Tome h. i
2*6 HÉHOIMS
plus viles courtisannes, par les têtes des ci» toyens qu'elles leur demandaient ; et c'étaient souvent d'anciens amants. On tremblait dans le voisinage aussitôt que les apprêts d'une orgie avaient annoncé leur approche. Nous semblions n'avoir aboli le pouvoir des anciens seigneurs, que pour peupler leurs châteaux des émules des Néron et des Héliogabale.
k La France, me disait un jour Saint-Just , pouvait permettre ces instants de fêtes ; ils n'étaient pas perdus pour elle. » Nos démagogues s'y occupaient de ce qu'ils appelaient le bonheur du peuple; c'était d'entretenir la guillotine et ne pas laisser chômer Fouquier-Tinville. On dressait en effet des tables de proscription pour tuer le temps, ou pour voir quelle figure fc* rait telle ou telle personne sous le couteau de la guillotine. Couthoa se prend un jour à rire en se promenant à Maisons avec Robespierre.
— Qu'as -tu? lui dit le tyran. — Je pense à la figure que ferait sur l'éehafaud une tête aussi dolente, aussi triste que celle que je vois là. » Et il lui indique un paysan assis an pied d'un arbre , qui semblait profondément affligé et qui pleurait. « Cest un plaisir que je venx » te donner, dit Robespierre. »> Ils s'approchent.
D'UN PAÊTU RÉGICIDE. **'}
ROBESPIERRE
Qu'as-tu donc A te lamenter , citoyen?
le PAYSAN.
Ma mire se meurt.
COUTHON
T a-t-il long-temps que ta ne l'as vue?