‹ Mémoires d'une aliénéeChapitre 59 sur 86 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Pétition aux Chambres. — La délaration de guerre. — Retour à Orléans.

Que devenir? J’écrivis au comte de Chambord, lui racontant mes tristes aventures, lui demandant de m’accorder la place de pianiste de Sa Majesté déchue, « qu’on avait dit être mon frère, et qui l’était en effet par Dieu et par le malheur. »

Le 16 mai, j’adressai une pétition aux Chambres ; celle du Sénat resta dans les cartons. « Il n’y a rien à attendre de cette assemblée de ramollis, 5 m’écrivait un ami qui en avait fait l’expérience. « Ne savez-vous plus quel est le genre de déments qu’on appelle la division du Sénat à Charenton ? »

Ma pétition à la Chambre des députés eut un meilleur sort. M. Dréolle fut chargé du rapport et s’en occupa avec autant d’activité que de bienveillance. M. Paul Lesage, bien au courant de mes affaires, avait fait un tri des pièces qui devaient lui être soumises et le vit, avec M. Garsonnet. Celui-ci se donnait énor-

mément de mouvement et, à force de stimuler les uns et les autres, avait fini par intéresser à la question des aliénés MM. Gambetta et Magnin, qui avaient déposé, depuis trois mois déjà, un projet de loi sur la matière. M. Gambetta était malade ; mais MM. Magnin et Glais-Bizoin avaient repris chaudement cette proposition, avaient obtenu un rapport favorable, et les bureaux avaient nommé une commission spéciale pour s’en occuper. De plus, la commission des aliénés, dont l’impératrice Eugénie était présidente d'honneur, avait entendu M. Garsonnet, lequel avait eu également une audience de M. le garde des sceaux, et en plaidant la question générale il n’avait pas oublié la mienne. M. Dréolle avait eu la bonté de me recevoir un jour au corps législatif pendant la séance, et de m’écouter avec la plus encourageante sympathie.

J’étais en rapport avec M. le docteur Thulié, avec MM. Jules Claretie, Sauvestre, Azévédq, Duvernoy, mon ancien professeur au Conservatoire, qui eut la gra-' cieuseté de m’apporter ses nouvelles compositions ; avec bien d’autres encore, avocats, journalistes, médecins, hauts fonctionnaires, etc.

Parmi les personnes que je revis alors se trouvait M. le docteur Octave Lhuillier, qui m’avait rendu divers petits services lorsque j’étais à Maréville, entre autres de garder des lettres précieuses pour moi et dont je craignais justement d’être dépouillée. Il me les avait rendues aussitôt ma mise en liberté. Il était venu me

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voir à plusieurs reprises depuis mon séjour à Paris, m’avait présentée à sa mère et eut l’amahilité de m’inviter à sa messe de mariage. C’était en juin 1870. Je m’y rendis et ne fus pas peu étonnée en me trouvant face à face avec le docteur Pelletan. L’impression que lui fit ma présence ne peut être mieux rendue que par ce passage d’une lettre de M. le docteur Lhuillier :

Un hasard bizarre voulut que j'eusse pour premier témoin de aoces celui qui fut la cause première de votre martyre. Que de ois je rappelai ce fait à ma femme! En venant me faire vos compliments à la sacristie après la messe de noces, vous appa- ’ùtes tout à coup à Pelletan, qui fut tellement ému qu’il devint jaune comme un citron et s’empêtra dans la queue de la rpbe le la mariée au point que je crus le voir tomber par terre; il ut très-longtemps pour remettre ses esprits troublés. Rien que :e seul fait prouve combien il était coupable.

On était trop près de la fin de la session pour que je tusse espérer une solution de mon affaire ; cependant ff. Dréolle tenait essentiellement à en saisir la Charnue, et, outre les députés du Loiret, j’étais assurée de /appui d’un certain nombre de leurs collègues. Il y

Il y' t

l.vait plusieurs autres pétitions analogues à la mienne ; nais en dehors de la question de séquestration arbi- • raire, il y avait dans mon affaire, ainsi que me avait écrit M. Lanjuinais, « un fait d’une extrême ravité : celui d'une séquestration sous un autre nom ue le mien. »

i Le 16 juillet 1870 était le jour fixé par M. Dréolle,

la session finissant le jeudi suivant. La déclaration de guerre avec la Prusse occupait tous les esprits. M. le’ garde des sceaux, demandant la parole pour une mo-1 tion d’ordre, dit que les rapports de pétitions n’avaient aucun caractère d’urgence, et demanda de reprendre! immédiatement la discussion du budget. M. Pelletam répondit au ministre :

Nous ne devons pas interrompre nos travaux; le droit de péti- Ü tion est écrit dans la constitution nouvelle. Il doit être respecté. Les questions les plus graves peuvent être soulevées par les pétitions. Il peut en venir qui réclament le redressement d’un abus. Aujourd’hui même, peut-être, va venir le rapport sur une pétition relative aux incarcérations de personnes qu’on dit aliénées.... L’ordre du jour porte des rapports de pétitions; on ne peut changer l’ordre du jour sur la demande d’un ministre.

M. le président de Talhouet répondit que la Chambre était toujours maîtresse de son ordre du jour.

En vain M. Dréolle insista en faisant valoir qu’il \ avait également des pétitions d’ouvriers et d’entrepreneurs demandantda reprise des travaux ; la Chambre passa outre.

Tout était donc indéfiniment ajourné ; ce n’était pas seulement pour moi une question de temps, mais une question de vie. Jusque-là, grâce aux générosités des uns et des autres espérant voir bientôt un secours régulier mettre fin à ma détresse, j’étais arrivée à me soutenir à Paris, où ma pension était de 180 fr. pai

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mois. Je n’avais pu, le 1er juillet, donner que 80 fr. là compte à ma propriétaire, en lui disant, ce qui était vrai, que ma tante d’Aix-la-Chapelle, la mère de Laurency, m’avait promis de payer ce mois. Le 18, elle me réclama le complément, en disant que l’argent de Prusse ne viendrait pas, qu’elle voulait être payée tout de suite, et, bien que je lui tisse observer que je ne m’étais pas engagée à la payer d’avance, elle ne voulut rien écouter et cria à me rendre folle, si j’eusse été — pour mon bonheur ! — capable de le devenir.

\ Je courus chez Laurency ; sa mère, au désespoir du départ de cinq de ses petits-fils pour l’armée prussienne, ne pensait plus guère à moi ; lui-même était tiraillé de tous côtés. Il me donna 50 fr. et apostilla chaudement mes demandes de secours aux ministères; mais je ne pouvais en attendre le résultat. Il me fallait absolument compléter la somme réclamée par mon hôtesse. J’allai inutilement chezM. Piétri,puis chez M. Jeuffrev, demandant à qui m’adresser pour me faire rendre (compte des bijoux qui m’avaient été volés à la Salpêtrière, ce qui ne pouvait être contesté, car il y avait eu inscription au registre de ce que j’y avais porté, et rien ne m’avait été rendu. Il me dit que cela regardait un chef de bureau de l’Assistance publique, M. Havet. Celui-ci me reçut très-bien, me dit qu’il me connaissait parfaitement et qu’il ne m’avait jamais crue folle ; qu’il avait lu mes lettres et avait déclaré que j’étais exaspérée et n’écrivais ainsi que pour me moquer

du monde. Hélas! pourquoi les médecins ne m’avaientils pas jugée comme lui? Mais il m’apprit que les aliénés n’étaient plus du ressort de M. Hussoh et avaient été placés dans les attributions du préfet de la Seine. Il me conduisit à l’Hôtel-de- Ville, où un M. Danbié me dit que je pouvais faire mes réclamations à M. Gobert, directeur de la Salpêtrière, et s’il ne me donnait pas satisfaction, m’adresser au préfet de la Seine ou au préfet de police. Je rentrai chez moi, ne pouvant plus traîner ni mes jambes, ni mon corps.

Je repartis le lendemain et retournai chez M. Piétri, qui y était cette fois et me reçut parfaitement, grâce au nom de Laurency, qui lui avait adressé ma demande de secours. Il me dit avoir remis cette demande à M. Pascal, secrétaire de M. Conneau, qui tient tous les secours. Je montai chez M. Pascal, qui poussa des soupirs en disant qu’il aurait voulu faire plus dès qu’il avait vu le nom de Laurency, mais que jamais on n’a été si malheureux; que sa caisse était à sec; qu’il ne pouvait me donner que 50 fr., et encore que. cétte somme ne se donnait que tous les ans. Il a été fort poli, m’a gardée dans son bureau jusqu à ce que

l’argent fût prêt à la caisse Je rentrai vite solder

mon hôtesse et me trouvai avec 15 fr. en poche, mais assurée du vivre et du couvert pour jusqu’à la fin du mois.

J’allai voir M. Jolibois, commissaire du gouvernement, chargé des informations à prendre au sujet de

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ma pétition, et lui demandai de m’entendre, lui disant à quel point le gouvernement était abusé par les bureaux. Il me répondit qu’il m’écouterait très-volontiers, mais seulement quand ma pétition serait sur le point de passer, parce que d’ici là il aurait tout oublié s’il s’en occupait maintenant. Tous ceux que je vis, avocats, députés, journalistes, fonctionnaires, m’en dirent autant. On avait bien autre chose en tête que : les aliénés !

Je ne savais positivement où aller, ni que devenir, ne voulant pas être une charge illimitée pour mes bons amis d’Orléans, dont le fils aîné partait comme soldat par l’appel anticipé de la classe à laquelle il appartenait. Ces admirables amis avaient fait tout ce qu’on peut humainement faire.

J’écrivis et fis écrire de tous côtés à d’anciennes connaissances riches qui pouvaient me donner un abri dans un coin de leur château : au comte de Chalais, président d’une société de secours aux aliénés ; j’adressai une demande de secours à l’Impératrice et à H. Husson. M. Laurency se chargea de les envoyer. M.Piétri m'avait promis de recommander chaudement, au nom de l’Impératrice, « qui ne s'occupait pas de ces détails, » ma demande, qu'il serait chargé de transmettre au ministère de l’intérieur.

Je cherchai moi-même un établissement où l’on voulût me recevoir. A Sainte-Périne, on n’entrait qu’en payant, et il fallait être âgé de plus de soixante ans.

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On me dit qu’il en était de même à Chardon, établissement de charité construit à Auteuil par un M. de Chardon, qui habite non loin de là et s’est réservé la nomination au tiers des places vacantes. J’y allai voir néanmoins et demandai à visiter la maison, qui est tenue avec une propreté extrême et gouvernée par des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Tout est ciré, brillant — triste. C’est beau comme tout ce qui est neuf, bâti de briques encadrées de blanc, de même que Sainte-Périne, qui est, selon moi, un séjour charmant. J’y ai été prise d’une de mes affreuses toux et suis restée pendant plus de trois quarts-d’heure sur un banc à dossier, toussant, crachant... et respirant ce bon air embaumé des arbres, des fleurs et de l’herbe... J’étais désolée de m’en aller. Il me semblait que j’aurais été guérie si j’avais pu demeurer là. Mais !...

j’étais trop jeune ! Je suis remontée en omnibus, -

faisant mon déjeuner d’un morceau de pain qui m’était resté de mon café et que j’avais mis dans ma poche.

Partout je rencontrais les mêmes obstacles : je n’avais pas l’âge ; puis il fallait être inscrite, souvent plusieurs années d’avance, avant de pouvoir entrer. A Grenelle, il y avait une maison de convalescence pour les aliénées, où l’on recevait des pensionnaires ; mais on n’admettait que celles venant directement de la Salpêtrière.

Je cherchais et faisais vainement chercher, à Paris et

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en province, une maison ou une famille où l’on voulût m’accorder le logement et la nourriture pour faire de la musique d’ensemble. Je voulais aller m’offrir, comme musicienne, libre, bien entendu, à Cbarenton. Je ne sais si on m’aurait acceptée ; mais on m’en empêcha : c’était me jeter dans une souricière. D’un autre côté, on affirmait que la guerre ne durerait pas, que la paix serait signée dans quinze ou vingt jours. C’est pourquoi je résistais aux instances qu’on me faisait pour retourner à Orléans. Tout était si bien préparé ! j’avais tant de bonnes relations, de sympathies ! Si je partais, on m’oublierait, et tout serait à recommencer.

Il me vint une idée. Préoccupée du sort de nos pauvres soldais blessés, une nuit où je ne dormais pas, j’arrangeai quelques couplets sur de la musique de moi, facile à retenir. Je voulais trouver un éditeur pour ce chant patriotique, intitulé : Le cri du peuple; j’aurais offert deux mille exemplaires pour les blessés; j’en aurais adressé à l’Impératrice, aux ministres, à tous les journaux. Si la vogue s’en était mêlée, je pouvais à la fois faire œuvre de charité, moi si pauvre, et gagner de quoi attendre le retour de la paix. J’avais vu le directeur de la Gaîté ; M. Soto y était engagé pour chanter la Marseillaise ; les chants patriotiques abondaient de tous côtés ; cependant il acceptait le mien, à condition de le faire orchestrer et d’ajouter un chœur. La proclamation de l’état de siège vint tout arrêter : les théâtres furent fermés.

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Au moment où je désespérais presque, M. Camille Doucet envoyait 100 fr. pour moi à Laurency au nom de la Société des artistes; mon hôtesse m’offrait une diminution de 50 fr. par mois; j’avais touché l’infime reliquat de la vente de mon mobilier, et je recevais la lettre suivante de M. le président Yilneau :

Mademoiselle,

Orléans, 6 août 1870.

Je suis profondément touché de la triste situation à laquelle . je vous vois aujourd'hui réduite. Chaque jour s’évanouissent les espérances que j’avais conçues dans votre intérêt. La clôture précipitée du corps législatif a ajourné indéliuiment le rapport de l’honorable M. Dréolle sur votre pétition et sur celles de personnes qui, comme vous, ont eu à souffrir des séquestrations arbitraires, ou tout au moins irrégulières.

J’espérais que ce rapport éclairerait l'autorité sur votre posi- . tion spéciale et que l’administration, appréciant votre conduite pleine de modération et de convenance depuis votre sortie de l'asile d’Orléans, chercherait autant que possible à réparer le préjudice par vous souffert, en vous assurant les moyens d’une existence modeste, ou tout au moins une retraite convenable dans un établissement charitable où les justes susceptibilités de votre caractère n'auraient pas trop à souffrir.

En attendant la réalisation de ces espérances, auxquelles je ne renonce pas complètement, je vous adresse un nouveau témoignage de l’intérêt que ma famille et moi-même nous vous conservons.

J’aurai bientôt l’occasion de voir M. le comte de Pibrac, qui vous garde un souvenir toujours affectueux et dévoué; je l'inviterai à réveiller les sentiments de bienveillance de Mme de Saint-M.. .

Recevez, Mademoiselle, en mon nom et au nom de ma fille.

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trop souffrante pour répondre à votre lettre, l’assurance de mes meilleurs sentiments.

VlLNEAU.

Le bon M. Vilneau s’abusait en conservant quelque espérance en l’administration de l’Assistance publique, M. Husson ayant répondu à Laurency ne pouvoir me donner qu’un secours de dix à douze francs. Cependant j’étais en mesure de rester encore, de lutter jusqu’au dernier moment, jusqu’à celui où on chasserait de Paris les bouches inutiles, car on parlait déjà de la possibilité qu’il fût assiégé. En attendant, je courais les théâtres qu’on avait rouverts, les cafés-concerts, les artistes. Plusieurs, Capoul en tête, voulaient bien chanter mon Cri du peuple quand il serait imprimé ; mais où trouver un éditeur ? Les mieux disposés me promettaient de le prendre quand on l’aurait chanté et qu’il aurait eu du succès Les événements se pres-

saient de plus en plus terribles... et M. et Mme Je Normant, n’espérant plus rien, m’avaient loué une petite chambre à Orléans, l’avaient garnie de meubles à eux et m'y préparaient un refuge.

Voyant qu'il me fallait abandonner et pour longtemps tout espoir d’arriver à quelque chose par ma pétition, je me décidai, afin de ne pas risquer de me voir opposer la prescription, à dresser une plainte au criminel contre MM. Rouy et Pelletan. Je l’adressai, avec une lettre, à M. le procureur général, le 22 août 1870. Quelques jours plus tard*, je me rendis au Palais-de-

Justice, et on m’envoya au cabinet de M. l’avocat général, qui me reçut immédiatement.

11 avait pris connaissance de la plainte, me nomma lui-même les personnages qu’elle concernait, et me dit avoir envoyé cette plainte au parquet du procureur impérial, en le priant de lui en faire son rapport le plus tôt possible.

Les événements se succédant rapidement, il n’a plus été question de justice, mais de faire ses malles et de quitter Paris.

Désireuse de savoir ce qu’il était advenu de ma plainte, je priai, en mai 1872, M. Anatole Despond, conseiller général du Loiret, qui m’a secondée en toutes choses avec beaucoup de zèle, du commencement à la fin de mes revendications, de vouloir bien s’en informer, et voici la réponse du parquet de Paris :

M. le procureur général me fait savoir qu'aucune suite n’a été donnée; les renseignements recueillis n’ont pas démonlré la séquestration arbitraire dont se plaint Mlle Rouy. — Les pièces de cette affaire ont été détruites dans l’incendie du Palais-de- Justice.

Il est bien peu probable qu’entre le 22 août et le 4 septembre on ait eu le temps d’examiner la valeur de mes réclamations. Mais les pièces étaient détruites, et, selon l’usage, on me condamnait à priori.

Les revers se succédaient : il ne pouvait plus être question de mon Cri du peuple, qui parlait de victoire

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et de clémence. Je le donne ici, à titre de curiosité tout au moins ; on y verra que mon idée fixe de me faire rendre justice ne m’empêchait point de pouvoir m’occuper d’autre chose que de moi-même. M. Tarbé des Sablons, président du comité de souscription pour les blessés, à qui je l’avais adressé, m’avait écrit qu’il en appréciait le mérite et m’avait engagée à l’offrir à Mme de Flavigny. Voici donc ces strophes, dont je ne puis ici donner la musique, et qui rappellent d’ailleurs de trop tristes souvenirs :

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