‹ MémoiresChapitre 3 sur 8 · LETTRE DU ROI AU PRINCE DE CONTI · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI AU PRINCE DE CONTI

« Mon cousin, vous connoîtrez assez par ce que vous dira le sieur de Boucherat touchant les duels, la résolution dans laquelle je persiste d'abolir ce pernicieux usage dans mon royaume. Il vous en doit aussi proposer les moyens pour profiter de l'occasion favorable qu'eu présente l'assemblée des États de Languedoc, que je crois vous exhorter suffisamment d'embrasser avec beaucoup de soin et de chaleur; ajoutant à l'honneur que vous y devez acquérir, et que je souhaite que vous partagiez avec moy, l'asseurance que vous ne sauriez faire chose qui me soit tant à cœur ni plus agréable. Ainsy vous me ferez plaisir de m'apprend re le succès qu'aura votre zèle; ce que attendant , je prierai Dieu qu'il vous tienne , mon cousin, en sa sainte et digne garde.

■ A Paris, le seizième décembre t65*.

« Louis. »

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