Tome il
434 itUM*atMtffe!IT$
» sont aux barrières , et nous vogs expédions les ci- » toyens Legrand, commandant et second, etBugot, 9 l'un de noa concitoyens , pour nous rendre votre » décision ; noua l'attendons et nous y conformerons » en républicains.
» Salut et fraternité* *
Signd,T*iMQVvn f *gtnim+UQ»alj ILéjmu», mi#-, nicipal; Cuvillier , municipal j Dvruoc, notable; Tustbl , notable \ Coulon , membre du conseil) Darondeau, secrétaire-greffier.
Sur le dos de cette lettre y q«i , à cAté des signatures , çorte le cachet de la commune de Bercy, le comité d'exécution de la commune conspiratrice à mis. le réponse suirante :
« Les habitans de la commune de Bercy , pour sau- » ver la patrie , sont invités , au nom du salut publ ic, 9 de venir au conseil de la commune de Paris , avec 9 leurs armes, pour sauver la patrie. Le tocsin sonne. 9 La liberté a été un instant en danger; mais Robes- 9 pierre l'aîné et le jeune. Saint- Just, et tous les » autres députés qui .avaient été mis en arrestation 9 par des conspirateurs, sont en liberté. Triomphe, 9 vive la République! A nous, frères et amis; lapa- 9 trie est sauvée ! »
Signé, Arthur , Louvet, Legrand, Chatxlet,
DxSBOISSfcAUX , COFFIHBAL»
11 parât t que pendant que le comité d'exécution faisait à la commune de Bercy cette réponse, le conseil général profitait de la présence de Legrand et Hugot pour leur faire prêter le serment ; car une ex-
pédition de cette prestation de serment se trouve jointe à ces pièces. La voici :
COMMUVE DE PARIS.
Le 9 thermidor , Fini a de la république française nue et
indivisible.
Extrait du registre des ddibérations du
* * Le commandant en second de Bercy, nommé » Lcgrand, et le citoyen Hugot f commissaire de » cette même commune, prêtent le serment de fidé- » lité au peuple , et le conseil général leur en donne » acte.
» Signé, Charlemagne , vice président: Blin, » secrétaire ^général-adjoint.
» Pour copie conforme.
» Signé, Blin, secrétaire-greffier, *
La section de la Haison-Couun une était plus exposée qu'aucune autre, à raison de la proximité dit foyer de la conspiration, à recevoir les influences des rebelles. Cependant on ne peut trouver dans sa conduite rien qui puisse la compromettre , quoique le comité civil ait envoyé des commissaires à la commune, et que deux d'entre eux y aient prêté le sermeat. Ces commissaires, en effet, ainsi que le porte le procèsverbal du comité , n'ont été envoyés que pour connaître ce qui se passait j mais il était dit qu'ils ne participeraient ni directement ni indirectement à aucunes délibérations , et que leur mission se réduis rai; à une pure surveillance* . .
L'assemblée générale passe à l'ocjlre du jour su*
436 ÉCLAIRCISSÊMVSI'S
l'invitation de la commune de venir prêter Un serment dans son sein , et déclare que tout le peuple doit se rallier auprès de la Convention, qui est le point central de r unité républicaine.
Le comité révolutionnaire m'a paru ne s'être point écarté de l'attachement dà à la Convention nationale, quoique de ses membres aient prêté le serment à la commune. Il paraît en effet que ces membres, envoyés uniquement pour y surveiller ce qui s*y passait et pour y exécuter tordre d'arrêter les sonneurs de tocsin , se sont trouvés , pour ainsi dire, entraînés à apposer leurs noms à la liste des autorités qui avaient paru dans la commune , et à prêter le serment ambigu t[ue les conspirateurs n'avaient imaginé que pour séduire par l'expression et grossir le nombre de ses partisans par cet engagement extérieur. Combien , en effet, de patriotes se sont, sans le savoir, unis aux traîtres ! Combien d'hommes surpris! et, parmi ces derniers, qui ne mettrait pas un nommé Janniot , membre du comité révolutionnaire de la sectiou ChalUer , que le désespoir d'avoir signé des pouvoirs à ses collègues, pour se rendre au conseil à l'effet d'y connaître .ce qui s'y passait y a réduit à l'extrémité de tenter de se noyer, et qui , recueilli parle comité révolutionnaire de la Maison-Commune , est renvoyé à sa section ? Une des précautions sages de ce comité était de faire avertir par des patrouilles les députations qui pouvaient se rendre à la commune, des dangers qu'elles allaient courir. Ce ne fut malheureusement qu'à son retour que l'on arrêta celle de Bercy , dont on saisit les papiers que je viens de
faire conuaître ; t^pt il est vraisemblable que les instructions reçues à cette section par les commissaires de Bercy, qui parurent de bonne foi, influèrent beaucoup sur la démarche de cette commune quand elle se détermina a rapporter à la Convention la lettre criminelle des traîtres qui lui demandaient «es honv mes , sans armes et ses canons.
La force armée a prêté secours aux proclamations des décrets de la Convention.
Il eût été étonnant que cette section , si voisine de la commune , n'eût pas eu des orateurs disposés à la défeudre. Il s'y en est trouvé quelquesruns : mais toute leur peine a été perdue., et les citoyens de 1* section 4e la Maison-Commune sont restés fidèles à la Convention ; ce qui ; vraisemblablement,, les à portés à donner à, la section le nom de sçciion <f# A* fidélité.
Section des Gardes-Françaises.
Rassemblée générale de la section des. Gardes- Frauçqises a constamment marché dans les bons principe (ce qu'elle a fait encore à l'époque du i3 vendémiaire dernier). Elle ne connaît d'autre point de rajliçment que la Convention; elle appelle dans son sein , pour Je désapprouver, le comité civil, qui, entraîné dans Terreur , avait plusieurs de set membres qui venaient de prêter le serment à la commune , et ramène à la bonne cause ce comité 9 qui s'empresse de réparer ses crimes et d'aller à la Convention jurer de s'unir à jamais à elle.
Un nommé Bwguburu parait jouer un rôle dçms
438 ÉCLÀU*C16SEMEïlTS
cette nuit en faveur de la comn^Pfe* Nommé président % il refuse , perce qu'on irait proposé de firap- , per le traître Hanrioî mis hors la loi. Revenu des Jacobins , il espère tout de leur réunion à la com» mune \ et quand la trahison des municipes et des Jacobins est reconnue publiquement , il se voit obligé d'avouer que son ancienne amitié pour Sija$ f qu'il regardait comme patriote et comme incapable d'agir contre les principes des républicains, l'avait indoit en erreur.
Des membres que cette section avait fournis à la eomtnune, Dazard , arrêté par la section des Atcîs y et qui avait pris une part très activeà la rébellion municipale, a été frappé du glaive de la loi.
Le comité révolutionnaire m'a paru s'être bien
conduit, et n'avoir pas un seul moment dévié des
principes, .
Section de lHomme-Anné.
A la nouvelle de la rébellion de la commune , l'assemblée générale de la section de t'Homme-Armé déclare spontanément ^qu'elle ne reconnaîtra point les arrêtés d'une commune conspiratrice, et qu'elle les fera passer au comité de salut public. Elle arrête ensuite à l'unanimité que, fidèle aux serments qu'elle a faits de vivre ou de mourir libre, il sera envoyé quatre commissaires à la Convention , pour l'assurer de son dévouement, et lui déclarer qu'elle maintiendra de tout son pouvoir la République une et indivisible, qu'elle sera toujours prête a servir de rempart à la représentation nationale, et que se% décrets seront toujours la boussole de sa conduite.
et Pikcis nmiMxmY es. 43q
La coaamunicaiiao de cet Arrêté ma qttaraute*ept autres teoftons n'a pas peu contribuer à en détiderplsjt» s ieurs eu faveur de la Convention $ on - peut n'en cos* vaincre par ce qui s'cet paaaé dans lac rafeboorgs , qbi , éloigné* du tfiéelae des d*éaejne;nis:, ont ep£ri* par la députatio* de otU* section, le» dftnsJDrad*le pétrit» la perfidie de la wmmune, et e»t; toimvé. /Uns arn arrêté une marche toute tracée pour laooaduHC*.. /:■•
Le comité révolutioonaire s'est réuni de bonne heure a la section , et a suivi en toui te vœu qu'elle
aproao»eé* vî ->. . mv'«
La fcree année s'eat rasaeamblée -pour défendue sa Convention. • • ■ . *»•»• -:r.i
La commune ttoûva néanmoins «eiieor* qOerques partisan ts dans «ette section, notamment un >nomsné Chaiendoa , qui avait été lié sÊa^aft Crament avec Robespierre. ■.■mu
Section de Bonn e-Noovelle. ^ i ■•■'■• 'i i fi
Le comité révolutionnaire dosa seetsaa .de ^Bonne- Nouvelle a refusé d'enrager des cornitmaairee. à fa comaoïie, pour y prêter U aernten*'aWindélrtdy«t/s)e ne trouva) rien ensuite qui puisae msirui*e>daiea>%os4duite ultérieure; mais comme après ce preeniep enté', qui «ai louable', il ne se trouva au^Ju^eif»wrpaiion -centre lui , il est à présumer qu'il aeoottattéa'tafcteti
conduire. ~ ^ ! » ! J:
L'assemblée générale a débité par arrêter quelle ne correspondrait peint avec le corps mùnkipal. Klfc approuve ensuite la conduit* d« comité y -qui a résolu de ne point satisfaire à l'invitation delà commune ,
44p ÉcukntcisœMEWTS
et let proclamations de la Convention sont faites avec •promptitude et solennité. Elle fait haranguer la force armée, qui partage ses -senti ment*;*:
Xea efforts «le Cachais auprès des comités, pour les pefter | se réunira la commune, n*ont produit aucun effet sur eux , et n'ont fait que prouver sa complicité avec les* conspirateurs, qui lui a mérité de périr avec eux , frappé du glaive de la loi .•
Sepjton de* Droiu-de- l'Homme.
Cette section a eu le plus de mouvements dans son sein. On peut se rappeler ce que j'ai dit, dans ce rapport , sur les canonniers de cette section. Ils ten ont long-temps influencé Rassemblée générale, qui s'est enfin cependant prononcée pour la Convention, quoiqu'elle fût présidée par le notable Duclos , regardé comme un des grands partisans de Robespierre^
Le comité révolutionnaire dans cette circonstance critique, -s'est conduit delà manière la plus louable, fl s'est constamment opposé de toutes ses forces aux intentions perfides des canonniers qui partaient pour J* commune, et a manifesta son attachement a la Convention.
: la force armée a offert deux tableaux différents : celui des canon ni^, qui estaient en pleine rébellion , et dont les chefs paraissaient avoir été de complicité rtvec la commune conspiratrice} ce qui surprendra moins quand on saura que. leur capitaine était frère d'un certain Evde, tailleur die pierre, officier municipal, qui vinX 4 la section vociférai* eu faveur delà
commune, assaillir à coups de poings ceux qui loi résistaient, et qui périt enfin comme il le méritait, sur l'échafaud de Robespierre ; dont il était la créature.
Je croîs devoir dire, après avoir mûrement examiné la conduite des canonniers de cette section, que tous ne sont pas coupables également ; qu'il ea est deux, l'un nommé /. Baudet, et l'autre Français Devaux , qui n'ont prisaucune part a la rébellion, et que Elude, capitaine, Picard, lieutenant, Saunoir, sergent-major, Chaffuron, et quelques autres, ont eu le plus de part à la démarche rebelle de leurs camarades qui ont prêté serment à la commune, au milieu des applaudissements des traîtres.
Le reste de la force armée présente le tableau opposé. Contenue par le commandant de la section, Lasne, qui mérite les plus grands éloges, et qui a failli être victime de sa courageuse résistance aux conspirateurs agents de la commune, elle parait s'être conduite d'une manière irréprochable.
Section de l'Observatoire.
D'après les pièces qui sont renies aux comités de gouvernement sur cette section , il me paraît démontré que de toutes les sections de Paris, celle de l'Observatoire était dans les plus mauvaises dispositions à l'époque du 9 thermidor.
Le comité révolutionnaire, malgré la connaissance qu'il avait acquise des événements qui s'étaient passés a la Convention ,-et des décrets rendus dans la journée, a , par deux arrêtés, nommé trois commissaires auprès.
fonctions Je ces «— tarais m e>Haji, sTatiur m>+ venir ranJn^cerapte d« «e qtrl t^ p*s«*. Hi dut d'abord prêté le serment h ]■ commune, et n'eut rie* fausse Ignorer a. Jean eouneeiurafc» *e * dont ils wtfwrttfK ht ténievusv- -|
U -rient un ordre de ta part des YHQtêttaUata du peuplé pour fcire'nwrrrfier fa force armée : «e comité 1* soustrait au commandant générait U h) comwénfe, et m n'est que lorsque la forée dra éwéuemuiita* uu Urm jad a qui doit Mater U victoire, quMeft ueeïA à le faire con naîtra pour qu'il Mit exéoMi. ' .
Ce cornai a influencé l'ussemblee tfé**-m; M « dirigé les démarches du commandant en chef JUmteimt Sutreti il a osé insulter la Convention, en parlant à la commune dans le sens des rebelles, en y apportant la proclamation qu'elle avait ordonne" de faire, et en l'appelant une prétendue Convention.
La mesure du patriotisme du comité civile toujours suivi les événements.
Le commandant, Maxime Surret , a prêté aerment à la commune Je /opposer aux complots des conspirateurs, et l'on mît ce que l'on appelait conspirai en ri dsnt cet antre de la trahison. Oa lui a dotuaé acte de •on serment. Q y a tu /Zsmriof, il la embrassé; il est revenu triomphant le déclarer à la section , qui loi a conservé sa confiance.
L'assemblée générale ne s'eut formée qu'à eue heures du soit. On y a pris ue arrêté libertkide qui a été rapporté, disent les procès-verbaur , mais qui néanmoins a été anivi de l'eu vas de traie cumnuaaùres
a la maison commune , qui y ont prêté le serment. J'ai été frappé d ? un fait inséré dans un second procès-verbal de cette section , et qui prouve , tout en voulant le cacher, combien avait été égarée rassemblée du 9 thermidor. On a annulé le premier procès-verbal, y est-il dit, attendu que Ton y avait dongé la qualification de patriotes a des hommes mis hors la loi.
Section des Sant-Calottes.
Cette section , qui , connue d'abord sous le nom de 'district de Saint-Nicolas-du-Chardonnet , puis sous celui de Jardin-dés* Plantes , cj^ÉÉ'a repris depuis le 9 thermidor, avait acquis unvBÇutation de sagesse bien méritée, fut constamment agitée depuis le 10 août qu 9 Hanrht, qui demeurait dans son enceinte, en devint commandant. Tous les hommes éclairés qu'elle contient en avaient été éloignés par la terreur sous le règne du sans-culotisme , «telle se distingua par toutes les folies que son nom privilégié de sansculottes semblait excuser. Il n'est donc pas étonnant qu'au 9 thermidor, époque ou Hanriot, qui avait plusieurs aides-de-camp ou adjudants et beaucoup d'amis a qui il distribuait de l'argent, dans son sein , était en pleine rébellion contre les autorités nationales, cette section ait éprouvé quelques orages et se soit prononcée ttt peu tard en faveur delà Convention.
Les personnages qui ont figuré dans cette mémorable séance du 9 thermidor, sont Dardel, cet ami de David , placé par lui au conservatoire du muséum de peinture, et introduit aussi par sa protection dans la
commission temporaire des arts. On le voit dans cette nuit prendre adroitement tour à-tour le parti de la commune, puis celui de la Convention , quand la force des événements lui eut assuré le desdhs; combattre tête à tète le citoyen qui annonçait jla proscription légale et méritée de Hanriot et de la commune conspiratrice; donner l'accolade fraternel le au poseur •d'une lettre du traître Hanriot, quand, par, les soi ni de Cojfinlial, il eut rompu ses premiers fers. Cette conduite , ctonnau te dans un autre homme, ne doit pas le paraître dans celui qui , d'après l'interrogatoire du cocher de Hanriot, que j'ai trouvé dans les papiers du comité, parat tjjfojr été l'un, des amis les plus assidus de jETaiirfl^Bde Voisin, un de set autres
amis;
Marchand^ qui a constamment défendu la commune, parlé contre la Convention, et qui n'a pu fournir d'autre excuse pour se disculper et obtenir sa liberté dont on l'avaft justement prive, qu'eu alléguant une erreur que le procès-verbal de sa section prouve n'avoir réellement pas existé;
Michaud , aide-de-carap de Hanriot, et bien digne de cette fonction auprès du scélérat qui l'avait choisi;
Serailléy aussi aide-de-camp du môme général, et dévoué à son parti ;
Blonde y commissaire de police;
Chazot, marchand de vin, et quelque* autres qui ont tait tous leurs efforts pour seconder les projets liberlicides des conspirateurs.
Mais si ces hommes se sont distingues par lem attachement aux traîtres et par leurs motions contvc-
révolutionnaires, il en est d'autres qui ont soutenu les pri u ci pes et défendu la Convention. Je dois distinguer parmi les derniers le citoyen Jailaguicr, qui a combattu rigoureusement pour là représeution nationale, et Je citoyen Berlin , doA je ferai avec d'autant plus de plaisir l'éloge en ce moment, qu'il est préite, et qu'il est d'une égale justice de reconnaître les actions louables de ce genre de citoyens, que de poursuivre sans^jçrâce leur incivisme ordinaire, leur hypocrisie, et leurs crimes de toute espèce.
Le citoyen Berlin, qui depuis la gène qu'éprouvait l'exercice des cultes, depuis que le mépris poursuivait trop également tous les ministres anciens du catholicisme, avait chercné dans un état honnête (l'imprimerie) les ressources nécessaires 'pour vivre, parut dans l'assemblée du 9 thermidor comme le défenseur de la liberté et des lois. Ce fut inutilement que Blonde demanda qu'on ne le perdît pas de vue ; que Chazol voulut, par une calomnie, diminuer l'impression qu'avait faite ce qu'il avait dit à la tribune, et jeter de l'odieux sur sa personne; que Daniel, qui, par sa qualité de président, devait protéger l'orateur, jeta de la défaveur sur lui en rappelant son état de prêtre et en faisant sentir qu'il ne méritait aucune confiance: Berlin persista dans ce qu'il avait avancé comme faits,
développa ses sentiments en faveurs de la Convention avec énergie et courage, renouvela son sermeut de vivre libre ou de mourir pour la République, de ne reconnaître que la Convention pour centre du gouvernement, d'offrir sa tête et son sang pour sa défense et celle de la patrie; et je puis, d'après l'ensemble
446 *CLÀiaci$SEMBtm
du procès- verbal que j'ai lu soigneusement, affirmer qu'il a beaucoup contribua, ainsi que Jmilaguier, k éclairer l'assemblée générale, et qu'il a été par conséquent Tune des principales causes de l'arrêté pris enfin par les sa^culottes de se réunir à 1% Convention et de marcher pour la défendre •
Les commissaires envoyés à la commune ▼ ont prêté le serment; et il est bon de remarquer que tant ceux du comité révolutionnaire que ceux du comité civil , , et enfin tous ceux des autorités constituées et de la force armée , n'ont été le prêter que d'après un arrêté spécial de l'assemblée générale.
Je ne citerai poiut ici le nom des commissaires qui ont été chargés d'aller faire ce sermaot; d'excellents citoyens se trouvent parmi eux, et la tournure captieuse du serment ordonné par la commune les a sûrement séduits.
Quoi qu'il en soit, cette section, l'une des plus agitées, l'une des plus lentes à se déterminer en faveur de la représentation nationale , s'y est ralliée de bonne foi ; et la simplicité droite des hommes qui la composent une fois éclairée, ils eussent versé leur sang pour la Convention, comme, pendaut la durée de leur erreur, ils l'auraient donné pour la commune*
Section des Quinze-Vingts.
On a remarqué, depuis le commencement de la révolution, que les sections du faubourg Antoiueont montré le plus grand amour pour la liberté, la défense des droits de l'homme et la république. L'insurrection même de prairial , qui n'a été queja suite
ET PlfeCES JU&AriCATlTES. 447
d'une erreur qu'il était facile de faire adopter par des ami» ardent» de l'égalité , dans un temps où le besoin de la plus indispensable nourriture se faisait sentir , et après l'hiver le plus désastreux, insurrection d'ailleurs dont l'histoire découvrira sans doute les causes et l'origine > a été bien effacée par la conduite admirable des républicains qui composent ce faubourg, à l'époque du i3 vendémiaire dernier. Ce qu'ils ont fait en cettte dernière circonstance, pouvait se prévoir par ce qu'ils avaient fait au 9 thermidor de l'an 'J. La sec* tion des Quinze- F ingts , en effet, au momeut où on lui communiqua l'arrêté delà commune, qui demandait des commissaires pour prêter le serment de se ralliera elle, n'en envoya que pour déclarer que les hommes du 14 juillet et du 10 août étaient toujours debout pour défendre la liberté ; qu'ils ne reconnaissaient point d'individus, et qu'ils soutiendraient la république une et indivisible; et il est évident que si les commissaires ont prêté serment entre les mains des traîtres, comme en fait mention le procès-verbal de la commune, c'est qu'ils ont été séduits par la formule astucieuse de ce serment.
A peine est-elle instruite de ce qui se passe par une députa tion de la section de l'Homme-Armé, qu'elle envoie de ses membres pour faire enlever ses canons qu'on avait conduits a Ja place de la liaison-Commune, et les fait porter auprès de la Convention 9 qu'elle jure de défendre, comme point central du gouvernement et seule représentation légale du peuple souverain.
Les proclamations de la Convention se font avec
seleoet exactitude, troublée*) disant qo'ilBe.veut'p***B w« Mt» an maximum que l'on «Mit- fixé léaeearnent pour 1m ouvrier»; et cette section, composée d'ouvrier*, l'aritm comme perubaleur du repos public.
La comité révolutionnaire de cette section ne parait pis avoir mérité de reproche* dan* oatle'joutnae du g thermidor ; il a même porté sa* plainte* au comité de santé générale sur ce qu'un de* employés avait paru douter de son attachement i la repreaeai lation nationale/ et-«i te le serment qu'il a bit.
La comité civil a en quelques moment» d'erreur-, mail instruit, par les députerions de* B âc l i o ns et par les relations de* commissaires qu'il avait envoyés a la commune, de la situation des rebelles, il s'est rallié à la Convention de bonne roi.
La commune de Paris eut cependant des défenseurs dans celte section ; et parmi ceux-ci l'on compte Bdlin et Lcclav, membres du conseil général; PeUecai, employé aux bureaux de l'état civil de la commune ; et Fournerot , l'un des membres de ces commissions populaires qui achevaient , par la déportation qu'ils prononçaient , de détruire les familles que le ter de la guillotine n'avait pss entièrement moissonnées, ou qui lui envoyaient de nouvelles victimes a frapper.
Bouràeau, commandant de la force armée, a été dans le cas de quelques reproches. Ce fut, a ce qu'il parait, par ses ordres, que les canons furent conduits à la Maison-Commune, à l'insu de la section. Une dénonciation du citoyen Henry contre lui contient ces faits.
Je ne dois point oublier que le général Rossignol s'est montré à la section des Quinze-Yiugts , et n'a pris aucune part à ce qui peut avoir été dit de favorable pour la commune par ses affidés ou ses membres.
Section de la Halle-au-Bled.
Dans la section de la Halle-au-Bled, l'invitation de là commune pour l'envoi de commissaires qui eussent à prêter le serment, et la proclamation de la Convention nationale, parvinrent à l'assemblée générale presque au même instant. Le choix de l'assemblée ne fut ni long ni difficile; et, par un mouvement spontané, elle renvoie au comité la proclamation , pour qu'elle soit publiée sur-le-champ. Elle jure de ne reconnaître d'autre autorité que la Convention, d'y être constamment attachée; elle députe des commissaires auprès de la Convention pour l'assurer de ses sentiments , et passe à l'ordre du jour sur l'invitation de la commune rebelle. *
Dcuibancourt , un de ses membres , parait aussitôt à l'assemblée. Par l'écharpe tricolore dont il est décoré , il croit en imposer. Il parle en faveur de la commune; mais l'effet que produisent et son audace et ses discours, se réduit à son arrestation qui est ordonnée, et qu'approuvent les représentants du peuple qui entrent l'instant d'après dans l'assemblée, à qui ils développent les manœuvres des conspirateurs municipaux.
Quand cette section reçut les ordres de faire marcher la force armée , son commandant, était déjà , avec une pièce de canon , sur la place de la Réunion , pour