Tome ri. afi
Ùft BCLAUCISSCMSyrs
*• nuchie * la Convention , ainsi non le prouve le
pnbcttTrrhi! du conseil-géoent.
On voit, par In pièces remîtes par ce comité, qm'L'trik, aille- de-camp de Ha.-iriol, a donné le moi d'ardre du traître à Mania, juge-de-peis de celle Métier., et qu'il a dépoié ajo Kt. que le eénënl conspirateur lui avait remises pour sa dépense.
Celle conduite tfUlrtit, au moment de U chute de la comnMàw coupable, est bien d>On««k|-«U ca«> > qn'U avait tans» le méaeejoer, lonqn'U snrtafT f or- I dre à la section dote rallier h la coBsmn»a , «,ljwia»ia j* j marebant à cité de Hanriot , fl enpâduit ceîui-d de [ M rendre. Ce fait est attesté par 3/<*rt6» , commandant * de la force année.
Le comité civil a suivi dan* ta marche nue route tortueuse, et sa manière d'agir m'a paru avoir été rang-temps équivoque. Il ne se décide à reconnaître la Convention comme centre unique, «Vaprèa avoir presienti l'opinion. Deux de ses comniiaia'rea ont, par leur signature , participé en quelque sorte an mouvement* des rebelles, et n'ont rétracté que coddi tion Bellement cette signature lors de leur retours la section. On ne voit pat sans étonneraient -que le comité ait remis au lendemain la proclamation qui lui était envoyée par lea comités du gp û f g r u eaneat, quoiqu'il n'ait pas trouvé no'il iF4t tard pour rfueir la section. Il paraît constant , par le téEnoâgnapi de ci Loyen Piot ,- secrétaire , qafe quatre feuillets «et été arrachés du registre , et qu'il a renne* de signer le twâces-t*«vbtl qu'on lui a présenté, se résornmtâe motiver son refus devant le» autorité* compétente*.
ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. foS
SectlcA» de* 6hainopf-Éljrsdcs.
La section des Champs-Elysées a cru plus utile dé défendre de ses armes la Convention , où elle s'est réunie, et die ne t'est formée en assemblée que pour voter une adresse de felicitation à la Convention nationale sur son énergie.
Le comité civil , réuni de bonne beure le 9 thermidor, à montré beaucoup de sèle et a mis beaucoup d'ardeur <fcns sa conduite. 11 . n'envoie point & la commune, malgré l'invitation qu'il reçoit de sa part, et on le voit même dresser un état de présence de tous ses membres, qui prouve combien il tenait aux principes, et jusque quel point il voulait être sûr que tous avaient fait leur devoir. Il parait que les sentiments d'un seul d'entre eux ont pu être regardés comme suspects.
Le comité révolutionnaire , loin d'envoyer ses membres prêter le serment à la commune rebelle, envoya la lettre qui les invitait à le faire au comité de salut public et de sûreté générale.
On lit dans les pièces de ce comité, qu'une pâtissière, accusée d'avoir dit que Legendre , qui avait emporté les clefs des Jacobins, n'existerait, peut-être pas dans quinze jours, s'excuse assez adroitement, en disant qu'elle ne l'avait dit qu'en ce sens , qu'on ne pouvait trop se méfier des individus. Les écrivains qui traceront l'histoire des Jacobins pourront tirer de cette réponse une preuve de l'opinion qui régnait alors sur eux.
Section da<£ïnUtfere.
Les pièces envoyées aux comités de gouvernement par la section du Finistère, et contenant les procèsverbaux de l'assemblée générale et des comités , prouvent que les citoyens du faubourg Marceau , ignorant la conspiration de la commune, y envoyèrent des commissaires , soit Tau nom de l'assemblée générale , soit au nom des comités, et les procès-verbaux delà commune attestent que ces divers commissaires prêtèrent le serment exigé par les traîtres : mais leur erreur fut bientôt dissipée; et dès dix heures du soir, a l'assemblée générale, ils s'étaient tous réunis d'esprit et de cœur à la Convention , pour qui ils ont montré le dé vo ùment le plus entier.
Les détails que contiennent les interrogatoires prêtés au comité révolutionnaire sur ce qui s'est passe le 9 a la commune, sont très intéressants. On y voit quelle fut la conduite des municipaux Mercier et Guercy , dignes membres de ce conseil de conspirateurs; on y lit les propositions affreuses faites à ce conseil de livrer à Hanriot y pour les immoler, ceux des amis des lois qui prenaient le parti de la représentation nationale ou qui apportaient des ordres de la Convention. Le rôle d'un nommé Hardon, dans cette nuit mémorable, devrait lui mériter d'être tracé ici en caractères infamants ; mais un jugement du tribunal révolutionnaire, qui l'a acquitté, m'impose le devoir de me taire sur ce qu'il a fait. On l'a regardé comme un instrument des traîtres qui ignorait la trahison ; je ne serai pas plus sévère que ses juges.
Les mêmes interrogatoires prouvent que les Robes*pierre motionnaient et haranguaient le *peuple dans Ja salle de la commune t et ils couservent encore des preuves nouvelles des orgies que faisait le scélérat Hanriot , qui conduisait les principaux officiers de la force armée à ses repas splendides , que payait la nation pillée par les tyrans , et qu'ils voulaient égorger.
Section de l'Indivisibilité.
Il est difficile de peindre jusqu'à quel point les amis de la commune ont poussé leurs efforts pour tromper la section de l'Indivisibilité et l'entretenir dans le parti qu'ils défendaient.
L'assemblée générale a long-temps flotté dans l'incertitude sur le parti qu'elle prendrait. Cependant ou remarque, par la discussion même que le procès-verbal a soigneusement conservée , que la masse des citoyens qui la composaient était pour la Convention $ mais les discours qu'ont tenus successivement les Boniface , les Renaud , \e*Almain , les Joumet, ont beaucoup contribué à retarder l'arrêté par lequel l'assemblée de la section a définitivement prononcé qu'elle ne reconnaissait d'autre point de ralliement que la Convention.
J'ai remarqué, dans le procès-verbal de l'assemblée générale de cette section , un fait que je n'ai trouvé dans aucune autre pièce. On y lit : « Petit fait part * quf^a section des Lombards a fait arrêter cinq scé- » lérats qui, voulant profiter d'une circonstance » qu'ils jugeaient favorable à leurs desseins, procla- » maient le fils de Capet. »
4û6 ÉCLAIRCISSEMENTS
Et plus loin on trouve ce paragraphe qui contient quelque» détails sur les deux Robespierre : « Un * membre venant de la commune fait part que Ho- » bespierre, voyant qu'il ne triomphait pas, s'était » tiré un coup de pistolet dans la gorge; mus que , » voyant qu'il ne s'était point totalement détruit , il » sollicitait ceux qui l'entouraient de l'achever. » Robespierre jeune, voyant son frère dans cet état, » s'abandonna à l'excès de la rage 5 dix hommes » avaient peine à le contenir; puis, haranguant le » peuple et invoquant les mànea de son frère, il » priait que , pour lui rendre le plus, grand service, » on le rejoignît à son frère. Sur ces entrefaites il
» est arrivé des canons contre la commune: nous
9 nous sommes retires, et dans la rue nous avons * appris que Robespierre jeune -s'était jeté par la » fenêtre. »
Le comité civil et .le comité révolutionnaire dé h section de l'Indivisibilité ont envoyé des commissaires à la commune : mai* ces commissaires de retour ont fait un rapport vrai sur sa rélyllion ; ils ont désavoué la démarche qu'ils avaient faite insciemment. Les comités ont envoyé à ceux de salut public et de sûreté générale pour les instruire de ce qui se passait, et n'ont pas varié.
Les, procès-verbaux de la commune font mention du serment prêté par toutes les autorités de cette section, et l'on voit même, par ceux des Jacobin^ et de |a section , qu'elle avait envoyé consulter la société.
ET PIÈCES JUSTIFICATIVES. [\tyj
Section de Gaillaumc-Tell.
L'assemblée générale et les comités de cette section se sont prononcés en faveur de la Convention dès l'ouverture de leur assemblée. On voulait y bréler les arrêtés de la commune conspiratrice; mais ils furent envoyés aux comités de gouvernement. Un officier municipal , qui était venu pour exciter a la révolte, a été arrêté avec deux de ses collègues. >
D'après les procès-verbaux des Jacobins . on serait 1 porté à croire que la section de Guillaume-Tell aurait envoyé à cette société une dé pu talion pour l'inviter a fraterniser avec la commune. Cette démarche avait été annoncée comme faite réellement à la section de la Montagne; mais cette section a été désabusée par l'assemblée générale , qui lui a prouvé que , loin de s'être ainsi compromise, elle avait député k la Convention , pendant la nuit, des commissaires pour lui porter son vœu pour elle, le témoignage de ses tenunicnu , et l'intention où elle était de la défendre.
Section de la Fraternité.
La section de la Fraternité, réuni*, d'après l'arrêté du conseil général , commence par nommer six commissaires pour aller à la commune y exprimer les sentiments d'union et de fraternité de la section , et l'informer que l'assemblée a unanimement arrêté et fiiil serment de sauver la patrie et la représentation nationale; elle fait même le serment de maintenir l'univé Mi l'indivi«ibflit&de Ut Rôf ublique,- 4e se rallier autour de la Convention nationale. A peine a-t*cllc
nommé ses commissaires , qu'elle apprend la rébellion des municipaux , et révoque son arrêté : mais il paraît que les commissaires étaient partis; et, par les pièces de la commune , on voit qu'ils avaient annoncé que la section était debout pour sauver la patrie , et qu'ils ont prêté le serment demandé : mais la section a persisté dans son attachement à la représentation nationale*
Je ne puis juger de la conduite des comités, n'ayaut entre les mains aucune pièce sur la journée du 9a u 10.
Le citoyen Fauconnier, chef delà légion, s'est conduit eh brave homme , en franc républicain j il a exécuté avec courage les ordres de là Convention» La commune s'était emparée de sa personne, et le scélérat Hanriot, aves ses complices, le mettait an rang de ta premières victimes que devait le lendemain frapper son comité d'exécution j mais il fut mis en liberté par les représentants , et il en a profité pour assurer le triomphe de la patrie par celui de la représentation nationale.
Section des Marches.
L'assemblée générale de la section des Marchés a. montré un dévouement entier à la Convention. Elle s'est prononcée unanimement pour elle dès le commencement de la séance, et lui a envoyé une députation pour lui renouveler le serment de la défendre.
Les canons avaient été adroitement enlevés d'après un ordre de la commune, et pendant l'absence du commandant; mais bientôLils ont marché au secourt de la Convention.
Le comité révolutionnaire a réfuté d'aller prêter le
serment que demandait la commune.
Le comité civil d ou -seulement l'a refusé, mais a fait
connaître sou refus aux comitésdu gouvernement.
Section, de M ut i us-Scévola.
Les citoyens de la section de Hutius-Scévola , réunis en assejnblée générale, se sont montrés amis des principe», et se sont prononcés d'une manière vigoureuse pour la Convention. Rassemblés par arrêté. delà commune, dont ils ne connaissaient point la trahison , ils avaient nommé des commissaires pour aller répoudre à sou invitation ; mais les commissaires n'étaient point encore partis pour remplir leur mission , quand la section a appris la conspiration municipale et a révoqué leurs pouvoirs. Tous les ordres envoyés par la Convention ont été exécutés soigneusement par le comité révolutionnaire, à qui elle les renvoyait.
Le comité civil , qui s'est aussi conduit d'une manière louable, avait envoyé, comme l'assemblée géuérale, des commissaires à la commune. Quoiqu'ils n'aient été absents qu'un quart d'heure, ils furent, à raisou de la signature qu'on y exigea d'eux , portés comme adhérent aux principes des rebelles, surla liste trouvée dans leur salle; mais à leur prompt retour, qui ne peut laisser aucun doute sur la pureté de leurs intentions , ils ont dit qu'ils n'avaient que signé ce qu'ils avaient cru nécessaire pour entrer, et qu'ils ignoraient la rébellion.
La pièce n* 1089 du septième carton prouve que le citoyen Rigopm, agent du comité de sûreté générale,
4lO ÉCLAIRCISSEMENTS
accompagué de deux commissaires du comité révolu* tionnaire, s'est trau «porté chez le nommé Ouiard , concierge du Luxembourg ( qui était alors prison ) , qu'il s'est trouvé dans ses armoires , du linge et pour deux à trois cent mille livres en bijoux et effets provenant des malheureuses victimes immolées sous le règne àz Robespierre et de ses complices en tyrannie.
Section du Matlnra.
Les comités civil et révolutionnaire de la section du Muséum! ont mis beaucoup d'énergie dans leur conduite. Us connaissaient le perfide Lescot-Fleuriol ; . et instruits de la trahison de la commune, ils refusèrent d'obéir à Tordre qu'elle leur avait adressé pour la réunion des citoyens en assemblée générale* Le lendemain , la section réunie , après la victoire remportée sur les traîtres y n'eut qu'a applaudir au zèle et à la conduite de toutes les autorités constituées de la section.
Elle voulut encore briser les fers de deux victimes de Fleurioty et en donner au digne agent de Robespierre, à Trinchard, que le tyran avait fait nommer président d'une des commissions populaires , où il avait , avec une complaisance et une soumission complète, servi les vengeauces de son protecteur et de ses amis. On avu, dans mon Rapport sur les papiers de Robespierre, quelques échantillons de ces jugements atroces, qui obtenaient cependant l'approbation définitive des décemvirs. J'ignore si ce Trinchartl a nui ses jours sur l'échafaud qui semblait l'attendre, ou s'il a péri des suites de la blessure qu'il s'est faite
à Sainte-Pélagie, en se coupant les veines avec des fragments de verre cassé, ce qu'atteste le procès-verbal du chirurgien-major de la section des Plantes , que j'ai sous les yeu* : mais parmi les pièces envoyées par le comité révolutionnaire du Muséum, il est accusé d'être un homme de sang, d'avoir déclaré hautement qu'il ne s'agissait que d'être accusé pour être convaincu, et d'avoir dit souvent qu'on était plus embarrassé lorsqu'il n'y avait point de délit contre uu prévenu, que lorsqu'il y en avait, parce qu'il fallait en inventer un. 11 était encore accusé, dans une lettre enroyée de même aux comités, d'avoir voulu assassiner sa femme d'avoiy end u de l'argent, et d'avoir commis unftrol dans la rue Dauphinc. O postérité ! sans le 9 thermidor, que dirais-tu de nous d'avoir souffert de pareils arbitres de nos destinées?
J'ai trouvé encore parmi les pièces de cette section un certificat signé Savin , secrétaire au comité de sûreté générale, qui, arrêté par Hanriot , fut reconnu pour libre par le comité révolutionnaire du Muséum. Ce certificat est singulièrement honorable pour les membres du comité, dont il conserve les expressions républicaines et peint les sentiments.
Section du Bo^pet -Rouge
Au moment de sa réunion en assemblée générale , la section du Bonnet» Rouge a envoyé des commissaires à la commune; je ne vois pas cependant qu'ils y aient prêté le serment , et il n'est question , dans les pièces des municipaux conspirateurs, que d'une déclaration qui porte que cette section est eu permanence. A
peiuc a-t-ellc connu les projets parricides de la commune, qu'elle a envoyé une députa tiou à la Convention; elle lui a envoyé aussi l'un de ses canons, et a fait revenir l'autre de la place de Grève , où il avait été cqnduit. On ne peut que louer les canon nier s de leur fermeté à s'opposer aux ordres de Hanriot menaçant , et de leur zèle à ramener , malgré ses menaces ,
le canon que redemandait la section.
On voit , par le procès-verbal de la section , quels furent les efforts de Gobcau le municipal, que n'a pas sans raison atteint le glaive de la loi , pour déterminer, les citoyens à se réunir à la commune , et a. ne plus reconnaître la Convention ; mais oïl voit aussi avec plaisir comme les citoyens se prouoncent en favfir de la représentation nationale, l'ordre qu'ils donnent pour l'arrestation du conspirateur, et la mapière dont ils le vouent à l'exécration publique.
Le comité révolutionnaire m'a paru avoir attendu que la victoire se fût déclarée, pour suivre le parti victorieux. Cela ne surprendra pas ceux qui savent que , depuis, une partie des membres qui le composaient ont été condamnés à la peine des fers 9 pour leur conduite habituelle avant cette époque , qu'intérieurement dès-lors ils devaient être fâchés de voir arriver. #
Je n'ai rieu trouvé sur le comité civil.
Section de la Réunion.
Le comité civil, méconnaissant une commune dont la trahisou lui paraissait claire, n'obéit point à ses ordre s et ne fil point convoquer l'assemblée générale.
ET PIÈCES JtJSTIPlCATlTES. 4*3
U s'est conduit d'une manière conséquente à cette première action r et il a constamment marché dans la route des principes et a conservé non attachement à la Convention.
Le comité révolutionnaire s'est conduit avec le même zèle pour la représentation nationale.
Parmi les différentes pièces que ce dernier comité a fait passer aux membres du gouvernement , et qui sont sous mes yeux, je dois en distinguer quelques-unes qui contiennent des faits bien intéressants four la journée du 9 thermidor.
D'abord j'ai remarqué une déclaration du nommé Bittoiiy secrétaire au département de la police (municipale). Dans cette déclaration, Bitton fait d'abord mention de la lettre qu'on lui a fait écrire à tous les concierges des maisons d'arrêt, et qui est imprimée , page 1000; ensuite il continue en ces termes:
« Le citoyen Michel, administrateur de police,
» qui était sorti , vint à rentrer, et dut des discussions 9 avec l'administration assemblée , en leur disant : » Je me conformerai aux lois , et je ne reconnaîtrai » que la Convention nationale , et je m'opposerai » toujours à vos arrêts liberticîdes..... A l'instant il » sortit de l'assemblée j et le nommé Faro , un de ses 9 collègues, sauta sur lui en criant : Arrête ! arrête ! » c'est un coquin, un scélérat, un traître. Et à l'in- » s tant la force armée s'empara de lui et le traîna » dans les fers
1» Par suite vint le citoyen Benoit , administrateur , » à qui Ton demanda s'il était du parti de Robespierre » ou de l*<kmvention; à quoi il répondit qu'il était
4 1 6 ÉCL A IRCISSEMENTS
res , de retour de la commune, ont fait conn aîlrc sa rébellion , cl dès ce moment les comités ont fait réunir l'assemblée générale, qui s'est à l'instant même prononcée pour la Convention et s'est conduite constamment dans ces principes. Les citoyens Constant et Dupont, par l'exposé qu'ils ont fait des plans criminels de la commune et dés crimes de Robespierre, ont beaucoup concouru à l'unanimité de cette détermination de l'assemblée générale.
Section da Panthéon.
11 ne m'a point paru que les comités, soit civil , soit révolutionnaire, de la section du Pauthéon, aient agi contre la Convention. Us ont envoyé des commissaires à la commutic, mais avec ordre de ne participer à rien. Ils font réunir ensuite rassemblée générale , qui nomme aussi quatre commissaires. Des nouvelles de la rébellion delà commune arrivent, et enfin , entre onze beures et minuit, Ja section se déclare pour la Convention.
Section des Lombards.
Le même esprit a guidé les comités civil et révolutionnaiiede la section des Lombards. Quoique Châtelain, municipal, ait fait tous ses efforts pour les déterminer à se rallier à la commune, la Convention a été leur point de ralliement.
L'assemblée générale n'a point tenu , et ne s'est réunie que le lendemain, pour applaudir à la conduite des comités.
H est un autre trait qu'il est bon de conserver : elle
a accordé une indemnité au citoyen Rayer, qui faisant patrouille et rencontrant Hanriot , a voulu l'arrêter et en a été blessé.
Dans les déclarations reçues au comité révolutionnaire de cette section , et faites pendant le cours du mois de thermidor par les citoyens Duval, Leleu , Bouché, Denis PUlieux, etc. , on peut voir la preuve de ce que j'ai avancé dans mon rapport , que les canon niera avaient été subornés par Hanriot. On y voit les agents de ce traître faisant donner du vin et conduisant les canon niers chez les traiteurs, etc. Ces déclarations sont sous le n° i463, dixième carton.
il n'est pas fait mention , dan* les pièces qui concernent la section des Lombards , de ces scélérats qui proclamaient le petit Capet; ce qui avait été annoncé, par le citoyen Petit f à la section de l'Indivisibilité.
Section de Bondi.
Les citoyens de la section de Bondi, réunis eu assemblée générale, n'ont pas tardé à se rallier à la Convention j et Fencaux , membre de ia commune , loin d'imiter ses coupables collègues, a peint ce ralliement à la Convention comme l'objet de »es vœux. Une députation de douze commissaires va porter cet arrêté à la Convention, qui l'accueille le plus fraternellement.
Le comité révolutionnaire n'a pas voulu répondre aux invitations delà commune perverse ; et le comité civil, au lieu de lui répondre, a envoyé porter à la Convention le témoignage de ses sentiments et prendre ses ordres.