‹ Mémoires d'une aliénéeChapitre 54 sur 86 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Asile d'Orléans. — Deuxième partie. — Le pensionnat.

On sera sans doute bien aise de savoir quel était cet inconnu généreux qui offrait pour moi un supplément de pension, « que, m'écrivait M. le préposé, Mlle Che- «: valier aurait tort de dédaigner ; l’inconnu n’est pour « rien dans le fait de sa séquestration ; c’est pour lui « un fait accompli qu’il cherche à rendre moins dou- « loureux ; la dignité de Mlle Chevalier n’a pas à en « souffrir, au contraire; il est honorable pour elle « d’avoir mérité l’intérêt de personnes bien posées. » Ce personnage bien posé n’était autre que mon frère, M. Claude-Daniel Rouy, auquel M. le préposé, dans une pensée d’humanité, avait écrit pour lui demander de me venir au moins en aide, s’il ne voulait pas réclamer ma sortie, tout en lui laissant pressentir que cette sortie pourrait bien m’être accordée par le préfet du Loiret, et l’aurait déjà été par le médecin en chef sans

l’intervention de M. le directeur de l’Assistance publique.

Je donne en entier la réponse de M. Rouy, qui avait été classée parmi les pièces de mon dossier à l’asile :

Ville-d'Avray,-13 août 1861.

Confidentielle.

Monsieur,

J'ai tardé quelque temps à vous répondre, parce que j'ai voulu, auparavant, communiquer votre lettre à M. le docteur baron Pelletan de Kinkelin qui, d'après la notoriété publique, les réclamations très-vives de son propriétaire et de ses propres amies, l’instance de son propre médecin, M. Audiat, et le concours du commissaire de police de son quartier, avait dû, pour éviter des malheurs, faire inscrire Mlle Hersilie parmi les aliénées.

Voici sa réponse, quant à la question de la sortie probable de la pauvre folle :

« Je n'hésite pas, dit-il, à déclarer que ce serait, pour elle « d'abord, un véritable malheur, et pour toute votre famille une « suite incessante des plus violentes tracasseries. Je m'étonne « même que le médecin en chef de 1 établissement puisse en J avoir eu la pensée, car il doit être bien convaincu de l'état « d'aliénation de cette pauvre femme. Il est certain, d'ailleurs, k qu'ici M. le directeur général la ferait reprendre de nouveau, « car dans sa dernière sortie, elle lui a donné des preuves de « son aberration d'esprit tellement fortes et j'ajouterai menait çant de devenir dangereuses, qu'il n'a pas hésité, de lui même, « à la faire réintégrer à la Salpétrière.

« Ainsi donc, vous pouvez écrire à ce médecin dans ce sens, « ou même lui envoyer ma lettre, en ayant soin toutefois de le « prier de ne pas me nommer devant la pauvre folle, car j’ai été

CIIAP. XIII.

LE I'EXSIOXXAT.

« tellement tourmenté par ses divagations et ses récriminations,

« que je désirerais quelle n’eùt pas de motifs pour se rappeler a mon nom. »

En effet, elle ne parlait de rien moins que de nous assassiner tous, en commençant par lui, M. Pelletan.

J'ai cru devoir, Monsieur, commencer par vous dire quelle est l'opinion, ici, non seulement de M. le docteur Pelletan, mais aussi de M. le directeur général lui-même, et vous faire entrevoir quelle responsabilité pèserait sur un ordre de sortie.

Maintenant j’aborde un tout autre courant d’idées, celui d'apporter quelque soulagement à l'état de cette pauvre fille adultérine. Déjà ma femme et moi l'avons tenté à diverses reprises, même sous des noms empruntés, et la violence de son aberration est toujours venue à l’encontre de nos intentions charitables.

Ainsi donc, Monsieur, nous consentirions, mais à la condition expresse du secret envers elle, et avec les recommandations pareilles à celles du docteur Pelletan, à ajouter 260 fr. à l'allocation actuelle de 440 fr., pour monter sa pension d’une classe et entretenir le trousseau; mais, je le répète, ce ne serait qu’à la condition du secret absolu, en disant, vous, Monsieur, à la pauvre folle que vous n’avez pas eu de réponse de moi, et puis plus tard, après quelque temps d'intervalle, que vous avez pu vous-même améliorer sa position.

Vous voyez, Monsieur, que je réponds à votre causerie et que je ne vois dans votre lettre, comme vous le dites, que la pensée d'adoucir une infortune et aucune idée de pression.

| Recevez, etc.

Ch. Rouy.

On voit ici comment un docteur peut affirmer l'aliénation mentale persistante, et imposer le maintien dans ' les asiles d’une personne qu’il n’a pas vue depuis dix ans, et qui aurait bien pu être guérie si elle avait été ' folle. Mais comme je ne l’étais pas devenue, il était

de plus en plus urgent de maintenir ma séquestration.

J’avais encore quatre ans de luttes à soutenir avant de la voir cesser.

Grâce au supplément que M. Claude -Daniel Rouy payait aux hospices d’Orléans comme bienfaiteur de Mlle Chevalier, car j’étais enregistrée sous ce nom seul, j’étais donc placée au pensionnat.

Mais je m’y trouvais presque aussi malheureuse que lorsque j’étais aux indigentes, quoique je fusse mieux nourrie, parce qu’il y a, pour celles-ci, des divisions spéciales où l’on classe chaque personne suivant sa catégorie, son calme ou son agitation, tandis qu’au pensionnat tout est pêle-mêle : les agitées, les gâteuses, les imbéciles avec les personnes tranquilles, sous prétexte qu’elles paient autant les unes que les autres.

J’étais obligée, pour fuir ce contact incessant, de me réfugier dans un coin où se trouvait une malade qui, dans ses moments de crise, vociférait les plus dégoûtantes obscénités. Elle était, à part cela, tout à fait inoffensive et même serviable.

Il y avait déjà treize mois que j’étais là, quand un nettoyage du haut en bas annonça la venue d’un inspecteur général dont le nom n’était pas encore connu dans les quartiers.

En effet, ce haut fonctionnaire vint, le 11 novembre 1865, en compagnie de M. le président Yilneau et

CIIAP. XIII.

LE PENSIONNAT

du préposé responsable, qui me présenta à M. l’inspecteur, en lui disant :

« Voici Mlle Chevalier qui désire changer de maison.

— Ah ! Mais c’est MUe Rony !... J’ai demandé de vos nouvelles à Maréville de la part d’une personne qui s’intéresse beaucoup à vous, et on m’a dit que vous étiez à Auxerre. »

Je restai ébahie devant cet individu qui paraissait si bien me connaître, et que je ne me rappelais pas avoir vu. Il se nomma. Je fus assez mal apprise pour avouer à M. le docteur Constans que je ne l’aurais jamais reconnu, lui ayant vu des cheveux noirs en 1857, et, huit ans plus tard, ses cheveux étant devenus châtains.

Il prétendit que c’était l’âge. Et je voulus bien le croire.

— Comment et pourquoi êtes-vous donc venue d’Auxerre à Orléans ?

— On m’a renvoyée d’Auxerre, et j’ai écrit à Mme la baronne Haussmann une lettre un peu roide, signée : Sœur du roi Henri V.

— Ali ! oui, c’est vrai ; vous vous croyez fille de la duchesse de Berry.

— Ceci est une vieille histoire qui date de la Salpétrière, où le docteur Métivié parlait de la substitution d’un garçon à une fille, tandis qu’à Maréville le docteur R.eber a dit qu.’on me tenait renfermée parce que j’étais sœur du roi Henri V, et je me suis servie de

cette royale fraternité en 1863, comme je m’étais servie de ma royale filiation en 1855.

— Tout cela vient de vous?

— Non ! Mais quand même cela serait? Quand même je me servirais de versions populaires pour attirer l’attention sur ma position équivoque, sur votre ignorance coupable, en quoi y aurait-il eu lieu de m’enfermer à propos d’affaires, de notas de famille, qui ne regardent que les tribunaux ?

— Mais vous n’êtes contente mille part.

— Seriez-vous content à ma place ?

Il riait en me parlant ; mais il cessa de rire à cette question.

— Non, certes! répondit-il en me tendant la main... Puis, se tournant vers M. le préposé, il lui demanda dans quelles conditions j’étais là.

— Un tiers est intervenu et paie un supplément qui la fait pensionnaire.

— Eh bien 1 dis-je en prenant la main qu’il me tendait, venez voir où je me réfugie dans ce pensionnat. — Et je le fis entrer dams le taudis dont j’ai parlé plus haut.

C’était un cabinet de toilette et de débarras où se trouvaient, sens dessus dessous, des seaux à vaisselle, des sabots, du bois, des cheveux, des essuie-rpains, du fromage, etc., etc. Il fut indigné, ne comprenant pas comment l’Assistance publique de la Seine, qui avait tant de maisons à choisir, m’avait envoyée justement où

CHAP. XIU.

LE PENSIONNAT

elle savait que j’aurais le plus à me plaindre, et il me promit de me faire changer au plus tôt.

Je le remerciai de sa bonne volonté, lui disant que j’étais heureuse d’avoir rencontré chez MM. les administrateurs une protection et une bienveillance qui me manqueraient peut-être ailleurs, et que je ne demandais que justice et liberté, la douleur de la captivité étant partout la même.

Je n’en entendis plus parler et ne le revis plus, tant que je fus enfermée.

A la suite de la visite de M. le docteur Constans, je lui ai adressé, par M. Durangel, une lettre qu’on trouvera à mon dossier, car après ma mort tous les documents officiels me concernant seront déposés, par mon exécuteur testamentaire, aux archives du département du Loiret, et permettront à tous ceux qui voudront bien me lire de contrôler mes assertions.

Cette lettre démontre qu’il n’a été question entre nous que de mon nom, de ma filiation ; elle est la meilleure preuve que ma séquestration a eu lieu pour des causes qui ne regardaient ni les médecins, ni les inspecteurs généraux, ni les bureaux des aliénés, et que certainement elle n’aurait pas été maintenue s’il y avait au service des malades un avocat d'office, comme au service des prisonniers; ou un tuteur les protégeant et connaissant les lois.

Un avocat nous aurait immédiatement dit, aux uns et aux autres, quhme question légcde et civile dépen-

dait des tribunaux; et devant un homme de loi MM. les docteurs n’auraient pu se permettre de me séquestrer à propos de futilités. On aurait pris des mesures qui m’auraient rendue libre dès le lendemain de mon enlèvement, et j’aurais pu rentrer chez moi avant d’être tout à fait dépouillée.

M. le docteur Constans était donc, — et il l’est toujours, — ignorant de ce qui est légal ; il l’est de bonne foi et se croit, j’en suis sûre, le droit de décider du nom, de la légitimité, et d’après cela, de la liberté de ses semblables.

J’avais trouvé heureusement d’autres appuis.

Par un bonheur inespéré, M. le comte de Pibrac avait été nommé administrateur des hospices d’Orléans peu avant mon entrée au pensionnat, et M. Yilneau, président de chambre honoraire, le fut bientôt après.

Ces messieurs eurent la bonté de me remarquer, de parler de moi à leurs collègues, qui s’intéressèrent à ma situation et, après la visite du docteur Constans, ils attirèrent sur moi l’attention spéciale de M. Bureau, préfet du Loiret, et de M. le procureur général Grandperret, qui résolurent de me voir.

Ces deux hauts fonctionnaires vinrent ensemble aux hospices le 21 décembre 1865, et furent reçus par MM. Vilneau et Lesourd, administrateurs, qui les conduisirent directement au parloir des aliénés où je leur fus présentée. Ils me témoignèrent une bienveillance qui me mit immédiatement à l'aise et m'encouragea à

CHAP. XIII

LE PENSIONNAT

leur dire tout ce qu’avait d’affreusement cruel une séquestration parmi les aliénées.

Ils étaient tellement ignorants de ce qui me concernait, que M. le procureur général se mit aussitôt à m’interroger sur l’esprit frappeur !

Ma surprise fut extrême.

J’avais été arrêtée, envoyée à la Salpêtrière et de là à Orléans, à la suite de ma lettre à la baronne Haussmann. Je n’y parlais nullement de spiritisme, mais du désordre administratif, de la façon dont on me faisait parcourir la France incognito, sans savoir qui j’étais, sous la responsabilité du préfet de la Seine ; enfin du mécontentement du peuple qui n’attendait qu’un chef.

J’avais signé : « Sœur du roi Henri V. » Mon certificat d’envoi portait : « se croit fille de la duchesse de Berry et prête à monter sur le trône. » Et après deux ans de séquestration dans l’asile de leur département dont ils avaient la haute surveillance, les chefs de la justice et de l’administration supérieure du Loiret venaient euxmêmes m’interroger sur les tables tournantes !!!

Us venaient sonder ma pensée, ma croyance, pour voir s’il y avait lieu de me détenir à perpétuité!... Etais-je donc devant de grands inquisiteurs?

Je leur demandai alors avec une certaine vivacité s’ils n’avaient pas connaissance de cette lettre, unique cause de mon envoi à Orléans.

Ils n’en avaient pas entendu parler et ne savaient pas du tout pourquoi j’avais été enfermée ni ce qu’on

me reprochait, sauf ce que leur avait écrit M. Husson.

Je leur dis que je savais qu’on me gardait par ordre, et demandai à M. le préfet comment un homme aussi supérieur qu’il semblait l’ètre pouvait briser l’avenir d’une femme, permettre d’attenter à sa liberté, sous prétexte <t qu’elle porte la tête haute, ne se trouve pas dans son centre, se plaint de la grossièreté du service et de son entourage; a la prétention de pouvoir vivre de son talent et de sa plume. »

— Et comment savez-vous tout cela?

— Parce que M. le docteur Payen a cru devoir

s’excuser de sa condescendance en me faisant cornaître sa réponse

Ces messieurs étaient confondus ! Évidemment ils ne s’attendaient pas à apprendre de telles choses.

Je priai M. le préfet de réclamer copie de ma lettre à Mme Haussmann, ne dissimulant pas ma surprise qu’on l’eût si bien cachée, et je répondis à M. le procureur général, qui me questionna alors sur ma famille :

Que j’étais fille légitime, d'un second lit , de M. l’astronome Charles Rouy ; que j’avais été élevée à Paris, où se trouvait toute ma famille paternelle ; quej’g avais toujours tenu une place des plus honorables dans la société, et que mon séjour aux aliénés, qui ne pouvait être justifié en aucune façon, était si douloureux, si énervant, que je ne savais pas comment ma raison y avait résisté.

CHAP. XIII

LE PENSIONNAT

Interrogée par lui sur le personnage qui payait un supplément pour ma pension, je dis ne pas le connaître, (c’était vrai alors ; je n’ai su qu’en 1868 que c’était mon frère), M. le préposé étant entré, à mon sujet, en correspondance avec des inconnus, et ce personnage ne voulant pas être nommé.

En me quittant, M. le préfet, qui me semblait fort ému de ces explications, me tendit spontanément la main en me donnant hautement et d’un air bien résolu, sa parole d'honneur qu’il allait immédiatement s’occuper de moi.

M. le procureur général, qui m’avait parlé avec mille précautions, comme s’il avait peur d’effaroucher une enfant ou de mettre une pauvre aliénée aux abois, fut moins expansif, et tout en m’assurant de sa bienveillance, ne me ht aucune promesse, se réservant de voir ce que les événements amèneraient.

Dès le lendemain je sus, par MM. les administrateurs pressés de me l’apprendre, que l’impression de ces hauts dignitaires m’avait été très-favorable, et qu’on allait enfin prendre des mesures aussitôt que M. le préfet serait de retour de Paris.

De retour de Paris ! C’était encore à Paris qu’on allait s’informer, demander permission !

Je désillusionnai ces messieurs en les assurant que c’était une partie perdue, la Seine ayant trop de torts .envers moi pour ne pas chercher à m’enterrer vive.'

M. le procureur général fit à la Chancellerie un rap-

MÉMOIRES d’une ALIÉNÉE.

port sur mon compte, le 17 mars 1866, seulement. Je lui avais adressé, ce jour-là même, une lettre résumant ma situation depuis que j’étais enfermée, et où je signais les différents noms qui m’avaient été attribués, en le mettant au défi de choisir entre eux, puisque ni préfets, ni magistrats n’avaient jamais pu ou voulu s’assurer de mon identité.

Sa prudente réserve lui permit de ne pas agir contre l’administration supérieure, qui voulait faire silence sur une affaire passablement compromettante pour tous. Peut-être, cependant, ce premier rapport m’était-il favorable, car il a disparu, comme disparaissaient généralement toutes les pièces qui appuyaient mes revendications. Ceci résulte d’une lettre du procureur général adressant au garde des sceaux, qui en avait fait la demande en 1875, copie des diverses correspondances échangées à mon sujet :

« La minute du rapport de mon prédécesseur, en date du 17 mars, n’a pas été retrouvée, » y est-il dit.

Mais il y avait eu un second rapport que nous donnons dans son entier :

CHAP. XIII, — LE PENSIONNAT

Orléans, le 23 ynai 1866.

Monsieur le Garde des sceaux,

Votre Excellence a bien voulu me communiquer la lettre ci-jointe par laquelle la nommée Chevalier se plaint d'être arbitrairement séquestrée dans l’asile d’aliénés d’Orléans.

La réclamante est la personne dont j’ai entretenu Votre Excellence dans mon rapport du 17 mars dernier. Nous l’avons interrogée, M. le Préfet du Loiret et moi, et tous deux avons acquis la conviction que son état mental justifie la mesure prise contre elle. Seulement, il nous a paru que la nommée Chevalier avait le sentiment très-douloureux de la vie en commun avec d’autres aliénés, et qu’il conviendrait de la placer dans des conditions meilleures de séquestration. M. le Préfet a fait, dans ce but, une démarche à Paris ; mais elle est restée jusqu’à présent sans succès.

La réclamante, ainsi que j'ai eu l’honneur de l’écrire à Votre Excellence, demeurait à Paris, où elle exerçait la profession d'artiste musicienne ; elle serait, dit-elle, sœur naturelle de M. Rouy, gérant du journal La Presse. Ce dernier paie en sa faveur une faible pension, dont il a refusé d’élever le chiffre.

Il m’est revenu que, postérieurement à la visite que nous avons faite, M. le Préfet et moi, à l’asile des aliénés, la nommée Chevalier a obtenu d’être conduite, je ne sais en vertu de quelle autorisation, devant M‘Jr l’Évêque d’Orléans, qui n’a pas cru, après un entretien avec elle, devoir s’occuper de sa situation,

Je suis avec respect...

Le Procureur général,

Signé : Grandperret.

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