‹ Mémoires d'un prêtre régicideChapitre 57 sur 63 · Tome ii · texte numérisé non relu

Tome ii

était debout pour sauver la patrie; et leurs pouvoirs ne portaient pas autre chose, sinon qu'ils devaient être de simples observateurs tenus de revenir successivement rendre compte de la position des choses. D'autres commissaires envoyés aux Jacobins n'étaient chargés que de semblables observations. C'est ainsi que les nouveaux arrivants, trompés par beaucoup de signatures et par le bruit que la majorité des sections s'unissait à la commune , croyaient devoir les imiter.

Au surplus , la section Poissonnière , quoiqu'elle ait envoyé des commissaires à la commune et aux Jacobins, qui en ont fait mention dans leur procès-verbal j en a envoyé à la Convention , et n'a pas tardé à se prononcer pour elle.

Le comité civil envoya à la commune et aux comités de gouvernement, pour prendre des éclaircissements et des instructions. Ses commissaires à la commune

sont spécifiés au procès-verbal comme y ayant prêté serment. Cependant il se rallia à la Convention à la nouvelle de la rébellion municipale, et jura de maintenir la liberté, l'égalité, et de défendre au péril de sa vie l'unité, l'indivisibilité de la République, la représentation nationale, et l'exécution de la loi.

Je ne trouve rien sur la conduite du comité révolutionnaire avant le 10. 11 annonce à cette époque, le lendemain conséquemment des grands dangers, que tout est tranquille, et l'on doit remarquer cette phrase: a Que les esprits commencent k revenir de l'éton- » nante révolution qui vient d'avoir lieu , et que tous » les bons citoyens vouent à l'exécration les au* , » leurs de l'horrible complot qui a railli perdre la

» liberté en anéantissant la représentation nationale.»

Section Révolutionnaire

Cette section, qui avait dans son enceinte la mairie et un des noyaux de la conspiration , l'administration de police, s'est conduite d'une manière à mériter des éloges.

Elle n'a pas voulu se réunir en assemblée générale d'après l'arrêté de la commune criminelle, et cette assemblée ne s'est formée que le lendemain , pour confirmer toutes les mesures prises contre les rebelles. Les citoyens avaient passé la nuit sous les armes.

Je ne saurais résister au plaisir de citer un trait que l'assemblée de la section a cru devoir indiquer au comité d'instruction publique. Dans la nuit du 9 au 10, un citoyen vit le jeune Charbonnier qui , à une heure du matin , n'était pas couché, et lui demanda pourquoi , si tard , il ne reposait pas. « Quand la patrie est » en danger, lui répondit le jeune homme, je ne dors » jamais. »

Je n'ai rien trouvé sur les papiers qui annonce quelle a été la conduite du comité civil; mais aussi je ne vois aucun reproche contre lui : et comme cette section a tenu la conduite la plus pure, son silencr équivaut, pour ainsi dire, à l'approbation.

Quant au comité révolutionnaire, il s'est parfaitement comporté. Son procès-verbal, très intéressant, contient mille détails sur cette nuit mémorable.

On y voit la manière franche avec laquelle tous les membres se sont prononcés en faveur de la représentation nationale , et tous les actes de vigueur qu'ils

ont faits, tant pour exécuter les lois, que pour arrêter les rebelles; la lutte que les proclamateurs de la Convention ont eu à opposer aux proclamateurs de la commune; comment Bernard 9 dont la tète coupable est tombée sous le glaivede la loi, a osé mettre la main sur Tarreau, qui proclamait les décrets , au nom du peuple dont il profanait le nom, et comment Chemin l'arrêta courageusement au nom de la Convention., contre laquelle il était rebelle»

J'ai vu avec plaisir dans ce proces-verbal du comité révolutionnaire, Minier, Sillons et Caillot ; les deux premiers s'unir aux membres du comité pour s'opposer à leurs collègues rebelles et conspirateurs, et le dernier fuir l'autre de ces scélérats aussitôt qu'il eu a reconnu la rébellion, et ne laissant que son nom parmi eux sur la liste de présence , rapporter dans sa section les sentimeriQpiui l'&nimaieut et qui l'attachaient à la représentation nationale.

J'ai vu encore avec une douce satisfaction Avril , ce patriote de 1789 , ce patriote qui s'était conduit loyalement dans les premiers temps.de la révolution, prouver qu'il avait paru au sein de 4a commune conspiratrice, il y avait parlé contre les conspirateurs, et en était sorti avant l'arrivée triomphale de Robespierre.. Cinq ou six jours avant ces grands événements , il avait fait demander à Robespierre uu rendez- vous pour lu dénoncer les intrigants qui compromettaient le comité de salut public, qui les avait nommés, et en avait été très mal reçu.

Ce fait était, dit-il , à la connaissance de Merlin (de r Tion ville).

Ceux qui aiment à voir cesser le règne du crime (et se trouverait-il un de mes lecteurs dont ce' ne serait pas le sentiment?) verront avec joie la force année de la section Révolutionnaire attirera elle les gendarmes de la mairie , et saisir avec eux , en présence de Merlin (de Thionville ), les insolents et vains administrateurs de la police , qui se gorgeaient de vin , et de l'espoir de régner avec leur idole.

Enfin je dois dire, en terminant cet article, que parmi les citoyens de la section Révolutionnaire qui se sont conduits d'une manière si énergique et si républicaine, on doit distinguer les citoyens Chemin, Tarreau , Bodson , Sillans , Baltasar, Cachots, Minier, Renaud et Tilly.

Cette section a quitté le nom de section Révolutionnaire, et a pris celui de section du PontNeuf qu'elle portait auparavant. W"

Section de la Cite.

D'après toutes les pièces de la section de la Cité, il paraît que les comités de l'assemblée générale se sont bien conduits. La réception que l'assemblée a faite à la section de Popincourt, qu'elle regardait comme trop favorable aux rebelles , en passant à l'ordre du jour sur l'arrêté que celle-ci avait adressé, prouve combien elle était éloignée de participer à la rdbçllion des municipaux. Elle avait eu dans sou sein quelques membres qui avaient parlé en faveur des conspirateurs; mais elle n'avait répondu que par des protestations d'union à la représentation nationale.

Paynn avait écrit à cette section pour qu'elle fît

sonner le bourdon en signe d'alarme. Sa lettre a été méprisée, et le tocsin n'a pas sonné.

Section des Invalides.

11 résulte de l'examen des pièces de la section des Invalides , que cette section s'est bien comportée dans les journées orageuses des 9 et 10 thermidor.

Les arrêtés des deux comités de gouvernement, et les lois de la Convention ont été ponctuellement exécutés.

Les lettres et arrêtés de la commune rebelle ont été brûlés.

Les comités m'ont paru s'être conduits «dans Je* mêmes principes que l'assemblée générale.

Il parait qu'un nommé Roussel, qui était alors employé au secrétariat de la commune, et président de l'assemblée générale, s'eat déclaré clairement et forta-v ment en faveur des conspirateurs contre la Convention.

Je suis bien éloigné, sans doute, d'applaudir» cette espèce de complicité ; mais je trouve qu'employé par la commune, il a peut-être cru devoir, sans examen, la défendre, bien différent de ces petits messieurs qui , payés par la Convention dans les comités oit ila étaient attachés , n'ont pas hésité de se rallier contra elle dans les journées de vendémiaire, ont suivj Tétendard de la rébellion suscitée contre la représeu* tation nationale, et salariés parla nation f ont failli* lui déchirer le sein par une guerre civile.

Section de Brntn».

L'assemblée générale de la section de Brutus ne s'est réunie que sur les neuf heures et demie. Elle allait envoyer des commissaires à la commune , quand elle a connu sa rébellion , et son premier acte a été de révoquer l'arrêté qui les nommait. Elle s'est dès-lors prononcée dans le sens de la Convention , et n'a cesse de communiquer avec les comités de salut public et de sûreté générale, et la Convention elle-même.

J'ai remarqué avec intérêt un arrêté pris par cette section dans la séance du 10 thermidor : elle fit chanter Y hymne à l'Etre suprême , en réjouissance de la tyran" nie abattue, et cette conduite me fournit une réflexion toute naturelle : comment se fait-il que les évéques? les prêtres , autrefois si ardents chanteurs de Te Deum lorsque leurs rois avaient échappé à quelques maladies graves, ne chantent plus le moindre psaume lorsqu'il arrive quelque événement heureux à la République? Les voûtes des églises de Vienne ont retenti de chants d'allégresse quand nos troupes se sont retirées de devant Mayence , et lorsqu'un gouvernement stable s'établit, quand nos armées remportent des victoires, quand les complots contre la liberté se découvrent et se dissipent, quand la Providence, à chaque moiucui, prouve qu'elle veille pour les Français, toutes les bouches des dévots de l'ancien temps restent muettes, et les prêtres, amis de la république, n'ouvreut pas même les leurs. Leur silence semble être uue appiobation de celui de leurs ennemis jurés, les fanatiques amis des rois. Je ne fais cette observation que pat

ET PIÈCES JOSTICÀTIVES. 4^5

amour pour la- chose publique. S'il est vrai que le culte ci-devant dominant soit encore le plus suivi , le» prêtres de ce culte serviraient la patrie en intéressant leurs fidèle* à consacrer les événements qui lui seraient heureux. Ils ne doivent pas ignorer combien les prêtres royalistes fout servir leur culte à l'appui du trône.

Le comité civil de la section de Bru tus a protesté , dès dix heures du soir, le g thermidor, contre les opérations de la commune.

Parmi les faits que nous a conserves le comité révolutionnaire de celte section ; on doit distinguer ce que Chol et Gobert, membres de ce comité, ont été déclarer aux comités de gouvernement. Leur déclaration porte: «Que le citoyen Simar, homme de-con- » fiance de Fleuriot, a dit que ce dernier avait rédigé » des lois et préparé un greffe pour la m ctatukk que a Robespierre devait exercer. Simar a ajouté que les ■ clefs des prisons étaient préparées pour relaxer ceux a quiétaient de la conspiration ».

Section des Tuilerie*.

11 paraît que le comité civil de la section des Tuileries a prouvé son attachement à la représentation nationale dès neuf heures du soir, et que toutes les nouvelles défavorables aux traîtres et favorables à ta Convention y ont été reçues avec des transports de joîe et au milieu de tous les signes de l'allégresse.

Le comité révolutionnaire s'est conduit dans le même sensj il annonce aux comités de gouvernement, l'arrestation de toute la famille Duplay.

Quant à l'assemblée générale , aucune pièce ne

section est restée fidèle, et les apôtres de la commune rebelle sont arrêtés par ses ordres.

Quelques-uns de ses membres ont été mis en arrestation par les conjurés, au moment où ilspubliaient la proclamation de la Convention; ilsont été envoyés à la commission d'exécution; et sans la victoire de la Convention sur les traîtres, ils eussent été victimes. Parmi ces défenseurs des lois se trouvent les citoyens Deshureaux et Rimbau, et j'aime à citer Deshureaux pour prouver que les commissaires des sections envoyés près de la municipalité ne partagaient pat ses crimes. Deshureaux , en effet, a signé la liste de présence à la maison commune, et peu d'instants après il est arrêté par cette commune coupable comme proclamateur des djécrets de la Convention f .

13 n fait qui ne doit pas être oublié i c'est que cette section a arraché aux conjurés le représentant Peyniè* res qu'ils emmenaient, et l'a fait reconduire à In Convention, à qui elle a déclaré qu'elle était prête k la défendre de toutes ses forces.

La section des Arcis avait envoyé aux Jacobins pour connaître leurs sentiments. Je vois par les procèsverbaux qu'elle fut indignée de ce que ces prétendus amis de la liberté étaient les complices des perfides municipaux, et j'ai admiré la sévérité avec laquelle elle a reçu le citoyen Maire, membre de cette société mère, qui n'eût jamais été accueilli s'il n'eût prouvé par témoins qu'il y avait combattu des motions 1 inertie ides.

» Deshureaux , Tugot et Goi/t, ont cic conduits devant le tribunal révolutionnaire , qui les a acquittes.

4*8 ÉCLiAClSSBItUTS .

Les comités révolution Daine ot civil se sont bien

conduit».

9octfcades¥tqo9.

Le comité civil de la section des Piques paraît s'être prononcé dans le sens de la Convention nationale dès neuf heures et demie du soir.

Je ne saurais juger la conduite du comité révolutionnaire : il ne produit que des ^pièces insignifiantes.

Quant à l'assemblée générale> si l'on en croit ce qui se trouve dans les papiers des Jacobins, et en billet signé Moulin, cette section aurait promis de fraterniser avec cette société devenue complice des lebélles. A n'en croire que lé procès-verbal de l'assemblée, elle s'est conduite tout à la fois avec délicatesse et énergie, mais en rapprochant toupies faits, et malgré l'assertion du comité révolutionnaire, démenti par le procès-verbal même de la section , il est constant qu'elle ne s'est réunie qu'à deux heures du matin, et qu'elle a pris toutes les précautions possibles pour ne se prononcer qu'avec la certitude des événements favorables a la Convention , à qui elle s'est ralliée.

La force armée a été se ranger près de la Convention.

Un nommé Moutonne t , membre du comité révolution uaiie, m'a paru jouer, dans cette journée, le rôle le plus équivoque.

Section du Faubourg Montmartre.

Je ne trouve aucune pièce qui puisse m'indîquer comment précisément se sont conduits les comités de la section de Faubourg-Montmartre; je trouve seulement qu'avant sept heures du soir les corps constitues

de cette section se sont réunis pour délibérer en commun.

L'assemblée générale , sur l'invitation de la commune, y a envoyé deux commissaires pourp prendre les renseignements nécessaires , et lui en rendre compte» Ces commissaires ont figuré dans les procès-verbaux des rebelles , sans- avoir fait peut-être autre chose que de paraître au milieu d'eux sans connaître leur rébellion , et s'inscrire sur la liste générale.

Ce qu'il y a de certain , c'est que l'assemblée générale dès neuf heures du soir, et après une courte discussion , ne s'est pas rendue à une invitation de la commune; c'est qu'elle a fait venir dans son sein toutes les autorités constituées, pour y prononcer ce serment : a Nous jurons le maintien de la République » ^e et indivisible, uu dévouement absolu à la re- » présentation nationale, et de nous réunir à elle » pour sauver la patrie. » C'est qu'elle a nommé une

députation pour exprimer son vœu et ses sentiments à

la Convention, et qu'elle a envoyé des commissaires à la commune pour inviter ses officiers municipaux à rentrer dans son sein , et à se séparer des traîtres.

Enfin , cette section a eu l'avantage de ne pas compter parmi les municipaux rebelles ceux qu'elle avait portés à la municipalité. L'un , nommé TonncUier y est veuu lui annoncer qu'il n'avait point voulu participer à la rébellion; l'autre, malade depuis long, temps n'avait pas même paru à la commune , et n'en pouvait même pas connaître les projets.

43o icLAJBCUsniuiis

Sectioa de Mootreail.

Cette section , qui est une des plus éloignées* du lieu de* séances des représentants du peuple et de toutes les autorités constituées, ne paraît pas avoir dévié des bons principes. Elle a cependant envoyé des corn* missaires à la commune , qui les a compris parmi ceux qui ont prêté le serment; nu\is, parmi le petit nombre de pièces qui sont parvenues au comité de gouvernement, il en est qui prouvent que les proclamations de la Convention ont été publiées aussitôt-que connues; que le force armée a marché des que les ordres du comité de salut public lui ont été annoncés $ que l'assemblée générale a adhéré à un arrêté de la section des Droits-de-1'Homme, qui déclare se rallies£ la Convention nationale, et que le serment de maintenir l'unité de la République et la Convention , a été répété quand l'un des commissaires , envoyés près de la commune , est revenu faire part des délibérations des rebelles.

La crainte d'être surprise par les ennemis du peuple lui a fait suspendre l'ordre d'ouvrir les barrières , qui lui étaient adressé au nom du comité de salut public j et qui ne paraissait pas revêtu du timbre nécessaire ; mais elle en a fait part au comité lui-même, pour avoir les renseignements d'après lesquels elle puisse agir.

Le comité révolutionnaire a fait arrêter Turlot, Cietty et Queluiard, membres de la commune rebelle.

Les comités civil et de bienfaisance se sont v« - ; 5

pour agir de concert , et leur conduite m'a paru louable et sage.

Je dois « en parlant des membres de la commune arrêtés dans cette section et punis de mort , donner quelques regrets à la perte que l'on a faite des talents de Cielty , peintre très habile dans son genre. C'était lui qui avait poussé le plus loin la composition des arabesques et de tous les charmants paysages qui embellissaient les papiers de nos meilleures manufactures. Et quand je vois un David figurer parmi les amis des assassins , entre les fournisseurs habitués de leurs tueries ; un Chdtclet f un Bigant , et tant d'autres peintres et dessinateurs, s'asseoir avec les jurés sanguinaires de ces tribunaux affreux que poursuivra la haine de la postérité, ou partager les travaux d'une municipalité rebelle; je ne sais si l'on ne doit pas accuser l'imagination naturellement exaltée des artistes en peinture , plutôt que leur cœur.

Cette réflexion qui m'échappe n'est pas une excuse que je leur fournis; et s'ils ont mis du sang froid dans les atrocités qu'ils ont occasionées ou partagées , ils n'en sont que plus coupables à mes yeux. Je dis plus: si leurs talents sont très grands dans leur art, si leur genre est le premier, comme il suppose la connaissance de l'histoire et des passions des hommes, et une éducation plus cultivée, ils me paraissent doublement atroces et cent fois plus justement haïs que les autres.

Section du Contrat-Social.

Le comité révolutionnaire de cette section , dont la

43a « ÉCLAIRCISSEMENTS

conduite particulière lui a mérité une procédure ai longue et des châtiments applaudis de tout les amis de la probité et de la justice , s'est bien conduit dans la circonstance délicate de la rébellion thermidorienne. C'est à lui que l'assemblée générale de la section du Contrat- Social, égarée par un nommé Lcpauvrc , officier municipal , doit en grande partie d'être r evenue de son erreur. Elle avait envoyé des commissaires à la commune; deux d'entre eux y avaient prêté le serment. Elle paraissait ébranlée en faveur des rebelles. Les discours d'un des membres du comité révolutionnaire , et les nouvelles certaines qu'elle reçoit de l'état vrai des choses, la frappent; elle revient de son erreur, et envoie des députés à la Convention pour l'assurer de son attachement ; le comité civil s'est adjoint à la députation. Depuis ce moment la section du Contrat-Social , ralliée aux principes , ne s'en est pas écartée , et l'on voit la force armée de la section se porter à la Convention pour la défendre, avant même d'en avoir reçu l'ordre.

Section de la Fidélité (ci-devant de la Maison-Commune).

Parmi les papiers qui concernent la section de la Fidélité, j'ai trouvé plusieurs pièces intéressantes: le procès-verbal concernant la chute de Robespierre jeune du haut de la commune , d'où il s'était précipité, que j'ai placé au n° XXXVIII des pièces justificatives; des consignes du maire de Paris , des arrêtés de Bercy , des lettres du comité d'exécution , et des ordres de Hanriot. J'ai cru devoir consigner ici les pièces.

Consigne du ma ni de Paru»

* Sur-le-champ quarante citoyens armés te reu- » dront ta baè de l'entrée de l'état-major, arec uuë » pièce de canon , et empêcheront qui que ce soit d'y » entrer ni sortir , excepté les officiers de l'état-major. » Vingt gendarmes se rendront au troisième , dans le » même couloir, eà auront la même consigne* » Signé j LASCOT-Fcftuaior y maire de Paris.

^ Ordre de Hamiot.

Du 9 thermidor , Tan a de la répobllqte.

Etat- ma jo* g<*£rai..

« Les citoyens Legrand, commandant en seconjl » de la commune de Bercy , et Hugot , commissaire » de ladite commune , sont chargés , par le conseil » général de la commune , d'employer loua les moyens » de ramener l'ordre, la tranquillité , et de comman- » der en conséquence ce qui sera nécessaire à la bar- » rière de Charenton.

» Signé y le général Hauaiot. »

Lettre de là commune de Bercy.

Bercy» le 9 thermidor, Fan a de. la république française âne et indivisible , à dix heures du soir.

« Citoyens du conseil, général de la commune de à Paris, nous vous prions de nous iqstruire si votre a ordre de ce soir , donné aux barrières, doit cmpê- » cher nos concitoyens de la commune de Bercy de » rentrer dans leurs foyers. Plusieurs d'entré eut

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