‹ Memoires d'un prisonnier d'étatChapitre 9 sur 31 · MKMOTRF.S · texte numérisé non relu

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sii lircl»is. m'ii iiispin'' un inli'-n^l si rrcl |)Our vous, ina- (l;uii(' , cl iiK^'iiic pour votre rrèrc , (|iic j'ai regardé coiiiiiii' un devoir de rendre le coniple le plus exact h Sa Majcslé de celle (Icniarclic vrainienl digne d'un niinis- Ire de Dieu.»

« J'exi)rimai alors au prince loule ma gralilude cl mon désir de voir Tempereur. « Il ne pourra que vous répéter, madame, ce que j'avais prévu el ce que j'ai dit à monseigneur l'archevêque. — Ilélasî mon prince, le moment de la clémence n'esl-il donc pas encore arrivé ?

— Il ne peut l'être , madame : la bonlé de l'empereur duil céder à l'impérieuse nécessité de faire des exemples 5 mais soyez consolée par l'assurance que je vous donne qu'au moment où monsieur voire frère pourra être rendu ù la société, il sera devenu profondéujenl religieux el parfailcmenl honnête homme. — Mais il n'a

jamais cessé de l'être, monseigneur! Son cœur fut

toujours bon et vertueux, son esprit seul a pu être égaré.

— L'empereur, sachant que vous êtes ici, madame , cl que je devais vous voir, m'a dit elje vous répète ses paroles : (c Assurez celte bonne femme qu'elle doit être tout à fait consolée, car son frère s'est entièrement réconcilié avec Dieu »

« J'ai fait une exclamalion de joie qui n'a pas échappé au prince. Il s'empressa d'ajouter : « L'empereur, ne j)ouvanl le rendre à la société, a voulu du moins le rendre à Dieu ^ il a envoyé près de lui un ecclésiastique, homme de mérite , qui s'est chargé de l'instruire des vérités de la religion ; votre frère ignorait tout et s'est montré si docile aux instructions, que le prêtre ne cesse de rendre de lui les meilleurs témoignages. — Que Dieu soit béni dans toules ses œuvres ! » me suis-je écriée...

« Puis d'abondantes larmes m'ont empêchée de prononcer un mot de plus. Et avant que je pusse exprimer

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h M. do Mollcrnich l'excès do ma joie, il ojonla avec un accent (jui révélait sa bonté : u J'ai promis ii monseigneur rarchevôquc de Paris tout mon intérêt pour vous, iiiadaine ; soyez assurée (pie Je tiendrai ma i)arole. l.c duc d'Angouléme m'a aussi |)arlé en faveur de volie frère, cl sans nul doute son appui eût été fortement ellicace auprès de l'emijcreur s'il pouvait pernicltre que la France intervînt dans celle alVaire; mais il i)rélend avant tout èlre maître chez lui et ne soulTre pas qu'aucun souverain de rEuro[)e tente de se mêler de ce (i'.ii se passe dans son empire. »

u Plus de trois quarts d'heure s'étaient déjà écoulés depuis que j'étais avec M. de Metlernicli , il était tem[)s de prendre congé de lui : je le quittai le cceur pénétré de SCS bontés et comblé de joie par le bonheur inattendu qu'il m'a fait connaître; j'ai jicine à m'en remettre, c'est

une idée lixe qui absorbe toutes les autres ÎMa fille et

Joséphine en sont restées tellement saisies qu'un torrent de larmes a pu seules les soulager-, nous ne faisions entendre que des exclamations de bonheur Hélas!

notre pauvre captif souîTre dans un cachot, et nous osons prononcer le mol bonheur /

« Au moment où toutes trois nous nous entretenions avec le plus de chaleur de ce bonheur inespéré, mes yeux 80 portèrent sur l'une des pages d'un livre de piété qui se trouvait là, et un cri de surprise m'échappa lorsque j'y lus ces mots : « Quelle consolalion pour un pauvre prisonnier d'avoir Dieu prés de lui, d'avoir un ami fidèle qui ne le quitte pas, le console , Vencourage et le secoure dans sa misère ! ... « Me voilà, lui dit-il^ tout à vous; me voilà venu tout exprès dans votre prison pour vous consoler, vous aider, vous délivrer ' »

' Fisilcs au saiid-sacrcinenl , par monseigneur Alplionse de Ligiiori.

IJl .MI..Ml)llii:S

« O divine Proviclemol <|Uo les consohilions sonl cllicacos ol tlovicos pour des (•(rur.s (jui savonl h;» coni|)rendre cl Ii's ^joùlcr l.i où il y auriiil iugralilude ù ne pas les rctoiiiijiilio !

(( Samcili 21 mai. — l)ei)uis bien des jours je; complais les heures (jui séeoulaieiil sans m"ap|)orler la eoiisolalion de voir la conilcssc Conlalonicri : un billel laissé à sa porle le lendemain de mon arrivée lui avail dil rimi)érieux besoin (pie j'é[)rouvais de lenlielenir; j'ajoutais qu'elle pourrait chaque malin m'en indiquer les moyens en envoyant Cailo à San-redcl , où José[)hinc sérail à neuf heures.

« C'est hier seulement que Tcresa ma écrit qu'elle serait elle-même aujourd'hui ù San-Celso , à l'autre ex- Irémii'é de la ville. J'étais à peine enirée dans ré{.;lise, à

peine ajienouiJlée que Teresa était prés de moi Nous

élions seules Sur un signe qu'elle me lit, je la suivis

derrière le maîlrc-autel; je me serais jetée dans ses bras si la sainteté du lieu n'eût arrêté l'élan de mon cœur I njais qu'elle me parut changée, mon Dieul Quelle douleur est empreinte sur tous ses traits 1 (juc de ravages elle a causés sur ce visage encore si beau et toujours si modeste, si résigné !... « Ahl quelle joie de vous retrouver, me dit-elle, j'en avais lanl besoin 1 Je vous dirai (juel nouveau malheur e>t venu m'accabler, et vous comprendrez conunenl je n'ai i)u vous voir plus tôt. Ycnez demain vers la fin du jour, jusque-lù soyons prudentes.»

« Combien j'aspire à voii- Tcresa, à pleurer avec elle! Je me sens tellement loin de toutes mes airections, de tout ce qui devrait me protéger, que cet isolement semble ajouter encore à ce lien si fort qui nous unit pour toujours.

(( Dimanche 22 mai. — Enfin j'ai vuTeiesa. il m'a

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élé permis de pleurer avec elle, de donner un libre cours à tous les senliinens de tendresse et d'aduiiraliou qu'elle m'inspire i Après les prcnuers inomens donnés à la joie de nous revoir, j'éprouvai la plus cruelle déception en apprenant qu'elle n'avait reçu aucune nouvelle di; nos malheureux prisonniers. « Eli cjuoi ! depuis tant de mois écoulés, vous ne savez rien de leur triste sort? — Rien, me répondit Teresa.

« Partie pour Vienne au mois de septembre, j'espérais obtenir la permission d'aller m'établir h liriinn :, mais lenipereur , en maccordanl une audience, me refusa celle grùce et tous les adoucissemens que j'implorai pour

mon malheureux Frédéric Inaccessible à toutes mes

prières , il ne me laissa même pas entrevoir l'espérance

dans un avenir éloigné Tout ce que j'ai recueilli de

ce voyage, c'est la certitude qu'ils sont soumis au régime affreux des galères, chargés de fers , privés de toute nourriture supportable: des légumes secs et cuits à l'eau

et le pain des forçais — Ahl mon Dieu , mon Dieu !

m'écriai-je , que me dites-vous ! Que d'illusions vous

venez détruire ! Sont-ils donc arrivés à cet excès de

malheur?... Mais la religion et l'humanilé ne sont-elles pas également outragées par de telles soulTrances imposées à de pauvres captifs ? Comment n'avez-vous pas cherché à voir le confesseur deremi)ereur, afin d'essayer au moins de faire arriver la vérité ju-qu'à lui par une bouche irrécusable ? — L'empereur sait tout , me répondit Teresa , rien ne se fait sans un ordre émané de lui; son confesseur n'est pas connu, il le change souvent et ne choisit jamais qu'un pauvre prêtre de village qu'il envoie chercher sans l'avoir prévenu cl sans qu'il puisse soupçonner d'où lui vient tant d'honneur ! Cet honneur, il ne le doit qu'au système adopté par l'emijcreur de ne pas laisser approcher de sa personne ceux qui, par leurs

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l'onclioiis, pouiraioiil avoir la ponséc de riiilliioncor ou clicrchcraiciil h porlor allt'inio i\ son auloriU''. — Et (Hrcsprrcz-vo'.is oMoiiir pcrulaiil le séjour du souverain iOlilan? — Aucun cliangcnicnl, me répondit Tercsa : toutes mes espérances cl mes Icnlalives sont concentrées sur 1 iniix'rieuse nécessité d'adoucir en secret cette horrible captivité ; si je n'y parviens pas , nul espoir pour nous qu'ils puissent résister longtemps à un sort rigoureux ! ÎNIais Dieu l'accordera, je lespére, à la ferveur de mes prières, à la persévérance de mes démarches C'est là l'unique but de ma vie, ce qui la

nuit et le jour absorbe toutes mes facultés I ne craignez pas, mon amie, que l'inulililé de meselTorls puisse amener le découragement ; rassurez-vous encore par la promesse que je vous renouvelle de ne jamais séparer Alexandre

de mon Frédéric JN'ai-je pas aussi la dette du cœur

qui doit être acquittée? N"ai-je pas su que pendant leur cruel voyage , vo'.rc pauvre frère a prodigué les soins d'un tendre (ils à mon Frédéric ? — El coinmenl espérer, dis-je à l'admirable femme, que vous pourrez seule, Sans aucune assistance , vaincre des diffîcullés presque insurmontables ? — Ilélns ! vous ne savez pas encore, reprit-elle en fondant en larmes, à quelle épreuve nouvelle Dieu m'avail réservée!... Une incomparable amie

était ma consolation, mon espoir cl je Tai perdue il

y a peu de jours! j'ai vu mourir Malhilde Dembosky, cette angéliquc femme qui réunissait en elle toutes les perfections d'une adorable sensibilité avec Ténergic qui rend capable des actions les plus sublimes ! Pvien n'était comparable à son dévouement pour Frédéric et pour

moi avec elle tout me semblait possible! Sa mort me

laisserait sans aucune consolation sur la terre, i)uisquc celle de vous conserver à Milan ne peut m'étre permise, s'il ne me 'restait encore une amie non moins dévouée

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que rélail Malhildo : (onlos Irois nous ne forniions qu'une Ame doul la plus noble parlic nous esl ravie ! 1/inconsoIalile amie (|ui me reste, la comtesse Frecavalli, désire vous voir, c'est un besoin |)our son cœur brisé; la rcfuscrez-vou^? — Ahl dès ce nu)mcnl,répondi8-je vivement, elle a droit à foule ma symi)alliie; je serai heureuse de le lui dire. »

« Il fui alors convenu (pie Tcresa fixerait le jour et le lieu où je pourrais rencontrer M'"* Frecavalli. Chaque soir nous nous promenons en voiture dans les délicieux environs de la ville, et lorsqu'un sile séduisant nous engage à le parcourir à pied, nous laissons la calèche k une longue distance : rien n'est donc plus facile que de rencontrer la comtesse dans Tune de ces promenades toujours solitaires.

(( J'ai quille Teresa avec la désolation au cœur. Que j'étais loin, mon Dieu I de celle vérité adVcuso dans ses détails ! de celle vérité qui laisse à peine entrevoir l'espérance dans un avenir éloigné !

« Lundi 30 mai. — Encore une semaine d'écoulée sans qu'elle ail apporté aucun changement à notre situation : j'ai vainement attendu chaque jour la promesse d'une audience, rien n'est arrivé

« L'empereur a paru satisfait des fêles qui se sont succédé pendant huit jours. Il est parti ce matin pour Gênes -, il faut donc se résigner jusqu'à son retour.

« Dimanche 5 juin. — Le général Bubna est Irés-mal ; on n'espère plus. L'empereur l'a trailé fort sévèrement la veille de son départ et lui a imposé les arrêts che:;

lui Les arrêts à ce vieux serviteur , au gouverneur

de toute la Lombardie I et cela , dit-on , parce qu'il

a vivement intercédé en laveur des prisonniers du Spielberg!

« Quel que soit le motif de cette rigueur, elle lui sera

j-i8 Mi:M()ii;i:s

r.iliilo ; lit poulie csl rcnionliH' à l;i poili iiic, il l'audruil un

iniraolc pour lo saiivor.

(( lundi (■) juin. — I.e ^ciH'ial a siiccoiîibé aujour- (1 hiii. Je le ii't^iTllc vivemcnl, car dans le |)assé je lui (k'vais Ijt'aiicouj), cl sans aucun doute il ni'aurail fait un Lien iniincnse dans Tavcnir, La conilcsse (^onfalonicri pord en lui un puissant appui el l'ami le plus dévoué ; depuis le conmienceiTicnt do ses malheurs, il n'a Jamais laissé passer un Jour sans aller la voir. (>elle perle csl irréparable pour nous I Nul autre n'osera dire la vérité à l'empereur comme le comle Bubna s'étail habitué à la lui faire entendre.

« Mardi 7 juin. — In billet de Teresa m'a dit ce matin ((u'il fallait élrc ce soir à sept heures au cimetière Gintdlino, du côté du caiial, en sortant par la porte orientale. Nous avcins donc commencé noire promenade à i'iieure accoutumée, puis nous sonnnes descendues sur le bord du cana! avec des livres et de l'ouvrage , comme cela nous arrive souvent. Après avoir fait mettre la voiture à l'ombre dans un ani^le du chemin, où Ton ne pouvait nous apercevoir, je me suis rendue seule au cimeliére : assise au pied de la croix qui domine cet asile du repos, j'y étais depuis quchpies inslans absorbée dans de douloureuses pensées quand l'amie de Teresa a paru.

u En la voyant s'avancer vers moi, je lui ai tendu avec affection une main que recherchait la sienne, tandis qu'elle me disait avec beaucoup de vivacité : « J'avais besoin de me trouver prés de vous, il me lardait de voir la sœur dévouée de l'une des malheureuses victimes de Spielbcrg , de celui que tout cœur vraiment italien doit i)laindre , ainser conmic un frère. — Ah ! que vous me faites de bien ! lui dis-jc en l'embrassant. jMerci, merci pour le [«auvre prisonnier ]\lais sortons de ce lieu de tristesse venez — Non,

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laissez-moi m'asscoir là près de vous j'y serai mieux

qu'ailleurs, et votre cœur doit èlre en harmonie avec les pensées que ces lonibeaux insi)irenl. — Je ne connais que trop toutes vos douleurs , lui répondis-je; Je sais que vous pleurez une incomparable amie, (jue voire IMalliilde »

(i Un geste impérieux qui conunandail le silence et que fit la comtesse en se couvrant le visage de ses deux mains lit expirer la parole sur nies lèvres : « Ne prononcez pas ce nom, me dil-ellc apiès (pielqucs in.4ans de silence

que je n'osais rompre ne le prononcez [jas avant que

je vous aie parlé d'elle si j'en ai plus tard le courage et si je reconnais que vous êtes digne de comprendre tout ce que j'ai perdu ! »

<( La comtesse m'intimidait, et peut-être aurais-je eu peine à vaincre une sorte d embarras si elle ne m eût parlé de Conlalonieri avec ce sentiment d'exaltation qui avait déjà excité mon admiration alors que mon frère, en m'entretenant de lui , cliercliail à me faire partager tout ce qu'il éprouvait, ÎM"''^ Frecavalli avait des expressions si pleines de chaleur et d énergie que chacune

d'elles peignait le dévouement le plus absolu Donner

sa vie pour Tcrcsa et son mallseureiix époux eût été trop de bonheur I « 11 y a longtemps ([ue j'ai compris, lui dis-je , que Conlalonieri , inspirant à ses amis ce fanatique enthousiasme qui mène à tous les sacriliccs , ne pouvait être qu'un être privilégié dont tout une nation doit se glorifier. J'ai su pendant mon premier séjour à 3Iilan tout coque vous avez souflert pour sa cause et pour lui; j'ai su que, retenue captive chez vous pendant trois mois par ordre de la commission , on vous fil soulTrir mille tourmcns dans l'espoir de vous arracher quelque aveu dont on avait besoin pour sévir contre vos malheureux amis... — Ah ! ce n'est pas vous qui me louerez de cela , répon-

i;>() Mi:M(Hiii:s

dil-clli' , j(; liai rciiiiili (|iriiii simple devoir. Heureuse, roui fois heureuse si Ja\ais pu (loiiiier lua vie pour les sauver ou si je p!)uvai!5 rexi)oscr aujourd'hui eu les arrachaul aux horreurs de Spielberg. »

« !\ous avons longleui[)s parlé des admirables verliis de Teresa, des douleurs saus terme qui doiveiil dévorer sa vie si elle ne parvient pas à sauver son mari La comtesse Frecavalli eomple si peu sur la clémeriee impériale

qu'elle a porlé le découragement dans mou cœur!

mon Ame est Irisie jusqu'à la mort I

« Après m'avoir promis de revenir dans huil jours au même lieu, la comtesse m'aditavec un accent qui venait du cteur : « Oui , je vous reverrai , je vous parlerai de 31alhilde »

« Je Tai quiltée avec la persuasion que son dévouement, son amour passionné pour son pays, surpassent loul ce que j'avais pu m'imaginer jusqu'ici et peuvent la rendre capable des plus grandes résolutions.

« Mercredi 8 juin. — J'ai reçu de Paris les nouvelles les plus déplorables: mon beau-pére est fort mal, mon

mari désespéré Sans le devoir sacré qui me relient

ici, je serais partie sur-le-champ.

n Dimanche \2 juin. — L'empereur élant de retour depuis hier soir, je suis allée ce malin chez notre ambassadeur cl chez le prince de Mellcrnich, qui a été tout b(inlé, !oul grâce , et m'a rempli le cœur d'espérance en m'r.nirmanl que Tempcreur était mieux disposé que jamais-, puis il m'a dit encore : « Je vais prendre ce soir les ordres de rempcreur relalivemenl à vous, et demain soir ou aprés-deiuéiin matin je vous promets une réponse. Je serai charmé de connaîlrc les détails de voire entretien avec Sa Majesté ^ venez mon rendre compte, je vous en prie. »

« M. de Mellcrnich a bien voulu cnsuileprendre con-

D'UN PRISONNIER D'KTAT. Hl

naissanro du \)\:\cc[ fiticjc dois prc'scnlor ;"i rcinijorciir cl iiTii dit tout et' (jui pouvail le loiiclicr ou lui dcpluiic.

Que de boulé ! Cominenl ne [)a.s reprendre courage cl

se défendre d'es|)érer? Ah! r'csl inic liorrilile souffrance que celle incerliludel »

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