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iinissai.'; pas, mais pour lofuiol j'avais do pressantes Icl- Iros do rccominandalion \ n'ayant pu être admise , j'ai remis mes dépOeiies à son valet de chambre. J'étais h peir)e rentrée! chez moi qu'un aide de camp du général se présentait en son nom pour s'excuser de ne m'avoir pas reçue et demander la permission de venir lui-même me voir le lendemain.
« L'empereur et l'impératrice ont fait ce soir ;\ six heures une entrée solennelle et brillante. On m'a déjà tant répété rpic les dispositions de l'empereur pour accorder des grûccs dépendront beaucoup de l'accueil qui lui sera fait que j'ai voulu en être le témoin caché.
« Kenfermées toutes trois dans une petite chambre du palais Saporiti , sur le cours de Porta orientale , nous avons vu le couple impérial dans un carrosse de gala traîné par huit chevaux et surmonté de la couronne. La voiture était tout en glaces, et quoiqu'elles fussent fermées, on distinguait parfaitement l'empereur et l'impératrice... En voyant celte angélique femme, à laquelle Teresa et moi devons tant, mes yeux se sont remplis de larmes!... puis mon cœur a battu violemment en apercevant l'empereur, tandis que mes lèvres murmuraient tout bas : « C'est de la volonté de ce vieillard que dépend l'existence de mon pauvre frère !... c'est entre ses mains puissantes que reposent et notre bonheur à tous et celui de tant d'autres infortunés !... » Mes pleurs coufireni alors, et, dominée par cette pensée, je ne vis plus rien de ce qui se passait autour de moil
« Mercredi 1 1 mai. — J'ai causé longuement ce matin avec le général Bubna, qui m'a comblée de marques d'intérêt ; il espère peu pour Conlalonieri ; mais si l'empereur en croyait ses avis, tous seraient graciés.
« Je me sentais ranimée par cette espérance lorsqu'on m'a toute découragée en me disant que l'oncle de Con-
d'un PniSONNIF.R DI.TAT. 121
faloiiiori, qui faisail hier parlii» de la d('|)iilati<)n de la ville prc'seiilé'C i'i roniixMcur, lui a demandé la ^làce de
son neveu L'empereur a d'abord paru irrilé, puis il
a répondu (ju'il ne pouvait pour un seul risquer la (ranquillilé de tous ; que le comte (îonfalonieri était loin d'ôtre corrigé.
« Jeudi 12 mal. — Cette Journée a été si heureuse pour moi et le bonheur apporlé par elle si peu attendu qu'elle no peut jamais s'elTacer de ma mémoire.
u En apprenant ce matin de IM. de Caraman que le prince de jMcllernich me recevrait avec plaisir, je me suis rendue de suite chez lui en demandant à Dieu de m'inspircr les paroles qui pourraient le toucher. Toute remplie de cette pensée, je me présentai alors sans aucun embarras 5 puis, encouragée par la bienveillance répandue sur les traits du prince, je lui dis avec un accent qui venait du cœur : « Je viens à vous, monseigneur, comme à une Providence; envoyée par ma famille pour remplir une sainte mission, je suis ici sans guide, sans appui devenez le mien, je vous en conjure ; accordez votre intérêt à une pauvre femme qui se confie en vous et ne veut croire que vous. »
« Le prince me prit la main pour me faire asseoir à côté de lui, tandis que j'ajoutais : u Vous étiez à Paris il y a peu de mois, monseigneur, et le bonheur de vous voir n'a pu m'ètre accorde : retenue à la campagne ainsi que mon mari par la déplorable sa nié de son père, nous avons dû tous deux renoncer à l'espoir de vous intéresser en faveur de noire malheureux frère. — lALais vous aviez, madame, un père, un ami dévoué qui, en faisant prés de moi la démarche la plus touchante et la plus honorable, ne m'a pas laissé ignorer combien votre caractère mérite de confiance : monseigneur l'archevêque de Paris, en venant comme pasteur me redemander I. a. Il