‹ Mémoires de A.-C. Thirbaudau, 1799-1815Chapitre 32 sur 325 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Ma mission dura environ six semaines : elle ne fut pas sans fruit pour les pays que j’avais parcourus et surtout pour moi. A son retour, le conseiller d’Etat était averti par le secrétaire d’État du jour où les Consuls recevraient le compte de sa mission. Je rendis le mien.

A l’ouverture de chaque session du Corps législatif, le Premier Consul lui faisait présenter par trois conseillers d’État Y Exposé île la situation de la République. Lire cet Exposé était regardé comme une distinction et presque une faveur. Je fus chargé de lire celui de la session de l’an X. Le public croyait que c’était l’ouvrage du lecteur, tandis qu’il était rédigé dans le cabinet et sous les yeux du Premier Consul. Ce n’était pas un discours académique et de vaine parade, ni une de ces allocutions calculées pour dissimuler et ne rien dire. C’était un résumé assez fidèle et détaillé de l’état intérieur et extérieur de la République, un compte rendu présenté par le mandataire d’une nation habituée à s’occuper de ses affaires.

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