‹ Mémoires d'un RoyalisteChapitre 46 sur 59 · M OLE · texte numérisé non relu

M OLE

Je crois pouvoir dire consciencieusement que je ne réglai ma détermination, ni sur les instances de mes amis, ni sur des convenances isolées de parti. J'étais entré au ministère pour deux grands intérêts : la liberté de l'enseignement en France, la restauration du Souverain-Pontife à Rome ; et si je me crus libre de compter avec mes propres forces, c'est que je pus croire ces deux grands intérêts en sûreté.

La loi de l'enseignement était à l'étude dans une commission qui me donnait toutesles garanties désirables. Elle était composée de MM. Thiers, de Montalembert, Fresneau, Armand de Melun, Janvier, l'évêque de Langres, l'abbé de l'Espinay, Raze, Reugnot, Sauvaire-Rarthélemy, du Fougeray, Rarthélemy Saint-Hilaire, Salmon, Coquerel et Rouher. L'adoption de la loi par une telle commission, c'était la certitude de son adoption par TAssemblée, car toutes les fractions de la majorité y comptaient des représentants éminents. Les catholiques qui, dans la Chambre des Pairs, avaient acquis le plus d'expérience et déployé le plus de lumières, MM. de Montalembert, Reugnot, Sauvaire-Rarthélemy étaient là pour échanger avec leurs nouveaux collègues

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