‹ MémoiresChapitre 5 sur 8 · LETTRE DU ROI AU PRINCE DE CONTI · texte numérisé non relu

LETTRE DU ROI AU PRINCE DE CONTI

« Mon cousin, j'ay receu tant de joyede ce que vous avez fait contre les duels, et je sçay si bon gré à tous ceux qui vous ont secondé dans cette affaire*, que je considère comme la mienne propre, que je ne puis différer de vous en rendre ces témoignages. Je ne doute point que les États n'aient consumé la délibération qu'ils avoyent méditée, et qu'en conséquence d'icelle ils n'excluent ceux qui auront esté si aveuglez et imprudens que de croire se rendre recommandables par le refus de signer une protestation que tant de gentilshommes plus braves et plus signalez qu'eux ont desjà souscrite. C'est ce que j'attends de la fermeté de leur zèle, que vous saurez fort bien exciter ainsi que vous avez déjà commencé de

xxxu NOTICE.

faire. Je prieray Dieu cependant qu'il vous tienne, mon cousin, en sa sainte et digne garde.

c Eftcrit à Paris, le troisième février 1655.

« Louis. »

Page 1