‹ MémoiresChapitre 4 sur 8 · LETTRE DU PRINCE DE CONTI AU ROI · texte numérisé non relu

LETTRE DU PRINCE DE CONTI AU ROI

« Sire, selon l'ordre que j'ai receu de Votre Majesté, j'ai fait assembler tous les gentilshommes qui ont entrée aux États de Languedoc et ceux qui se sont trouvés en cette ville, lesquels ayant appris avec plaisir le désir qu'a Votre Majesté qu'ils refusent toutes sortes d'appels, en ont signé l'acte de protestation que j'envoye à Votre dite Majesté, en présence de MM. les archevêques et évêques de cette province. Les États doivent résoudre au premier jour qu'aucun gentilhomme n'aura voix délibératîve dans lesdits États qu'il n'ait signé la même chose , et en cas de refus qu'il en sera exclu pour jamais. J'ai aussi écrit, conformément h la volonté de Votre Majesté,

NOTICE. xxxi

à MM. les comtes Bioure et du Roure, et à M. de Cornissou, sénéchal de Toulouse, a6n qu'ils fassent signer tous les gentilshommes de leur département , et mandé à MM. de Bougy et de Mérinville d'en faire faire autant à tous les officiers de votre armée de Catalogne. Je continueray de disposer à la même chose ceux qui viendront me voir pendant mon séjour en cette province. Et cependant je supplie très-humblement Votre Majesté d'estre persuadée qu'il n'y aura jamais personne qui reçoive ses commandemens avec une obéissance plus parfaite que moy, qui les fasse exécuter avec tant de zèle, ny qui soit avec un plus profond respect, Sire, de Votre Majesté le très-humble, très-obéissant et trèsfidelle sujet et serviteur,

« Armand de Bourbon.

c A Montpellier, ce 19 jaoTier 1655. »

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