il ne m'en coûtait d'ailleurs aucun scrupule, car Emmeline s'y prêtait de la meilleure grâce du monde. On sentait qu'elle avait plaisir à me faire plaisir et que, pour sa propre satisfaction elle serait allée jusqu'au terme du sacrifice. Et ma

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foi, à la voir si joyeusement complaisante, endosser si gaîment les désagréments que sa bonté refusait de me faire supporter, je m'enorgueillissais d'une telle conquête qui flattait mes instincts de paresse et développait en moi l'orgueil du plus fort.

Ce fut une époque exquise, sans une discussion, sans un nuage. La clièvre elle-même qui nous suivait dans nos jeux, vivant dans une atmosphère pacifique, « ronronnait » ses bêlements et fixait sur nous des regards empreints de sérénité. Mollement étendu à l'ombre du saule, je faisais arroser par Emmeline les carrés d'oseille et de salade, et, lorsqu'elle s'arrêtait tout en nage, le sourire qu'elle me jetait de loin me payait amplement de mon repos.

Le crépuscule tombait; le soleil ne marquait plus sur l'horizon qu'une grosse tache sanglante. Nous entendions au loin le léger trot du poney traînant la charrette anglaise, et la voix du poète (un, deux, trois, quatre, cinq, six...) en contemplation devant la nuit brune (sept, huit, neuf, dix, onze, douze!). Maman rentrait,

— Bonsoir les enfants 1 Vous êtes-vous bien amusés? Et toi, mon chéri, as-tu répondu aux cartes postales que Marthe fa envoyées de Tarbes?

— Oh! non, mère... Je n'ai pas eu le temps!

Parfois nous nous livrions au jeu de cachecache. Nous galopions à travers l'escalier de la maison déserte et choisissions pour nous dissimuler l'un à l'autre les coins les plus obscurs. Lorsqu'on se découvrait l'air s'emplissait de cris perçants qui rappelaient les piaillements des marti-

nets tournant en rond aux dernières lueurs d'une journée cliaude.

Un vendr... non, c'était un jeudi, courant après Emmeline dont je n'arrivais pas à deviner la retraite, j'aperçus enfin sa robe à travers les arbustes du massif qui bordait la porte d'entrée. ■ — Emmeline... Enfin, je te tiens!

Je reculai stupéfait : Marthe était devant moi, l'oeil sévère, tremblant de tout son corps.

— Toi! m'écriai-je. Qu'est-ce que tu fais là?

— Je te regardais jouer avec cette demoiselle... qui est ici couchée à plat ventre sous la haie... et qui n'ose pas se montrer... et qui a une robe de petite fille des rues!...

Elle courut vers Emmeline qu'elle tira à elle de toutes ses forces.

— Eh bien. Mademoiselle... Quand tu voudras te relever? Et nous débarrasser le plancher de notre jardin !

Emmeline épouvantée s'enfuit. Marthe me prit par la main, me conduisit sans dire un mot sous le saule pleureur dont la brise du soir faisait frissonner les branches, s'assit près de moi et éclata en sanglots.

— Méchant! méchant! méchant! Tu as joué avec une autre! Pourquoi as-tu fait ça?

— Parce que..., parce que tu m'as quitté.

— Est-ce que c'est ma faute si je t'ai quitté? C'est la faute de mon sale grand'père, que je déteste ! Je comprends maintenant pourquoi tu ne m'envoyais pas de cartes postales pour mon album... moi qui t'en adressais de si jolies, — que j'aurais tant voulu garder!

Ses larmes coulaient sur chacune de ses joues comme un petit ruisseau. Moi je pleurais aussi, sans comprendre beaucoup ce qui m'arrivait, mais déàolé qu'elle eiit du chagrin à cause de moi. Elle continuait par bribes de phrases spasmodiques :

— Est-ce que tu... tu la trouves plus jo... plus jolie que moi ?

— Non... Elle n'est pas mal... Seulement je t'avoue que...

— - Que quoi ?

— Que je ne l'ai même pas beaucoup regardée. — ■ Pourtant elle te semblait gentille?

— Oui.

— P... pourquoi ?

— Parce qu'elle faisait tout ce que je voulais.

Marthe s'était peu à peu rapprochée. Dans l'obscurité qui grandissait elle avait mis tout près de moi son petit corps secoué de larmes. Je sentis ses deux bras passés autour de mon cou, et sa voix murmura :

— A partir de maintenant je serai plus gentille... Je te promets... Embrasse-moi!

— Oh! oui, je veux bien.

Et je la serrai contre moi dans une longue étreinte. Il me sembla soudain que tout tournait autour de moi. Je continuais à l'embrasser, mais je n'y voyais plus clair, et je me sentais en proie à un engourdissement proche de la douleur. Je poussai un soupir... Et puis je ne me rappelle plus rien.

Je me réveillai dans mon lit, mais je ne bougeai

pas, car j'entendais parler dans ma chambre. Ma mère disait :

— On ne s'aperçoit pas que les enfants grandissent... On est toujours tenté de les prendre pour des bébés.

Une Toix d'homme — celle de M. Lebarrot — ajouta :

— Dans huit jours ils n'y penseront plus... Mais, si j'ai un conseil à vous donner, chère amie, c'est de ne pas tarder à le mettre au collège.

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