‹ Mémoires d'une aliénéeChapitre 82 sur 86 · EXTRAITS DE LA CORRESPONDANCE DE M11* ROUY · texte numérisé non relu

EXTRAITS DE LA CORRESPONDANCE DE M11* ROUY

et de papiers concernant mon parrain, Pierre, fils de Pierre, qui était le chef d’une société secrète formidable dont les ramifications s’étendaient sur tous les points du globe ; que cette société voulait un bouleversement général auquel on procéderait par tous les moyens possibles, ne reculant ni devant le meurtre ni devant l’incendie ; que le but de tout niveler serait atteint par la destruction de tous les papiers civils et financiers, afin que chacun ne fût considéré que selon son mérite personnel, et non selon sa naissance ou sa fortune (1).

Que la chute de l’empire, fixée pour l’année 1870, époque à laquelle les chefs de cette société devaient se réunir à Paris, serait le signal du commencement de ee pouvoir qui ne se cacherait plus;

Que déjà, depuis de longues années, les choses étaient préméditées et arrangées de façon à prouver que les registres de l’État n’étaient que des registres inutiles, où on faisait inscrire ce qu’on voulait et non ce qui était; que j’en étais une preuve et que c’était pour cela qu’on allait me changer de nom et me faire disparaître, sans prendre d’autre peine que de donner une autre personnalité que la mienne aux administrations publiques ;

Que, du reste, on avait déjà fait ainsi pour mes deux frèVes, Ulysse et Télémaque, que nous croyons morts ... qu’on les avait éloignés, ainsi que d’autres personnes, parce qu’on craignait de leur part des indiscrétions (Voir chap. il.)

Ujoignit à ces explications des actes sous seing privé, dont il

me recommanda de prendre copie Ils étaient faits de façon à

faire planer des doutes sur mon identité.

<1) Cette société qui, selon M1'* Rouy, remonterait au XVI* siècle, à la mort du cardinal Pétrucci, parait s’être, comme elle le dit, répandue en France. Sous le Consulat, un certaia Pierre Petracohi, (est-ce son parrain?), se disant fils de Pierre, et d'origine russe ou polonaise, étant venu à Orléans, fut considéré comme suspect et expulsé.

Dans le numéro du Gaulois du 2 novembre 1882, donnant l’organisation des nihilistes en France, il est dit que le chef du comité de Paris est un nommé Krukûff, dit Petruski : ee pseudonyme est suivi d’un point, â'mterpégalion Stuquel }f lecture d« get ouvrage répqrid suffisamment;

Il me recommanda de réclamer mon acte de baptême, ainsi que celui de mon frère Télémaque, afin qu’on pût s’assurer de l’existence de ce Pierre, dont le nom, comme celui de Marie, auquel il se trouve presque toujours joint, est un mot de ralliement.

Je ne puis entrer ici dans d’autres explications au sujet de cette société dont Pierre est le chef. Tout ce que je puis dire, c’est qu’enlevée sous prétexte de tables tournantes, je suis rrivée à Charenton avec toutes les pièces qu’on m’avait engagée à y porter

Je n’ai pu parler de rien à Charenton, ni au docteur Trélat, médecin en chef de la Salpêtrière, qui ne m’a pas interrogée une seule fois. Mais ayant été passée aux Grandes-Loges, le

docteur MétiVié trouva ce que je lui dis fort grave (Voir les

détails, chap. vu et vm.)

Je fis remarquer au docteur qu’étant née en Italie, à Milan, en 1814, qu’étant en Russie en 1820, je ne pouvais matériellement pas être née aux Tuileries en septembre 1820; alors on dit que je devais être la sœur d'Henri V par notre mère.

Ce qui surtout donne de la gravité à tout cet imbroglio d’actes, qui, lorsqu’on les étudie, paraissent faits pour être tous invalidés, c'est que Henriette Chevalier ne s’appelle pas Marie-Henriette, mais bien Jeanne- Henriette ; que cependant on affecte, en ce qui me concerne, d’appuyer sur le nom de Marie.... que d’autre part, sur un acte mortuaire fait à propos d’un jeune homme mort assassiné à Marseille et qu’on a dit mon frère, le nom de Marie Chevalier se retrouve comme étant sa mère, au lieu de celui de Henriette, et qu’enfm ce pauvre Télémaque est à Valparaiso avec une Marie Chevalier qui passe pour sa mère, et qu’elle parle d'une fille disparue qu elle aurait eue de l'empereur Don Pedro Ier, ce qui fait que le nom de Pierre se trouve encore et toujours joint à celui de Marie

Il n’est donc ici question ni de légitimité, ni de bâtardise, ni d’adultère.... Mon frère explique le nom de Chevalier comme il peut, parce qu'il pense qu’il est accusé de l’avoir fait inscrire. Mais il ne l’a jamais attaqué judiciairement, soit que cela lui

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soit impossible, soit qu’il n’ait aucun intérêt à le faire. C’est à ma personne qu'on en veut ; c’est moi qu’on veut anéantir, que je me nomme de n’importe quel nom. Pourvu qu’on ne connaisse pas mon existence, il est indifférent que j’aie le nom de Rouy — Mais Hersilie Rouyü... n'est-ce pas la filleule de Pierre '?....

6 janvier 1875. — A M. d’Aboville

Permettez-moi avant tout, Monsieur, de vous souhaiter une bonne année et de vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi depuis que nous avons le bonheur et l’honneur de vous connaître. Vous êtes tellement surchargé que je ne veux pas abuser de vos instants et que je viens répondre le plus brièvement possible à la question que vous posez à M. le Normant.

Non, il n’a pas vu les pièces originales des actes sous seing privé ; elles ont été emportées de Charenton, le 22 septembre 1854, par l’individu qui s’y est présenté sous le nom de docteur Chevalier, individu qui pourrait bien être Charles Johnson, si toutefois Johnson (fils de Jean) n’est pas un pseudonyme comme Petrowitch, Petracchi, Petromann, Pétrucci, (fils de Pierre). Vous devez comprendre que je ne prends pas la responsabilité de ces actes; je ne puis que dire que l’écriture m’a bien paru 4tre celle de mon père ; mais il faut faire la part de l’ingrédient avec lequel on écrit, de la plume, du papier, de l’àge, qui naturellement apportent des modifications. Un expert seul aurait pu décider. Le docteur Chevalier.... m’a fort bien expliqué que ces pièces ne signifieraient rien tant qu’on ne protesterait pas en les produisant pour ou contre moi; que, bien

entendu, ce n’était pas moi à m’en servir qu'on s’était

arrangé pour troubler ma filiation et mon identité.... qu’elles venaient à l’appui des crimes qu’on allait commettre et prou-

vaient que depuis de longues années on avait prémédité de m’anéantir. Il m’a dit d’attirer l’attention sur ces actes, dont la copie suffit, parce qu’ils sont appuyés par des pièces authentiques....

Quand il a su par moi et la réponse de M. Calmeil et la soustraction de mes papiers, il m’a repris ce qui aurait pu autoriser à me changer de nom et à me dire de parents inconnus. Il m’a recommandé de conserver mon nom civil et ma possession d’état tant qu’un jugement ne me les aurait pas ôtés. Il m'a assuré (et nous en avons la preuve), qu’on ne m’attaquerait pas judiciairement, mais qu’on m’anéantirait clandestinement par des versions telles que celles dont il me donnait connaissance....-

.... Mon père était mort lorsqu’on m’a parlé la première fois, en 1849, de ces pièces, et je n’ai vu les actes qu’alors que je ne pouvais plus éviter la catastrophe.

Entendons-nous donc bien : ces papiers existent et sont hors d’atteinte; ils peuvent ère répandus, et je suis fort aise d’en avoir eu connaissance et d être prévenue contre l’effet qu’ils peuvent produire. Quelle valeur ont-ils si l’on ne poursuit pas? Aucun e, judiciairement ; mais ils ont une valeur énorme comme tradition, comme légende, et qui sait le parti qui peut en être tiré ?

Il va sans dire qu’on ne fait pas de telles choses sans un but. C’est donc une épée de Damoclès; où est-elle suspendue? Dieu seul le sait !

Et maintenant, Monsieur, je tiens à vous dire que. quoique votre rapport ne soit pas encore fait, je n’en ai pas moins foi et confiance en vous.

On ne peut marcher contre sa destinée. Si vous ne pouvez pas, cela explique pourquoi le pauvre M. Tailhand n’a pas pu.

C’est que l’ heure de Dieu n’est pas encore sonnée. Au premier coup, tout changera. J’espère donc contre tout espoir, car je suis bien malade-

Recevez, etc,

Hersilie Rouy,

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19 novembre 1875. — A M. le Normant des Varamies.

.... Aussi j’en reviens toujours à vous rappeler notre convention, qui a été de mettre sous pli et d’attendre, sans en parler, la fin de l’affaire légale; cela viendra tout seul au moment le plus inattendu. Je vous ai dit mille fois, je prouve tout ce que j’avance ; vous en réunissez les preuves vous-même. Une bonne fois pour toutes, aujourd’hui comme en 1868 (1), mettez cela dans la salle d'attente, car je ne dirai plus un mot. Je prouverai. Est-ce clair ;

Ouvrez les yeux, et fermez l'enveloppe.

C’est aux autres à chercher à présent.

Nous trouvons cette note dans les papiers de Mlu Rouij :

Je ne puis ici relever toutes les phrases affectueuses qui m’ont été ardessées par ma belle-sœur Désirée (Mme C.-D. Rouy). Ses lettres témoignent de nos sentiments d’estime et de fraternelle affection. — Cela suffit pour faire tomber l’accusatiou d’ingratitude, car j’ai toujours fait mon possible pour rendre sentiment pour sentiment, service pour service.

(i) Il s’agit des deux premières lettres dont nous ayons donné des extraits,

Fragment d’une lettre de mon père qu’il m’écrivait en 1834, lorsque j’étais à Londres, institutrice chez lady Dillon (4 novembre).

Continue donc, ma chère enfant, en faisant l’instruction

des autres, à faire aussi la tienne : ce que je vois avec le plus grand plaisir et qui me fait espérer que Dieu ne laissera pas sans récompense ton dévoùment et ta sublimq résignation.

Fragment d’une lettre de Mme Désirée Rouy au sujet d’une place qu’on m’offrait en Russie.

Quant à ce que tu me dis pour la Russie, je pense

comme toi que ta présence est trop nécessaire à notre vieux

père pour que tu le quittes à présent Applique-toi à cultiver

l’amitié de M. de Saint-Léger et de ceux qui t’aiment sincèrement et attache moins d’importance à la méchanceté perfide de Tu lui as toujours trop montré qu’elle pouvait impuné-

ment t’affliger; mais si vous restez ensemble, pour Dieu! ne te laisse donc, plus mener et agiter par elle !

Ta véritable et sincère sœur et amie,

, Fme D. Rouy.

Limoges, 4 septembre 1843.

POST-SCRIPTDM.

POST-SCRIPTUM

Au moment de terminer l’impression de cet ouvrage, nous apprenons l’échec définitif de M. Manier devant le Conseil général, au sujet des dépenses faites par le département de la Seine pour Mlte Rouy.

Cet échec est la confirmation éclatante de ce que les Mémoires de Mlle Rouy et sa douloureuse odyssée ont suffisamment démontré à qui les lira sans parti pris : c’est que toute réclamation, quelque juste qu’elle soit, sera toujours étouffée dès qu’elle concerne une personne qui a passé par les asiles, tant la compagnie aliéniste est puissante et prompte à écarter tout ce qui, de près ou de loin, pourrait conduire à l’examen de ses actes.

Il ne s’agissait nullement, dans la question posée au Conseil général, de savoir si la séquestration de M1Ie Rouy avait été régulière ou irrégulière, légitime ou arbitraire, mais bien si ses auteurs devaient être recherchés pour avoir, par une fausse déclaration d’indigence, laissé dilapider l’avoir de la séquestrée et mis sa pension à la charge du département.

Le comité consultatif, appelé à donner son avis sur le point de savoir si, puisqu’on apportait les preuves écrites de la façon dont ils avaient opéré la séquestration et déclaré Mlle Rouy sans ressources et sans famille, MM. Pelletan et Rouy devaient être actionnés par le département en vertu de l’article 1383 du Code civil, qui dit : Chacun est responsable du dommage qu’il a causé, non seulement par

son fait, mais par sa négligence ou son imprudence; le comité consultatif, reléguant aux considérations accessoires la question de finances et de responsabilité qui lui était seule soumise, se répandit en considérations aussi erronées qu’étrangères à cette question, pour prouver que Mlle Rouy était folle et que sa séquestration était régulière, niant l’importance ou la valeur des preuves les mieux établies.

« Attendu, dit-il, qu’en ce qui touche à la prétendue séquestration arbitraire, la note (de M. Manier) se borne à signaler l’opinion du Ministre de l’intérieur, en 1869, celle du directeur de l’administration départementale et communale en 1878, suivant lesquelles l’internement de 1854 aurait été arbitraire, sans d’ailleurs appuyer cette opinion personnelle d’aucune preuve , d’aucun document (1 ), alors qu’à cette date les certificats des médecins les plus distingués, les plus honorables, les moins suspects, venant se contrôler l’un l’autre, établissent à maintes reprises, et chaque fois qu’il s’agit de transférer l'aliénée dans un nouvel établissement, l’état pathologique de la malade et la nécessité, tant pour elle-même que pour les autres, de la tenir enfermée.

« Vu tous les rapports, toutes les pièces; vu la note de M. Jean Rouy, etc. »

M. le rapporteur s’attache uniquement à justifier le médecin qui a donné le premier certificat d’écrou, et arrive à cette conclusion assurément inattendue :

i Si l’adminisiration a été induite en erreur sur la situation de la demoiselle Chevalier Rouy en la lui présentant

(1) Cette opinion personnelle était basée sur les consciencieuses enquêtes de M. le président Tailhand, de M. le vicomte d’Aboville, et sur celles de MM. les Ministres de l’intérieur de 1869 et 1878. (Voir chapitres xiv, p. 305 -, xvni, xix, xxi, p. 467 à 476.

POST-SCRIPTUM

cohame indigente, ce fait ne peut être imputé au docteur Pelletan, pas plus qu’à M. Rouy.

« Le sieur Pelletan et le sieur Rouy n’avaient aucune qualité pour prendre une décision de cette nature (placement aux indigentes de la Salpêtrière), soit même pour s’y opposer, el dès lors l’article 1383 ne peut être invoqué contre eux. »

Pour démontrer la fausseté de cette appréciation, il nous suffira de renvoyer le lecteur aux faits officiels constatés dans ces Mémoires, notamment pages 78 et suivantes : 250, 297, 299, 306, 340, 364, 376, 381 à 385, 388, 413, 470, 483, 486 et 488.

L’avoir de l’aliéné doit être sauvegardé par celui ou ceux qui prennent l’initiative de la séquestration, et si, par négligence, mauvais vouloir ou imprudence, ils se dispensent de le faire, ils sont tenus d’en subir la conséquence en réparant le tort commis.

Ce n’est pas ainsi que l’entendait le comité; non seulement MM. Pelletan et Rouy n’étaient pas responsables, mais Mlle Rouy l’avait' reconnu elle-même en ne les attaquant pas. On oubliait que son dénûment absolu et le double refus d’assistance judiciaire qu’elle avait éprouvé avaient seuls assuré l’impunité des coupables. M"e Rouy s’étant désistée de toute poursuite contre les fonctionnaires, l’état se trouvait exonéré et c’était à la victime elle-même, ou pour mieux dire à sa succession, si elle en avait laissé une, car elle était morte dans l’intervalle, que le département devait demander le remboursement de ses dépenses ! !

Nous extrayons du Bulletin municipal le compte-rendu abrégé de la discussion qui eut lieu à ce sujet dans la séance du Conseil général du '22 décembre 1882, et le livrons sans commentaire à l’appréciation des lecteurs :

M. Manier. — En 1880, le Conseil a invité l’administration à prendre les mesures nécessaires pour rentrer dans tes débours faits par le département pour l’entretien, pendant quatorze ans, de Mllé Hersilie Rouy, séquestrée illégalement dans un asile d’aliénés. Je demande à l’administration quelles mesures elle a prises. On nous a fait connaître un avis du comité consultatif qui ne tend à rien moins qu’à ériger en droit cette maxime : « Les battus paient l’amende, d

Je ne puis admettre cette solution. Le département est créancier de l’État qui est responsable des fautes de ses agents. Il faut que l’État paie les 6,225 fr. indûment payés par le département.

M. le Sous-Directeur des Affaires départementales.

— Le Conseil a décidé que l'administration s'en remettrait à la décision du comité consultatif pour poursuivre ou non la revendication contre l’État. Le comité consultatif a émis un avis trèsnet, qui est que tout recours contre l’État serait illusoire.

Dès lors le département ne pourrait poursuivre le recouvrement que sur la succession de M11* Hersilie Rouy; or, cette demoiselle n’a rien laissé, puisqu’elle n’a vécu, à sa sortie de Charenton, que grâce à un subside de l’État. L’administration pense donc qu'il n’y a aucune suite à donner à l’affaire, et cela d’autant plus que, si quelqu'un avait chance d’obtenir gain de cause contre l'État, c’était la victime; or, MUe Rouy n’a pas cru devoir actionner l'État.

M. Manier. — L’État est-il, oui ou non, responsable de ses agents? Oui. Si les agents fautifs ont disparu, l'État reste: il faut l’actionner. Si MUe Rouy n'a pas poursuivi l'État, c’est qu'elle aimait mieux transiger pour avoir les moyens de vivre.

Mais le département, lui, n’a accepté aucune transaction. Il est créancier. U doit poursuivre son débiteur. Si nous perdons, nous saurons que lorsqu’on est entre les mains de l’État on perd tout droit : cette décision ouvrirait une nouvelle carrière au révolver. On n’aurait plus d'autre recours que la force.

Quant à poursuivre la succession Rouy, ce serait monstrueux, puisque MUe Rouy est la victime.

POST-SCRIPTUM

M. le Sous-Directeur des Affaires départementales.

— Je répète que nous nous sommes conformés aux instructions du Conseil général. Le comité déclare que tout recours est inutile. Le tribunal des conflits, dans un cas analogue, a décidé dans le même sens. Dès lors, pourquoi faire des frais inutiles ?

M. Manier. — Pour le principe, pour qu’il soit constaté que les agents de l’État peuvent commettre un abus, sans que l’État soit actionnable.

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