Tome lu i
D*tJN PRÊT^ RÉGICIDE • 7
iBfaaiiiis> €eux qui veulent maintenir la sou* veraineté du peufde^ ceux qui ont au le venger , punir le tyran « C'est voqs , mesamis^ qui m'avez^ ai^é à' vfttnore la. faction royaliste 0t liberticide> et ne puîsrje donc pas toujours compter sur, votre appui ? ,
MOI
Je crois que nous avoQS d^à beaucoup fait...
SAiNT-JirsT à Robespierre.
. Voil^ ce q^e je te disais. Des âmes tiëdes ré» fléphis$ent et s'efiraient ; noja quç je veuille qua« lifier ainsi notre collègue^ dont je connais le vote généreux^ et te le rendre également suspect.
Tu peux compter sur les patriotes vraiment éclairés / sur ceux qu'une vaine pitié n'aveugle pas^ et qui, parce qu'un homme eut quelques vertus^ ne croient pas qu'on puisse lui pardonner les plus grands crimes et lui sacrifier une nation. Mais en est-il beaucoup de cette trempe ?
MOI, indigné.
J'espère , Saf nt-Just , que vous ne me çonjpiez pas • . , *
Saint-Just s'arrête étonné et comme ne sa« ç^apt qjtfell^ int^rpi^étatipn il doit donner à n^es
paroles. Maximilien sourit avec une sorte d^hy* pocrisie , et me prenant la main :
— N^écoutea donc pas, me dit^il, cette tête chaude qui ne connaît aucune prudence , qui ne comprend pas ma conduite , et qui voudrait nous guider tous avec cette impétuosité qui ne regarde jamais en arrière.
SAINT-JUST
Robespierre , c'est avec cela que l'on feit les révolutions ; il faut profiter du jour où l'on peut éloigner la prudence, et ne la. rappeler que lo^qu^'il est temps de réédifier un nouvel ordre de choses. En sommes-nous là?
ROBESPIERRE
Nous savons tous combien il nous reste à fairei Mais n'avons-nous déjà pas eq. assez de peine à abattre le tyran ? .
MOI
J'avais cru > je voua l'avoue, que cettç moi't suffirait...
ROBESPIERRE
Erreur!., ah ! erreurl ce ri'eét pas assez* Nous n'avons plus ni tfône , ni roi , mais nous avons encore en France des gens que la royauté a en=» richis, qui èont attachés à ce vieux hochet. Il y
d'un prêtre régicide. 9
en a à qui le sang £ait peur. D'autres ne veulent pas de notre république , ils nous repoussent par conviction du bien public , comme ce Lanjuinais, par exemple^ ceux-là sont les plus redoutables. Il y en a bien encore que nous devons craindre , et ce sont tous ces ennemis-là que Saint-Just veut que j'attaque à la fois.
/SAINT-JUST
Attaque - les pendant qu'ils sont vaincus.
Enlève aux uns toute espérance , en détruisant ce qui reste de leur idole ; ferme la boucbe aux autres.
ROBESPIERRE
Et leur effort de désespoir ?
SAINT-JUST
Ils l'ont fait pour leur roi. ï^aris les a entendus , et n^a pas bougé. La foi de l'armée n'a pas chancelé un instant. Que vèux-tù donc de plus ? Un seul jugement aurait du tout terminer ; on ne les aurait entendus qu'une fois. Plus souvent et plus long -temps tu leur permettras de nous appeler des conspirateurs, plus ce cri fera d'impression. Il en est temps, mets-to^à notre tête.
ROBESPIERRE
Laisse eocorc Marat et le Bguchv^r eu abattra
lO * MÉMOIRES
quelques-unes... Je suis sûr que notre collëgu^* est de mon avis...'
MOI. * "^
C^est le seul moyen de ne pas se priver des leçons du temps et de l'expérience.
SAINT-JUST
La majorité est contre moi ; vou^ lavez même: les deux tiers > et je dois me taire.
MOI
Vous êtes... nous sommes^ je crois, fi^rtheu-* veux que cette proportion des deux tiers ne soit pas passée.
^AJNT-JXTST.
Robespierre leur laissera le temps de g^agner de nouvelles voix.
ROBESPIERRE
Spis bien tranquille et d'ailleurs, nousi
n'aurons pas toujours besoin d'un appareil si imposant.
SAINT- JUST
 la bonne heure.
^ ROBESPIERRE
Le temps n'est pas encore venu. Laissez la route s'aplanir. Qu'il tombe encore quelques.
p'uif PRÊTp: RÉaiClDË. Il
tètes de la famille royale ^ de la noblesse, des viqdx serviteurs , du clergé surtout.